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Fric, flouze, artiche, blé, fraîche, grisbi, oseille : l'argent dans le foot professionnel

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Pseudo : pierrotgrognon16

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Fric, flouze, artiche, blé, fraîche, grisbi, oseille : l'argent dans le foot professionnel

le 09 Août 11 à 15h20

J’ouvre ce fil pour que nous puissions collecter des informations sur les aspects financiers du foot pro et en débattre. Comme j’ai le sentiment qu’il s’écrit sur le forum beaucoup de choses approximatives, voire fantaisistes, cela devrait nous permettre d’avoir des discussions un peu plus éclairées.

J’apporte une première contribution avec une enquête assez sérieuse, de mon point de vue, de maxifoot.fr sur les droits TV. Le plus intéressants me semble t’il tient dans la deuxième partie, qui fait une comparaison internationale.

Je colle les liens et j’ajoute le contenu sous spoiler (pour le cas où les textes ne soient plus accessibles dans le futur) .

Première partie : Les droits TV en France, impact et évolution : www.maxifoot.fr...



Les droits TV sont aujourd'hui la principale source de recettes des clubs français et atteignent des montants énormes. Le résultat d'une évolution spectaculaire qui a rendu les clubs télé-dépendants, d'où l'importance du principe de répartition des droits.
En 2011, en France, les revenus issus des droits de retransmission télévisuels représentent 58% du budget des clubs professionnels de Ligue 1. Le montant des droits TV pour la saison 2010-2011 s'élève à 668 millions d'euros. Des chiffres assez connus aujourd'hui, mais qui traduisent une croissance exceptionnelle.

Une évolution spectaculaire

Evidemment, il n'en a pas toujours été ainsi. En fait, en 30 ans, et même s'il l'on adopte des écarts plus courts, le monde du football a complètement changé de ce côté-là. Les droits TV ne représentaient que 1% du budget des clubs de première division en 1980 (!!!), et seulement 23% en 1990. En 2011, c'est donc 58%, selon le dernier rapport officiel de la DNCG. Un poids croissant dans les finances des clubs qui s'explique de façon assez naturelle par l'augmentation des offres des chaînes de télévision.

Ainsi, en 1985, le montant annuel des droits TV ne s'élevait qu'à... 800.000 euros. Depuis 15 ans, la hausse est impressionnante : 106 millions d'euros pour la saison 1998-1999, 122 millions en 1999-2000, 238 millions en 2001-2002, 267 millions en 2002-2003, 375 millions en 2004-2005. Un palier important est atteint en 2005, avec un montant de 653 millions d'euros. Depuis 2008, et ce jusqu'en 2012, c'est donc 668 millions par saison (465 versés par Canal + et 203 par Orange).
La nouvelle attribution des droits TV pour la période 2012-2016 n'est pas encore terminée, mais elle a déjà bien avancée : chaque saison, Canal + paiera 420 millions d'euros et Al-Jazira 90 millions d'euros. Certains lots n'ont pas encore été attribués, notamment celui concernant la retransmission en direct de six matchs à chaque journée, dont le prix de réserve a été fixé par la Ligue à 90 millions d'euros. Au total, les droits TV devraient dépasser la barre des 600 millions, mais il n'est pas certain qu'ils atteignent les 668 millions actuels.

Le bonus de la Ligue des Champions

Précisons que ces 668 millions d'euros ne reviennent pas entièrement aux clubs de Ligue 1. En 2011, les 20 formations de l'élite se sont partagées 517 millions d'euros. Le reste est notamment destiné à la Ligue 2 et au sport amateur via la « taxe Buffet » de 5%. À noter par ailleurs que ces 668 millions n'incluent pas la commercialisation à l'international des droits de la Ligue 1 ? qui s'élèvent pour l'instant à 24 millions d'euros et qui augmenteront à 32,5 millions annuels de 2012 à 2018 grâce à l'entrée d'Al-Jazira ? puisque le championnat français est accessible à 200 millions de foyers répartis dans 150 pays !
Les droits TV de la Coupe de France s'élèvent à 14,15 millions d'euros annuels, de 2010 à 2014, et sont versés par France Télévisions et Eurosport. La Coupe de la Ligue est également diffusée par France Télévisions, qui débourse 10,5 millions d'euros par an, sur la période 2009-2012. 
Les droits TV provenant de la Ligue des Champions sont une source de revenus supplémentaires. L'UEFA les distribue à chaque club à l'issue de chaque compétition, en fonction des résultats obtenus, mais aussi des sommes déboursées par les chaînes nationales pour diffuser la C1 sur leur territoire, le « market pool ». Les chaînes britanniques payant beaucoup plus que les autres (153 millions d'euros par saison de 2009 à 2012, contre 98 en Italie, 91 pour l'Espagne et 85 pour l'Allemagne, 52 en France), les clubs anglais recoivent plus d'argent.

Les clubs français télé-dépendants

Les droits TV impactent grandement les finances des clubs professionnels. Leur explosion a bien sûr largement contribué à l'augmentation massive des masses salariales et des montants des transferts. En France, ils représentent donc, en moyenne, 58% du budget des clubs de Ligue 1. La proportion change selon la capacité des clubs à générer d'autres sources de revenus.
Les « gros » réussissent dans ce domaine mieux que les petits. En 2010, un club comme Rennes se situait dans la moyenne (59%), Nice était bien au-délà et donc ultra-dépendant (66%), tandis que l'OM et le PSG affichaient une moindre dépendance (respectivement 50% et 39%). Reste que ces chiffres demeurent très élevés. Une moyenne de 58%, contre 12% dans le rugby et 2% dans le handball, est une proportion très importante et qui ne reste pas sans conséquence.
Elle oblige en effet à savoir gérer chaque renégociation des droits. Pour l'instant, la Ligue 1 s'en sort bien, grâce à l'entrée d'Orange en 2008 puis celle à venir d'Al-Jazira, mais la situation, sur le long terme, reste incertaine. Un développement des autres sources de revenus ? billetterie, merchandising et sponsoring notamment ? renforcerait les clubs français, de façon générale, et également pour ne pas souffrir d'une éventuelle baisse des droits TV.

Comment les droits TV en Ligue 1 sont-ils distribués ?

En attendant, les clubs français, pour rester compétitifs, dépendent de la manne reçue par les chaînes de télévision. En Ligue 1, 50% des droits TV est versé à parts égales à chaque formation (12,67 millions d'euros en 2011). Environ 25% est distribué en fonction du classement, 5% en tenant compte du classement sur les cinq dernières saisons, et environ 20% en fonction de la popularité, en fait mesurée par les audiences TV réalisées au cours des cinq dernières saisons. Les grands clubs étant plus télévisés, ils récoltent plus d'argent.


Deuxième partie : comparaison internationale des droits TV : www.maxifoot.fr...



]Au niveau international, le FC Barcelone et le Real Madrid, ainsi que la Premier League, écrasent la concurrence. La Ligue 1 est plutôt bien placée mais le poids des droits TV y est trop important.
Si l'on compare le montant des droits TV en France avec ceux des quatre grands championnats européens (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne), la Ligue 1 est assez bien positionnée : elle arrive au troisième rang. Le montant annuel des droits nationaux (668 millions d'euros), en particulier, est solide, mais la commercialisation à l'international reste timide : 24 millions d'euros par an.

La Premier League largement en tête

C'est ce paramètre qui explique justement l'avance considérable prise par le premier de ces cinq championnats, la Premier League. Ses droits annuels sur le territoire anglais ne sont « que » de 683 millions d'euros (notamment payés par BskyB), mais les droits à l'international s'élèvent à 536 millions, un montant qui défie toute concurrence et qui s'explique par la pénétration de marchés mondiaux, notamment en Asie. Voici un récapitulatif des montants globaux, des droits nationaux et internationaux, par pays.
Angleterre : 1219 millions d'euros par saison, de 2010-2011 à 2012-2013 (683 millions sur le marché national + 536 millions à l'international)
Espagne : 742 millions d'euros, (612 + 130)
France : 692 millions d'euros, (668 + 24, et 32,5 à partir de 2012 du fait de l'entrée d'Al-Jazira)
Italie: 666 millions d'euros, (575 + 91)
Allemagne : 462 millions d'euros, (412 + 50)
Pour l'anecdote, les droits de commercialisation du Championnat de Belgique sur le marché national sont uniquement de 55 millions d'euros par an (2011-2014).
Avec leur Championnat, les clubs anglais se partagent donc des montants beaucoup plus massifs. Cela explique que seuls Marseille et Lyon aient récolté, en 2011, plus d'argent que Blackpool, le dernier club de Premier League dans le classement de répartition des droits TV ! Le champion de France, Lille, et le PSG, touchent moins de droits TV que la lanterne rouge du championnat anglais (voir le tableau en fin d'article).

Barcelone et le Real Madrid dans une autre dimension

Mais cet écart n'est pas le plus important, même s'il montre, mais seulement en partie, pourquoi la Ligue 1 n'arrive pas à empêcher l'exil de ses joueurs outre-manche. Les grands vainqueurs au niveau de la manne des droits TV, en fait, ne sont pas anglais. Ce sont les deux grands clubs espagnols, le FC Barcelone et le Real Madrid. En 2011, avec leur Championnat, les Catalans ont obtenu 157,6 millions d'euros de droits TV et les Merengue 136,2 millions, contre 68,6 millions pour le premier club anglais, Manchester United...
Pourquoi ? Le principe de répartition est différent. En Premier League, par exemple, les droits TV sont distribués selon des critères presque similaires à ceux de la Ligue 1 : la moitié en parts fixes, un quart en fonction du classement et un quart en fonction des audiences TV. En Allemagne et en Italie (depuis le changement de loi en 2007 et la mise en application en 2010), la répartition des droits se fait aussi de manière collégiale. En Espagne par contre, les chaînes de télévision négocient et passent des contrats directement avec les clubs, de manière individuelle.
Le Barça et le Real peuvent donc profiter de leur notoriété, et de leur pouvoir d'attraction médiatique, pour récolter d'énormes sommes. Les petits clubs, en revanche, sont lourdement pénalisés : Getafe n'a obtenu, en 2011, que 6 millions d'euros, soit environ 2 fois moins qu'Arles-Avignon et 23 fois moins que Barcelone !
Le poids des droits TV selon les pays
Impossible de lutter, donc, pour les clubs des championnats où les droits sont négociés collectivement, comme en France. Un autre domaine doit retenir l'attention, le poids des droits TV dans le budget des différentes formations. Il s'élève, en moyenne, à 60% en Italie, 58% en France, 49% en Angleterre, 41% en Espagne et 31% en Allemagne. La proportion s'abaisse chez les grands clubs, y compris pour les deux espagnols.
En 2008, les droits TV, toutes compétitions confondues, représentaient 55% des recettes de l'Olympique de Marseille et 48% de celles de l'Olympique Lyonnais. Contre seulement 37% pour le Real Madrid, 38% pour le FC Barcelone, 36% à Manchester United, et un petit 17% pour le Bayern Munich. Le décalage est flagrant.
Les "gros" européens parviennent en effet, contrairement aux clubs français, à générer d'autres sources de revenus très importantes : la billetterie, le sponsoring, le merchandising. Ainsi, même si l'on exclut les droits TV, la puissance financière des meilleurs clubs de Ligue 1, et donc leur capacité à attirer ou conserver les meilleurs joueurs, est faible comparée aux grandes formations européennes. Les clubs français ont tout intérêt à essayer de développer ces différentes sources de revenus, s'ils veulent un jour accéder au sommet du football européen...
Le classement des recettes de droits TV 2010-2011 pour les clubs de Premier League, de Ligue 1 et de la Liga
Ce classement ne prend en compte que les droits tv générés par le championnat, et exclut les droits TV liés à la Coupe d'Europe. Les données du club espagnol de Valladolid ne sont pas disponibles
Nom du club - Droits TV 2010-2011
1. FC Barcelone 157,6M€
2. Real Madrid 136,2M€
3. Manchester United 68,6M€
4. Chelsea 65,58M€
5. Arsenal 63,86M€
6. Manchester City 63,07M€
7. Liverpool 62,69M€
8. Tottenham 60,25M€
9. Everton 56,35M€
10. Aston Villa 55,73M€
11. Fulham 53,84M€
12. Newcastle 53,71M€
13. Sunderland 52,68M€
14. West Bromwich Albion 51,28M€
15. Olympique de Marseille 49,96M€
16. Stoke City 49,56M€
17. Bolton 48,70M€
18. Blackburn 47,85M€
19. Wigan 46,99M€
20. Wolverhampton 46,13M€
21- Olympique Lyonnais 45,87M€
22. Birmingham City 45,27M€
23. West Ham 45,74M€
24. Blackpool 44,41M€
25- Lille OSC 42,53M€
26. Valence 42,1M€
27/ Atletico Madrid 40,8M€
28- Paris SG 39,06M€
29- Girondins de Bordeaux 33,98M€
30- Stade Rennais 30,66M€
31. Villarreal 29M€
32. FC Seville 28M€
33- AS Saint-Étienne 26,38M€
34- Sochaux 25,75M€
35- Toulouse 24,74M€
36- AJ Auxerre 23,32M€
37. Real Saragosse 21M€
38- AS Nancy 19,66M€
39- RC Lens 19,41M€
40. Espanyol Barcelone 19,2M€
41- FC Lorient 19,02M€
42- Valenciennes 18,41M€
43. Deportivo La Corogne 18,1M€
44- Montpellier 17,61M€
45- AS Monaco 17,57M€
46- Nice 17,56M€
47. Majorque 16,4M€
47. Atletic Bilbao 16,4M€
49- Caen 16,60M€
50- Brest 16,05M€
51. Tenerife 14M€
52- Arles Avignon 13,70M€
53. Xerez 12,6M€
54. Sporting Gijon 12,1M€
55. Osasuna 12M€
56. Racing Santander 11,2M€
57. Malaga 9,7M€
58. Almeria 9,7M€
59. Getafe 6M€

Edité le 12/08/2011 à 12:17
 
   Joueurs
 

Pseudo : hors-jeu

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le 09 Août 11 à 18h52

Comme tu le dis si bien par ailleurs,
les jupes sont courtes et les décolletés vertigineux.

Surtout ici à Arcachon où les vieux comme nous s'émoustillent devant toute cette jeunesse qui s'expose.

Tout ça pour dire que j'ai assez parlé finances ce jour.
Ma contribution sera de t'aider à compléter le titre tout en restant hors sujet comme d'hab.
Voici une vieille chanson du groupe déjanté de ma jeunesse, les Jack brothers.


Paroles et musique de Christian Arabian

Un jour il inventa l'argent,
Ce démon très intelligent
Qui sut comprendre le premier
La valeur d'un bout de papier.
Ce démon était un banquier
Et depuis dans le monde entier
L'argent circule
Et fait des bulles.

Gardez votre monnaie,
La quête est terminée,
Car d'un commun accord
C'est demain l'âge d'or :


LE FRIC
Magique,
L'artiche
Fortiche,
La banque
La planque,
La paye,
L'oseille.
Pognon
Mignon,
Le blé
Gonflé,
Les Louis
Inouïs
Les briques
Pratiques.
Affure,
Carbure,
Le pèze,
La braise,
Le jonc,
Les ronds,
Ferraille,
Mitraille,
Benèf
Besèf,
Pourliche,
Backchich,
Les rentes,
Ma tante,
Des sous,
Des clous,
Liquide,
Solide,
Osier,
Rotin,
Papier,
Talbin,
Galette,
Pépettes,
Fortune,
Deux tunes,
Ressources,
La bourse,
Le nerf
De guerre,
Finance,
Balance...
 
 

Pseudo : Dioxygene

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le 09 Août 11 à 21h26

Que vois-je?

Un sujet uniquement dédié au capitalisme et son dieu Argent???


Quelle honte de parler de gros sous dans un sport aussi sain que le football, où les valeurs humaines triomphent chaque jour dans ce monde corrompu !!!!
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 09 Août 11 à 22h32

M'd'mande si c'topic est né sous d'heureux auspices . Ouverture par un ex-banquier caustique, premier post par un ex-comptable déjanté et deuxième signé par un sceptique acerbe !

Va pas aller loin c'te affaire.
Edité le 09/08/2011 à 22:30

Lu dans Le Monde de ce soir :


Un joueur espagnol quitte ce football où "tout n'est qu'argent" LEMONDE.FR avec AFP | 09.08.11 | 16h23 • Mis à jour le 09.08.11 | 17h34

Ecoeuré par le monde du football, le défenseur du Sporting Gijon, Javi Poves, a rompu son contrat de manière unilatérale, a annoncé mardi un porte-parole du club espagnol. "Plus tu connais le football, plus tu te rends compte que tout n'est qu'argent, que c'est pourri, et tu perds un peu tes illusions", a précisé le joueur de 24 ans, cité par le quotidien El Pais.

Avant de quitter son équipe, Poves avait demandé à ce que son salaire ne soit pas versé sur son compte bancaire, pour ne pas encourager la spéculation. Il avait aussi refusé une voiture offerte par une entreprise aux joueurs du club, estimant qu'il n'en avait pas besoin. Cité par lainformacion.com, Poves a expliqué à ses dirigeants qu'il souhaitait cesser son activité par rejet d'un "football professionnel qui n'est qu'une affaire d'argent et de corruption". "C'est du capitalisme, et le capitalisme c'est la mort" a-t-il déclaré. "Je ne veux pas faire partie d'un système où les gens gagnent de l'argent grâce à la mort d'autres gens, en Amérique du Sud, en Afrique ou en Asie."

Le joueur évoluait au Sporting Gijon (première division espagnole) depuis 2008, et venait d'intégrer l'équipe première après deux saisons en réserve. Se disant partisan "d'aller dans les banques pour les brûler et couper des têtes", Poves a annoncé qu'il raccrochait les crampons afin de reprendre ses études d'histoire. "On me définit comme anti-système, mais c'est me mettre dans une case, alors que je ne sais pas ce que je suis", a-t-il insisté. Le désormais ex-footballeur professionnel a également refusé de s'identifier au mouvement de contestation des Indignados, né à la mi-mai en Espagne et rassemblant jeunes, chômeurs, salariés ou retraités sur la Puerta del Sol à Madrid. "C'est un mouvement créé intentionnellement par les médias pour canaliser ce mal-être social et pour que cette étincelle ne devienne pas dangereuse et incontrôlable pour le système", a-t-il expliqué.
 
 

Pseudo : Dioxygene

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le 10 Août 11 à 09h36



Comme quoi un footballeur peut être doté d'autre chose qu'un cerveau d'huitre et d'avoir des convictions. Bon ceci dit il ne jouait pas donc ses convictions sont peut-être un peu à nuancer (je suis mauvais esprit je sais).

J'aurai aimé disserter sur l'argent dans le foot (je n'en ai pas le temps hélas) mais on peut voir ces ravages ne serait-ce qu'en parcourant ce forum : dans le genre "et vas y Jean Louis allonge le blé" etc, sans que les sommes ou le principe même d'un transfert ne choque personne.

Le supporter en général a été formaté à une espèce de "normalité"...
Edité le 10/08/2011 à 09:38
 
 

Pseudo : hors-jeu

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le 11 Août 11 à 10h22

breizhou a écrit:
FOOT ( jeu ) + TV ( spectacle ) = RENTABILITÉ ( argent )

moins de jeu + plus de spectacle = plus d'argent


Je ne sais pas où tu crèches breizhou et d'ailleurs ça ne me regarde pas.

Mais moi c'est à 600 km de Lescure et je ne considère pas la téloche comme un instrument de spectacle mais comme un moyen d'assouvir ma passion par le biais de foot+ ou de Girondins TV.
Et je m'abonne pour cette passion comme d'autres payent leur abonnement au stade.

Et comme je suis très con (et lucide parfois) je viens voir du "live" à l'occasion.
Parce que suivre Arles ou Nîmes, comme le disait Coluche "ça va un petit peu, ensuite c'est un gros peu"
 
 

Pseudo : hors-jeu

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le 11 Août 11 à 12h42

pierrotgrognon16 a écrit:

J’apporte une première contribution avec une enquête assez sérieuse, de mon point de vue, de maxifoot.fr sur les droits TV. Le plus intéressants me semble t’il tient dans la deuxième partie, qui fait une comparaison internationale.

Bien Pierre, avant le pastis, (ya plus de bière) je réponds sérieusement cette fois.

Article très sérieux et très bien documenté et quelques vérités surprenantes, même pour moi
Par exemple je ne savais pas que la situation était à ce point inégalitaire en Espagne.

Et cet article a le mérite du "parler vrai" car, beaucoup de journalistes de foot compétents écrivent sur les finances sans rien y comprendre.
Et inversement beaucoup de journalistes financiers compétents écrivent sur le foot sans rien y comprendre.
Ceci donne en règle générale des articles ou des bouquins qui passent à côté de la vérité vraie.

Et crois moi j'ai recoupé cet article avec d'autres sources.
Une rigolade quand même.
Il est dit que l'OM et le PSG sont moins télé-dépendants (50 et 39%)
Le PSG n'était pas qualifié pour la Ligue des Champions.
Je t'affirme, avec un risque de me tromper ultra minimum, que le PSG aurait accepté sans sourcilier un peu plus de télé-dépendance.

 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 11 Août 11 à 16h26

Merci à môssieur hors jeu de cette contribution. Pour ma part je continue avec ce post à apporter quelques billes pour comprendre comment se repartissent les recettes du foot pro. Pour cela je m'appuierai sur le rapport annuel du cabinet Deloitte (très vieux cabinet d'audit international et leader mondial dans le domaine) "Football Money League" et sur le dernier, paru en février 2011. Il classe les 20 premiers clubs par ordre de niveau de revenus. Ce n'est pas en soi très intéressant ,encore qu'on voit dans le rapport ,(disponible uniquement en anglais, hélas) que le FCGB était 23e à ce classement en 2010. Ce qui l'est plus c'est de voir quelles proportions représentent en pourcentage, et détaillé par club, les recettes "jours de matchs" (billets + restauration+ buvettes en gros), télévision et recettes commerciales (en gros sponsoring + merchandising).

Le rapport complet est ici : www.deloitte.com...

Le plus accessible pour les non-anglophones se trouve dans les tableaux qui récapitulent pour chaque club, sous forme de "camembert" la répartition des 3 types de recettes ("jour de match", droit TV, commerciale). Les chiffres sont en millions €.

Capture d'écran du tableau du Real sous spoiler :




Glossaire : matchday = total recettes jours de matchs ( billeterie + restauration+ buvettes ) ; broadcasting = recettes TV (droits domestiques + LDC ou Europa League) ; commercial = total recettes sponsoring + merchandising.

Je vous colle, sous spoiler toujours, quelques tableaux de classements:

Tout d'abord un tableau synthétique qui reprend pour les 20 clubs les plus riches (en revenus au moins) de 2010 la répartition des 3 types de recettes :



Puis le classement par recettes jours de match :

[/URL]


les droits TV



et enfin les recettes "commerciales" :



Je laisse à notre ancien comptable-auditeur le soin de faire quelques analyses (quand il aura dessaoulé ) j'observe juste 2 ou 3 bricoles : la proportion écrasante dans la répartition des recettes "jours de match" en Allemagne et sa faiblesse en Italie et en France (comme par hasard les deux pays les plus à la bourre en terme de modernisation de stades). On voit dans le tableau des droits télé que les Girondins figuraient sur la saison 2009/2010 au 16e rang avec 65,4 M€ de recettes. Cette année, c'était 34 M€. M*rdre alors ! Si ça s'trouve M6 s'est pas mis le fric dans les fouilles !

Dernière contribution pour aujourd'hui, un article du journal économique "Les Echos" qui date de 2009 et qui parle des aspects financiers de Man Utd. Je ne le colle pas uniquement parce que je suis un très vieux fan de ce club (bien avant Cantona) mais parce que le journaliste explique dans l'article que Man Utd dégage 40% de ses recettes "jours de match" avec ... 9% des places. A méditer, me semble t'il quand on parle nouveau stade pour le FCGB et politique de son pingre d'actionnaire .


A Manchester, dans le temple du « foot business » Les Echos n° 20432 du 27 Mai 2009

Premier club mondial en termes de valorisation, deuxième en chiffre d'affaires, Manchester United, qui a connu introduction en Bourse et OPA, est sans conteste le symbole de l'explosion de l'économie du football. Pourtant, le développement du club s'appuie sur sa profonde tradition sportive. Reportage dans les coulisses d'Old Trafford.

Feux d'artifice, confettis rouges et blancs, la sono à fond sur le « We are the champions » de Freddy Mercury : samedi 16 mai, après un 0-0 sans saveur contre Arsenal, Manchester United a fêté comme il se doit son 18e titre de champion d'Angleterre, le 11e depuis 1993. Le soir, dans la ville où naquit la révolution industrielle, mélange sans harmonie de vieux bâtiments de brique rouge et de tours de verre, la célébration populaire se voulait à la fois fiévreuse et bon enfant. Débraillés et vêtus du maillot siglé AIG pour les uns, habillées de robes de soirée aussi tapageuses que courtes pour les autres, garçons et filles de Manchester communièrent jusque tard dans la nuit. En attendant de remettre cela ce soir, en cas de victoire de MU devant Barcelone, en finale de la Ligue des champions, à Rome.
Largement plus que centenaire, le club a été fondé en 1878 par la compagnie ferroviaire Lancashire and Yorkshire Railway. Il symbolise aujourd'hui mieux que tout autre le « foot business », ce business dominé par la Premier League anglaise, où le salaire moyen des joueurs culmine à 150.000 euros mensuels. Si Manchester n'arrive qu'en deuxième position au classement des clubs de football les plus « riches » de Deloitte, derrière le Real Madrid, il est sans conteste celui qui a la plus grande valeur. Pour « Forbes », il ne vaut pas moins de 1,87 milliard de dollars !

Introduit en Bourse en 1991 pour financer ses investissements, le club aura vécu tout ce qui compte en matière financière. Cible d'une OPA hostile de Rupert Murdoch, propriétaire de BSkyB, le principal diffuseur du championnat anglais, Manchester United est finalement racheté le 13 mai 2005 (pour 800 millions de livres) par le magnat du sport américain Malcolm Glazer. MU aura constitué la seule véritable bonne affaire boursière du football. Entre 1991 et 2005, le cours de l'action a été multiplié par 20.
Un stade très rentable
Seul bémol à cette trajectoire sans à-coups : l'endettement. Utilisant la méthode du « leverage buy out », Glazer fait financer par le club la dette d'acquisition. MU a enregistré pour son dernier exercice un résultat net en croissance de 11 % (voir ci-contre). En revanche, Red Football Joint Venture _ le holding de la famille Glazer _ affiche une perte de 43,2 millions de livres (49,2 milions d'euros) et son endettement net est passé de 604,6 millions à 649 millions de livres...

Tout, à Manchester, souligne ce mélange de profonde tradition et de « marchandisation » assumée. Le club a franchi sans ambages les étapes qui séparent une traditionnelle association sportive d'une véritable entreprise de spectacle. Sa première boutique de souvenirs ouvre en 1967. L'année suivante, la marque Manchester United est déposée. Elle s'affiche aujourd'hui dans un Megastore sur des maillots, tasses, pyjamas, produits alimentaires, bijoux et même sur des services financiers. Les panneaux publicitaires font leur apparition en 1975, année de la signature d'un premier contrat avec un équipementier, Admiral, auquel succéderont Adidas, Umbro puis Nike. Le premier sponsor arrive en 1982 : Sharp, qui sera remplacé par Vodafone, puis par AIG, lequel signe le plus gros contrat du genre en Europe, avec 56 millions de livres (plus de 60 millions d'euros) sur quatre ans. Crise financière oblige, l'assureur renfloué par l'Etat américain partira en juin 2010. Mais des négociations sont déjà en cours avec un nouveau partenaire. La rumeur évoque un opérateur de télécommunications indien, un marché que le club voudrait pénétrer après avoir bâti la notoriété de sa marque en Asie à coups de tournées estivales.

En 1986, un musée ouvre ses portes à Old Trafford, le premier du genre. Il reçoit aujourd'hui 300.000 visiteurs par an, qui paient 12 livres l'entrée pour admirer la salle des trophées et les souvenirs des joueurs.

Mais, plus que tout, c'est le stade lui-même, l'autre « théâtre des rêves », qui constitue la pierre angulaire du modèle économique de Manchester United. Inauguré en 1910, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale et reconstruit en 1949, il sera rénové progressivement ensuite. Les derniers travaux, en 2005 et 2006, portent la capacité à 76.000 places. Un projet veut la faire monter à 90.000. Avec 166 loges ou « boxes » et un restaurant panoramique, Old Trafford a généré 128 millions d'euros de recettes en 2007-2008, indique Ineum Consulting. Soit plus que les droits télé touchés par le club, pourtant très élevés (116 millions d'euros) ! A chaque match, MU encaisse sept fois plus de chiffre d'affaires de billetterie que le PSG ou l'OM. Grâce notamment à ces fameux « business seats », les places louées aux entreprises, qui représenteraient 9 % de la capacité, mais... 40 % des recettes de billetterie.
C'est dans les détails que l'on mesure également la pertinence de la stratégie de l'ancienne équipe corporative du rail. Old Trafford, avec ses haubans métalliques, coincé entre une voie de chemin de fer et une zone industrielle banale, n'est pas un bel objet architectural. Rien à voir avec le « nid d'oiseau » de Pékin ou le Stade de France. Mais il est terriblement efficace. Depuis le 43e rang, le plus haut, on voit mieux que depuis les loges de l'enceinte de Saint-Denis. Un vrai stade de football à l'anglaise. Pas de grilles ni de fosse, le premier spectateur est à 1,50 mètre des panneaux publicitaires. Pour un peu, on pourrait toucher les joueurs.
Une relation étroite avec les fans

Sous les tribunes, tout est prévu. Les Glazer et le directeur général, David Gill, disposent d'un vaste salon privatif pour recevoir leurs invités. Idem pour le manager, sir Alex Ferguson, artisan du renouveau sportif depuis 1986. Les joueurs bénéficient, eux, d'un vaste salon jouxté d'une crèche où ils peuvent faire garder leurs enfants pendant les rencontres. Tout est fait pour mettre les « employés » dans les meilleures conditions de travail. Autre marque de professionnalisme : le club emploie deux attachés de presse, l'un pour les affaires sportives, l'autre pour les questions financières et marketing. Rien de tel en France. Le Megastore est, lui, équipé de rien moins que 30 caisses, ce qui permet un paiement ultrarapide, très utile les jours de match.

D'autres détails, qui n'en sont d'ailleurs pas, traduisent la volonté farouche des dirigeants de construire leurs affaires sur le socle constitué par l'activité sportive et la relation du club avec ses fans. Autour d'Old Trafford, une petite grille de 1,20 mètre de haut, ouverte les jours de match. Le contrôle des billets (par code-barres bien sûr) s'effectue au pied même des escaliers grimpant vers les gradins. Ainsi, même le supporter ne disposant pas de ticket peut venir jusqu'au ras du stade se mêler à l'ambiance, entendre les clameurs du public. Naturellement, l'accès aux boutiques et aux baraques à « fish and chips » lui est permis. D'une façon générale, le fan est considéré, pour peu qu'il ne se comporte pas comme un hooligan. En tribune, à Old Trafford, pas le droit de rester debout, pas de fumigènes ou d'ultras torse nu éructant de violence. A l'inverse, tout le monde chante « Viva Ronaldo », de la présidentielle aux virages. Ambiance joyeuse et familiale. Une autre leçon pour les clubs français.

Les sportifs au premier plan

Partout, dans les couloirs d'Old Trafford, le culte du souvenir des grandes heures est organisé. Matt Busby, l'entraîneur mythique des années 1940-1960, est statufié. La mémoire du crash aérien du 6 février 1958, à Munich, et de ses victimes (dont huit joueurs) est entretenue pieusement. Sir Bobby Charlton, l'un des rescapés, vainqueur de la Coupe du monde 1966 avec l'Angleterre, fait figure d'ambassadeur. Il trône en tribune aux côtés des propriétaires. Au musée, de George Best à Eric Cantona en passant par David Beckham, aucune grande figure n'est oubliée.

En réalité, à tout moment, les dirigeants mettent en avant les figures de proue sportives de l'institution. Dimanche 17 mai était organisée la fête annuelle du club. Une soirée chic qui réunissait 700 convives triés sur le volet dans la vaste salle de réception d'Old Trafford (que l'on peut louer pour les mariages). Parrainée par Hublot (chronométreur officiel du club, pour un prix annuel légèrement inférieur au million d'euros), la « party » récompensait les meilleurs joueurs de l'équipe première (le Serbe Vidic), du centre de formation et de la réserve. Toutes les stars étaient là : le Ballon d'or Cristiano Ronaldo, Wayne Rooney ou Ryan Giggs. En smoking, comme tout le monde. Les jeunes du centre de formation revêtaient, eux, l'impeccable uniforme officiel. Pas de journalistes, hormis ceux invités par les sponsors : les images étaient réservées à MUTV, la chaîne du club. Au cours de la cérémonie, au lendemain donc de l'attribution du titre de champion, seul Alex Ferguson, parmi les dirigeants, a pris la parole. Nul signe des Glazer ou du directeur général. Les rôles sont bien répartis : les sportifs en avant, les gestionnaires dans l'ombre. Outre-Manche, les présidents n'ont pas d'ego... A le voir couver des yeux le jeune espoir italien Macheda, on comprenait, enfin, qu'Alex Ferguson n'est autre qu'un Guy Roux qui a la chance de travailler dans un club aux énormes moyens. Tout est dit. Manchester United a bâti sa fortune en accolant la plus grande rigueur entrepreneuriale à de vraies valeurs sportives.

PHILIPPE BERTRAND, ENVOYÉ SPÉCIAL À MANCHESTER.

Edité le 11/08/2011 à 17:00
 
 

Pseudo : will971

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le 11 Août 11 à 17h42

Pour les sceptiques sur le nouveau stade, c'est on ne peut plus clair !

La différence est tout de même énorme !!!!!!!

Merci Pierrot pour cet "éclairage"
 
Mieux vaut une bière qui fait pisser qu'une femme qui fait chier
 

Pseudo : hors-jeu

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le 13 Août 11 à 08h42

Je vais essayer de relancer ce topic si c'est possible.

Une fois encore une avalanche de chiffres et une étude "béton."
J'aime bien le passage sur la fête à Man.U.
Je le rapproche de notre conversation concernant Jussiê venant en salle de conférence de presse du Haillan vêtu par un équipementier concurrent de celui des Gigis.
Tu m'as dit "à Manchester on ne le laisse même pas entrer dans la salle."
Et oui, un grand club ce n'est pas seulement un stade, une boutique ou une salle des trophées.
C'est un endroit où les anciens te guident et te font comprendre que le club est plus grand que toi.
Oui, même pour Jussiê himself.

Mais j'ai dit étude "béton" et pourtant j'y trouve à redire.
Pour te dire si j'ai lu, je suis très surpris de trouver dans le classement top 20 "matchday" le club de Benfica et aucun club français
Un stade un poil plus grand que le vélodrome, certes.
Je regarde les stats de la saison 2009 : Marseille, moyenne 52.000 et Benfica, moyenne 36.000.
Alors le prix des places ?

Bon sang mais c'est bien sûr !
La voici la raison de la crise économique qui secoue le Portugal (et plus si affinités ou même sans affinités du tout) et dont nos grands spécialistes n'ont pas su déceler la cause profonde.
Ces enfoirés de portos préfèrent aller au stade plutôt que de payer leurs impôts ! (Bisous Marine )

Ou alors ?.............

Bien que non spécialiste du foot portugais et ne sachant dire en lusitamachin que "oui" et "non" j'ai fouillé.
Benfica est le club qui a le plus de socios dans le monde.
Ils sont 171.000 soit 20.000 de plus que Man.U. (pan dans les dents au passage ) et en plus ils payent.
Tu peux être socio à Paris ou New York et ne jamais mettre les pieds au stadio de la Luz mais tu raques.

Je pense que l'explication est dans ce système.
Je pense que les financements des clubs sont multiples.
Je pense que quand un supporter est un "fondu" il raque même si son budget est ric-rac.
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 13 Août 11 à 14h40

Excellente remarque cher Philippe ("asinus asinum fricat" ). Continuons le dialogue entre vieux cons, puisqu'y a qu'nous qu'ça intéresse les histoires de fric.

Je rebondis sur l'article "des Echos" sur Man Utd. On nous y dit que 7% des sièges ( les 'business seats") amènent 40% des recettes ce sont bien sûr des ordres de grandeurs (on travaille au double décimètre et pas au pied à coulisse). La capacité d'Old Trafford étant un peu inférieure à 76 000 places, les recettes "match day' selon Deloitte de 122,4 M € et le nombre de matchs dans la saison de l'ordre de 26/29 (19 Premier league + 5/6 LDC +1/ 2 FA Cup + 1/2 League Cup) soit une moyenne de 27, on peut faire le calcul de coin de table suivant:

7% de 76000 = environ 5300 ; 40% de 122,4 M € = environ 49 M €. => chaque "business seat" rapporte environ 340 € par match (le calcul pour les pas doués en maths est 49 000 000 divisé par (5300 *27 = 143 100, ou 5300 égal le nb de "business seats" et 27 le nb de matchs moyens par saison).

Mes commentaires :

1) Il sera intéressant de connaitre le nombre de ce type de place dans notre futur stade (je suis pour ma part convaincu que ce sont ces places qui intéressent M6) .

2) Quand on voit ces chiffres on comprend pourquoi les Qataris ont acheté le PSG (et pas l'OM par exemple). Vu le fric qu'il y a en IdF ils ont l'intention de faire juter le stade (en plus de valoriser leurs droits télés). Je ne serais du reste pas surpris qu'ils proposent de racheter le SdF, où qu'ils construisent un stade à l'ouest de Paris. S'ils ne se cassent pas la gu*ule avec leur investissement, oeuf corse .
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 26 Août 11 à 18h56

Toujours dans le rouge...

www.lequipe.fr...


Info L'Equipe. Le déficit des clubs français baisse mais reste conséquent : 91 millions d'euros pour la saison 2010-2011. Beaucoup plus que prévu.


Au 30 juin 2010, les clubs professionnels français accusaient un déficit de 130 millions d'euros. Un an plus tard, les pertes, bien que plus faibles, restent conséquentes : au moins 91 millions d'euros. Ce trou est... neuf fois plus important que les prévisions des clubs eux-mêmes qui espéraient ramener leur déficit global à une dizaine de millions d'euros. La DNCG notait déjà dans son rapport annuel en avril dernier qu'ils étaient en retard sur leur tableau de marche sur les transferts. Mais ils ont aussi gagné moins d'argent que prévu en 2010-2011 sur les postes billetterie ( www.lequipe.fr... )
Mauvais cru pour les affluences
La fréquentation moyenne des stades de L1 est repassée cette saison sous la barre des 20 000 spectateurs par match. La saison prochaine s'annonce également délicate.


Selon les chiffres - non définitifs - fournis par la LFP, la moyenne des affluences dans les stades de Ligue 1 s'établit cette saison à 19742 spectateurs par match, soit la pire fréquentation depuis... 13 ans (19720 en 1998-1999). La moyenne repasse sous la barre des 20 000 spectateurs pour la première fois depuis la saison 2002-2003, année du retour à 20 clubs (19788). La meilleure affluence a été réalisée au stade Vélodrome lors de la première journée avec 55790 spectateurs pour OM-Caen (1-2).

Marseille reste leader des affluences à domicile (51081), devant Lyon (35266), Lens (31452), Paris (29317) et Saint-Étienne (25096). L'OM demeure également l'équipe la plus attractive dans l'Hexagone avec la première moyenne à l'extérieur (23835), devant l'OL (21886). Lille est pour sa part le premier club sur le critère du taux de remplissage à domicile. Les tribunes du stadium Nord (18000 places) ont été garnies à plus de 90% cette saison. Le champion précède Brest, Lorient et Lyon.

Vivement 2012

Dans un premier commentaire non officiel, on avance à la Ligue une explication liée à la fois aux effets de la crise économique, à la présence de clubs moins attractifs et/ou aux capacités d'accueil limitées (Arles-Avignon), et à l'actualité de la saison comme le plan sécurité au Parc des Princes (l'affluence à Paris est en baisse de 11% par rapport à la saison dernière). La relégation de Lens (3e public de France) est une mauvaise nouvelle pour la moyenne de la saison prochaine. De même que les travaux au Vélodrome qui vont réduire la capacité du premier stade de L1 de 59000 à 42000 places. Un seul nouveau stade, Nungesser II à Valenciennes, sera opérationnel en 2011-2012 (25000 places). La non-accession du Mans privera à l'inverse la L1 du MMArena, inauguré en janvier dernier (25000 places). Des trois promus - Evian, Ajaccio et Dijon - seul le dernier nommé dispose d'un stade de plus de 15000 places. Vivement 2012 : Lille jouera dans un stade de 50000 places et le PSG pourrait évoluer au Stade de France pendant les travaux au Parc... - J.LB.

Plus de deux fois plus en Allemagne L'Allemagne est championne d'Europe de l'affluence au stade avec un nouveau record cette saison de 42 673 spectateurs de moyenne, soit plus du double de la L1. Outre la qualité de leurs stades, rénovés pour le Mondial 2006, nos voisins bénéficient d'une structure démographique avantageuse (plus grand nombre de grands bassins de population qu'en France). La Bundesliga précède la Premier League anglaise (plus de 35 000), la Liga espagnole (28 000 environ) et la Serie A italienne (25 000 environ).
et sponsoring (moins 60 millions).

Bonne nouvelle quand même pour les comptes des clubs : pour la première fois, les salaires des joueurs, de loin le premier poste de dépenses, ont légèrement baissé. Ils sont passés de 949 millions d'euros, en 2009-2010, à 928 millions d'euros en 2010-2011. La preuve que les clubs ont serré leur gestion. Une rigueur d'autant plus nécessaire que la suppression du DIC, le dispositif d'allègement de charges, leur a coûté quelque 40 millions d'euros.

Incertitudes

Le bilan définitif de la saison dernière sera connu en fin d'année. Sur fond d'incertitude persistante sur les revenus futurs de la L1 et de la L2. En particulier les droits TV qui représentent 58% du budget des clubs. Pour la période 2012-2016, la Ligue ne peut, pour l'instant, compter que sur 510 millions d'euros par an, loin des 668 millions d'euros du contrat actuel. Même si le paiement à la séance (six matches le dimanche après-midi) ou les droits mobiles sont encore à vendre.

Edité le 26/08/2011 à 19:00
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 27 Août 11 à 11h18

Retranscription d'un article de "L'Equipe" de ce matin que je colle parce que NdT y cause gros sous.

On n’est pas les Qatariens du Sud-Ouest



NICOLAS DE TAVERNOST, le président de M 6, actionnaire des Girondins, n’est pas prêt à tout pour recruter.

« À L’INTERSAISON, Bordeaux a vendu des éléments confirmés (A. Diarra, Fernando, Wendel) et recruté des joueurs libres (Nguemo, Maurice-Belay). N’est-ce pas un manque d’ambition ?


Un joueur libre n’est pas forcément plus mauvais qu’un autre. De toute façon, Bordeaux a l’obligation d’être astucieux. Et aujourd’hui, on s’aperçoit qu’un certain nombre de ceux qui sont partis n’ont pas donné ? c’est le moins que l’on puisse dire ? leur plein potentiel ailleurs. Je ne suis donc pas sûr que ce sont eux qui manquent le plus à l’équipe.

Où en est Bordeaux au niveau financier ? Le club a-t-il perdu, comme on le dit, 17 M€ la saison dernière ?

C’est bien ça. Et il connaîtra à peu près le même niveau de pertes cette saison. L’actionnaire assume ce déficit. Mais nous ne sommes pas les Qatariens du Sud-Ouest. Je n’ai pas de pétrole. Je n’ai que les audiences de M 6 pour gagner de l’argent.

Peut-on dire qu’un plan de rigueur s’installe à Bordeaux ?

Nous devons faire très attention. Mais ce n’est pas la rigueur, car nous avons quand même le cinquième budget de Ligue 1 (70 M€). Nous avons conforté Plasil (nommé capitaine), prolongé Carrasso (2015) et conservé Trémoulinas. Si c’était la rigueur, on les aurait vendus et remplacés par des jeunes du centre de formation. Pour Plasil, par exemple, il y avait des opportunités avec des clubs prestigieux qui auraient pu donner beaucoup d’argent.

Benoît Trémoulinas, qui refuse de prolonger à Bordeaux, estime que le recrutement est “minimaliste”.

Il peut déclarer ce qu’il veut… Mais s’il le souhaite, on peut lui proposer de nous aider avec son salaire…

Quel est l’objectif de Bordeaux cette saison ?

Tenter d’être européen, avec la Ligue des champions ou la Ligue Europa.

Y aura-t-il des recrutements d’ici à la fin du mercato ?

A priori non. Mais s’il y a une opportunité astucieuse, pourquoi pas. Même si on n’en prend pas le chemin.

Face aux mauvais résultats, ressentez-vous une certaine lassitude ?

M 6 est là depuis onze ans. Nous sommes inscrits dans la durée. La meilleure preuve : nous avons pris des engagements très importants en ce qui concerne le futur stade. Mais c’est vrai que depuis deux ans, la situation sportive n’est pas satisfaisante. Elle est même extrêmement difficile. Mais ce n’est pas l’actionnaire qui est sur le terrain. Nous avons mis des moyens qui ont porté leurs fruits il y a trois ans, mais qui n’ont pas eu d’effets ces deux dernières saisons.

Plus globalement, comment jugez-vous la situation du football français ?

La période est délicate, avec des revenus en berne. Les recettes dans les stades stagnent, voire diminuent, les droits télé devraient chuter et le DIC (Droit à l’image collectif) a disparu… Il n’y a que des mauvaises nouvelles. Tous les clubs sauf ceux qui ont la chance d’avoir des Qatariens doivent faire très attention. Bordeaux comme les autres. »
 
 

Pseudo : hors-jeu

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le 27 Août 11 à 23h34

Bon, puisque l'ami Pierre disserte sur le déficit des clubs de France et de Navarre, je vais lui emboîter le pas en parlant de l'endettement des ces mêmes clubs. Quitte à me faire traiter d'expert-comptable de comptoir par des esprits supérieurs.

Nous allons définir simplement quelques notions simples sans nous bloquer sur de vils pléonasmes.
Beaucoup de journalistes citent des chiffres sur l'endettement des clubs sans savoir de quoi qui causent.

D'abord, il y a l'aîné il y a l'endettement brut (exemple Valence a 500M de dettes) et l'endettement net.
Ce dernier tient compte des actifs du club.
Donc à Valence il y a 500M de dettes........ mais 2 stades en actif.
Mestalla que le club voulait vendre comme terrain à bâtir en plein centre ville.
Le vendre tout en gardant la jouissance le temps de construire le nouveau stade. Pas de bol, la crise fait que Mestalla ne vaut plus que la moitié de ce qui était prévu.
Valence possède aussi un nouveau stade presque fini pour 300M et des brouettes.

Conclusion l'endettement net (réel) de Valence n'est que de 100M.
Bien sûr je n'ai aucun bilan et je raisonne à la louche mais je veux juste montrer qu'il ne faut pas s'arrêter aux chiffres bruts (500M)

Maintenant si un esprit fort (un charentais par exemple) vient me poser la question suivante : "Comment un club peut vivre avec 100M de dettes ?"..........
Je réponds illico avec l'aplomb absolu qui me caractérise : "J'en sais rien !"


Ensuite (après le d'abord de Valence) il faut savoir la nature de l'endettement du quoi duquel qu'on cause.

On peut dire qu'il existe un "endettement sain." Par exemple Arsenal a beaucoup de dettes mais elles sont relatives à un stade tout neuf et payables en 20 ans. RAS, circulez ya rien à voir.

Il y a aussi "l'endettement comique." Chelsea est ultra endetté mais vis-à-vis de son actionnaire qui ne sera jamais remboursé.
Comique oui, immoral certainement mais ne présentant aucun danger financier.
Voir aussi RLD + OM et dans un an Qatar + PSG ........ rien à voir itou (à court terme)

Et puis il y a les autres il ya a "l'endettement malsain" celui qui touche les transferts, les salaires (quinqu'un a dit Espagne ?) les charges ou impôts. Là, la DNCG tire à vue et Platini astique ses armes de destruction massive (enfin )
Nous verrons ce qu'il en sera en 2016 ou 2017 mais juste 2 exemples.

Au début des années 2000 un ancien international grec est devenu président d'un club athénien (l'AEK Olympanakos je crois) et a obtenu 12 ans de délai des administrations sociales et fiscales.
Au vu de la dette grecque ceci n'a rien d'outrageant, mais payer en 12 ans ce qui aurait dû l'être depuis 3 ou 5 ans, c'est un peu limite.
Et ce mois-ci j'ai appris que la Lazio avait obtenu un étalement sur 20 ans sur 100M de dettes étatiques.
Y paraîtrait même que les ultramachins de là-bas menacent de foutre le feu aux bâtiments des Impôts si le club venait à être mis en cessation de paiements (et relégué)
A méditer

Comme dit l'adage : "on ne prête qu'aux riches" Sauf qu'en DNCG land, on ne prête pas, surtout pas à rire !

Donc, et en résumé........(ouf !!!!!) quand on vous parle d'endettement des clubs il y a 2 questions simples à poser :
- Endettement brut ou net ?
- Endettement auprès de qui et pourquoi ?

Et surtout, surtout, ne pas confondre (comme beaucoup de journaleux) club déficitaire et club endetté.

On peut être déficitaire sans être endetté ou au contraire être bénéficiaire et endetté.

Le résultat (bénéfice ou perte) est la somme des opérations de l'année.
L'endettement c'est tout l'historique financier du club depuis des lustres.

A propos de lustre, j'espère vous avoir éclairés, sinon au lieu d'acheter Football Manager 2012, procurez vous le nouveau jeu, à la fois réaliste et compliqué : DNCG 2012.
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 01 Sept. 11 à 15h57

'tain Philippe j'm'demandais où t'étais passé tout ce temps (j'm' suis dit il aura vu Sertic sur Girondins TV en Adidas et il 'aura pété une durite ce c*n !) Merci pour cet éclairage sur les notions d'endettement et de déficit.

Je lis ailleurs sur le forum (sur le topic communiqué des UB87 et sur le déclino-logique) un tas de trucs plus (rarement) ou moins (souvent) intéressants. Je n'ai pas trop envie de mêler mes posts avec ceux de Fouquier-Tinville de bazar ou de révolutionnaires en tongs et bermudas (y a des gus quand tu les lis, tu te dis qu'il aurait pas fallu les avoir comme voisins entre 39 et 45...). Alors je colle ici quelques chiffres extraits des rapports de la DNCG sur l'évolution de la masse salariale des Girondins. Il s'agit de la masse salariale chargée (qui inclue donc en gros 25% de charges sociales à la charge du club). L'évolution est la suivante:

juillet 2004- juin 2005 =26,236 M €
juillet 2005- juin 2006 =34,883 M € (+ 32,95 %)
juillet 2006- juin 2007 = 36,314 M € ( +4,1 %)
juillet 2007- juin 2008 = 44,756 M € ( + 34,35 %)
juillet 2008- juin 2009 = 55,998 M € ( + 22,83% )
juillet 2010- juin 2010 = 61,942 M € ( + 10,61 % ).

On peut donc constater qu'en 5 ans la masse salariale a augmenté de 136 % et que sous "l'ère" Blanc elle aura progressé de 70,6 %. Sachant que n'en déplaise à ceux qui ne veulent (enfin comme je suis optimiste je veux crois que ce n'est pas qu'ils ne peuvent pas) comprendre c'est l'actionnaire qui s'engage devant la DNCG à boucher les trous éventuels, il me parait difficile d'affirmer que M6 n'a jamais pris de risques avec le club. Je crois plutôt qu'après avoir parié , gagné dans une premier temps puis perdu gros avec Blanc, ils essaient aujourd'hui de limiter la casse.

P.S. : j'ai collé un peu plus haut la retranscription d'une ITV de NdT dans "L'Equipe" . Il annonçait un déficit de 17 M € pour 2010/2011 et autant pour 2011/2012 . Le canard a publié un erratum (sur lequel il fallait tomber...) le lendemain : le déficit de 2010/2011 a été de 7 M € (et non 17). C'est en 2012 qu'on devrait enregistrer cette perte.
Edité le 02/09/2011 à 14:23
 
 

Pseudo : will971

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le 01 Sept. 11 à 16h54

Cela me parait pourtant clair ... Mais que ne ferait on pas avec l'argent des autres !!! Moi, j'ai plein d'idées, et pas du tout en relation avec les GdB
 
Mieux vaut une bière qui fait pisser qu'une femme qui fait chier
 

Pseudo : hors-jeu

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le 01 Sept. 11 à 18h56

Et moi je pensais que tu t'étais suicidé hier soir.
Non un simple plantage de disque dur au mois d'août = 15 jours d'abstinence.

J'avais déjà parlé de cette dérive des salaires ailleurs, et julien des ultras l'a signalée aussi.
Il faut quand même souligner pour ceux qui ne peuvent (?) pas comprendre que les salaires qui augmentent de 136%, ça ne veut pas dire que tous les joueurs ont été augmentés en proportion mais aussi que l'effectif de 2005 (ère Pavon) n'a plus grand chose à voir avec celui de 2010 (ère Blanc) du point de vue de la qualité moyenne des ces joueurs.
Ne pas oublier non plus que le dick ne bande plus depuis 2010.

Par contre sur la période qui suit et non encore compilée par la DNCG, il semble que la qualité moyenne part en couill sucette alors que la rémunération moyenne ne diminue peut-être que depuis 2 mois si on excepte Gourcuff il y a 1 an.

Pour l'histoire du déficit de 17 ou 7M c'est le coup classique de la parution d'un droit de réponse, d'un erratum ou d'une sanction judiciaire dans la presse.
Ce n'est pas à un banquier que je rappellerai qu'il y a moins d'un mois la Société Générale a perdu 10% en une seule séance de bourse sur la foi d'un article d'un journal anglais qui a publié ses excuses le lendemain.

Pour ce qui est du déficit il doit avoir été comblé par la vente de joueurs.
Mais attention aux homologations avant le 30 juin. Diarra c'était fin juin et pour Fernando les documents ont tardé à revenir.
Une poignée de main ne suffit plus et si c'était une nouvelle bourde de JLT ? Ça serait la cerise sur le pompon.

Et will, au lieu de mettre au début d'un topic les règles à respecter, il serait bon aussi de mettre 2 définitions de Larousse ou de wiki
1/ Actionnaire.
2/ Mécène

A moins que ce soit ta prochaine chronique Pierre.
 
 

Pseudo : Dioxygene

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le 01 Sept. 11 à 21h41

Dommage que ce topic attire moins les foules que les vindictes populaires, mises au piloris, et autre lynchages verbaux...
 
 

Pseudo : hors-jeu

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le 01 Sept. 11 à 22h17

Merci Dioxygène.

D'autant que pour aller dans ton sens il y a sur le topic déclino-logique (où sévissent de bien belles âmes) en page 155 un lien vers un site avec un titre racoleur "Budget : les vrais chiffres des Girondins."

En deux minutes et en diagonale j'ai trouvé quelque chose de suspect.

L'auteur parle de résultat d'exploitation (celui qui ne prend en compte que le courant) alors qu'il s'agit en fait du résultat net.
Je ne cherche pas à faire le technicien pédant mais ça veut juste dire que 3 fois sur 5 la club ne fait des bénéfices que grâce à la vente de joueurs.
En d'autres termes en s'appauvrissent d'une certaine manière.
Mais c'est le seul moyen de survivre.
Même Lyon s'y est mis cette année.

Que ne se dit-il pas ici de nos dirigeants qui bradent nos meilleurs éléments.
Sauf quand la vox populi préfère voir partir Chamakh gratos plutôt que dans un club de bas étage.

Mais c'est tellement mieux de parler des vrais chiffres
C'est un scoop coco avec en amont une étude hyper documentée qui a demandé plusieurs semaines.
Edité le 01/09/2011 à 22:19
 
 

Pseudo : chaosbdx

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le 02 Sept. 11 à 23h09

tout ceci est très interessant mais également tout à fait en adéquation avec les reproches faites à M6 par bon nombre d'entre nous.

L'actionnaire est caution devant la DNCG des salaires pharaonesques de nos burnes, certes, mais combien en paie-t-il réellement une fois pris en compte les rentrées non moins pharaonesques (droits TV, CL ....Etc ...Etc...) dont nous avons pu bénéficier ces 2, 3 dernieres années. Ces chiffres sont dans le domaine public et verifiés non ?


Ce qu'il reste a payer doit etre peu ou prou pour une société comme M6.

Ils ont parié peu, ont gagné peu et veulent perdre peu. Au final ca ressemble étrangement à Colony capital, les transferts en moins.

La question reste toujours la même: quel interet a donc M6 a s'accrocher à Bdx comme une moule à son rocher s'ils ne sont plus (allez pour faire plaisir, le "pas" serait plus approprié) décidés à prendre des risques et à perdre (raisonnablement) de l'argent de sorte à constituer une équipe compétitive d'une année sur l'autre. il ne s'agit pas la de demander des transferts à 43M, hein, je precise ca pour les déformateurs de propos professionels (will, O2....), mais un petit Gameiro à 8-9M, un petit Cabaye à 4-5, des joueurs comme ca, tout à fait dans nos cordes.
 
 
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