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Pseudo : angusia

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A débattre...

le 20 Juill. 12 à 15h34

Voilà quelques temps qu’un sujet de discussion et des remarques m’exaspèrent particulièrement sur les salaires des footballeurs, avec l’arrivée d’Ibrahimovic je vous dis pas tout ce que j’entends.
Des estimations tablent chaque année sur un chiffre d’affaire global de 1100 à 2400 milliards de dollars. Il est très difficile de tout chiffrer mais le chiffre est énorme et du niveau du budget d’un pa...ys comme l’Allemagne.
Il est aussi à noter que jusqu’en 1961, les joueurs de football étaient considéré comme des esclaves et n’avaient aucun syndicat pour les défendre, au contraire des patrons de club et des hautes instances du milieu. Les meilleurs joueurs en 1961 gagnaient en Angleterre 20% de plus que le SMIC alors qu’ils voyaient déjà brasser des millions dans les mains de gens du milieu.
Les clubs n'hésitent d'ailleurs pas à minimiser même les salaires de leurs plus fameux joueurs au nom du principe qu'aucun club n'a répondu favorablement à une mise sur le marché des transferts. Ce marché des transferts est évidemment fictif car les prix demandés y sont extravagants. Ce fut notamment le cas pour le Sedanais Thadée Polak, dont le salaire est réduit au minimum syndical l'année suivant la victoire en Coupe de France.
En mars 1961, Eugène N'Jo Léa, joueur lyonnais qui prépare alors son doctorat en droit, lance l'idée de former un syndicat des joueurs dans le mensuel Football magazine : « Même les patrons sont organisés ! Oui, tout le monde est organisé, sauf le footballeur professionnel, qui en est malade. » N'Jo Léa ne reste pas au stade des idées, et il pense d'abord partir sur la base d'une association type 1901, mais sur les conseils de l'avocat Jacques Bertrand, qui a déjà en charge les cyclistes et les journalistes sportifs, il s'oriente vers une forme syndicale qui prend corps entre le fin de l'année 1961 et le début de l'année 1962. N'Jo Lea préfère en devenir le premier secrétaire général et laisse la présidence à Just Fontaine.
Dès juin 1962, l'UNFP livre son premier combat contre le Groupement pour obtenir une réforme du régime de retraite des joueurs pros. Le Groupement ne veut rien savoir, et l'UNFP lance un appel au boycott de la rencontre internationale France-Angleterre du 27 février 1963 afin d'obliger la FFF à prendre parti dans le conflit. Certains joueurs de Valenciennes et du Stade français ne suivent pas l'appel au boycott, et le mouvement échoue. L'UNFP n'obtient aucun résultat jusqu'en 1964.
En 1963, Raymond Kopa, excédé par l'immobilisme des dirigeants, fait des déclarations qui font mouche : « Les footballeurs sont des esclaves ». Il hérite d'une suspension de six mois et est désormais mal considéré par la presse, tout comme les présidents Just Fontaine (1961-1964) et Michel Hidalgo (1964-1969). Kopa devient alors vice-président de l'UNFP, et met tout son poids dans la balance pour obtenir des réformes.
Le Groupement reconnaît enfin l'UNFP comme syndicat légitime et le 27 novembre 1964, la première convention collective est paraphée par le Groupement et l'UNFP, réformant notamment le régime de retraite. L'ère des réformes peut s'ouvrir.
Le problème le plus délicat est celui du contrat à temps. La commission pour traiter cette question est formée dès 1965, mais le fameux contrat à temps n'entre en application en France qu'en juillet 1969. Entre ces deux dates, mai 1968 et l'introduction de la publicité sur les maillots des joueurs sont deux étapes importantes. Le siège de la FFF où une banderole « le football aux footballeurs » barre la façade est ainsi occupé par des joueurs en mai 68.
Le contrat à temps est toutefois une avancée significative, et l'équipe dirigeante de Michel Hidalgo laisse la main à celle de Philippe Piat après ce succès.
Et oui Messieurs Dames, les footballeurs sur le terrain ne sont que les ouvriers de ce business et ont su défendre leurs intérêts. La masse salariale des footballeurs dans le monde du football représente moins de 5% du CA global chaque année. Je ne parle pas des transferts entre clubs, je ne parle que de masse salariale.
Alors quand j’entends des gens me dirent que c’est scandaleux de voir des salaires aussi haut pour courir derrière un ballon, je me dis que notre société est malade, et qu’au lieu de prendre exemple sur cette entreprise atypique où les ouvriers touchent presqu’autant voir plus que leur patrons (qui ne sont pas à plaindre croyez moi), alors j’ai envie de répondre :
Ok, faisons comme ça, bossons tous comme des ouvriers à la con payés au SMIC parce que c’est comme ça que cela se passe dans la vraie vie.
Oui mais cette vie là, elle me débecte. Sans les ouvriers, il n’y a pas de patrons, et sans les patrons, ils restent des ouvriers qu’on appelle des artisans. Pour les footballeurs, c’est pareil.
Voilà ce que je croie. Maintenant, vous allez le droit de ne pas aimer le football, et de dire qu’un danseur étoile mérite plus qu’un footballeur. Oui mais voilà, aucun métier au monde ne réunit dans des stades chaque semaine des millions de personnes qui paient leur place. Aucun autre métier n’attire près de 3 milliards de téléspectateurs lors des retransmissions de confrontations entre les meilleurs mondiaux. C’est peut-être malheureux pour vous mais c’est comme ça, je ne rentrerai pas dans le débat sur l’attrait du football par rapport aux autres sports, même si j’ai un avis là-dessus.
Une dernière chose, d’après la ministre des sports qui considère aberrant le salaire de Zlatan Ibrahimovic, l’état va empocher la modique somme de 14,5 millions d’euros de recettes fiscales par an. Et tout ça à partir d’un front privé Qatari.
Danny Boon a preçu 26 millions en 2010pour son film et combien a-t-il payé d’impôts en 2011 ???
Au moins les footballeurs ne peuvent pas vivre en Suisse ou en Belgique pendant + de 6 mois par an.
Merci donc à Zlatan et bravo au PSG pour ce qu’ils sont en train d’entreprendre en France.
Edité le 20/07/2012 à 15:35
 
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Pseudo : LESCURE1881

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le 21 Juill. 12 à 07h37

angusia a écrit:
" Une dernière chose, d'après la ministre des sports qui considère aberrant le salaire de Zlatan Ibrahimovic, l'état va empocher la modique somme de 14,5 millions d'euros de recettes fiscales par an. Et tout ça à partir d'un front privé Qatari. "



Cette somme est le salaire net perçu par le joueur , il me semble bien .

pour ce qui est des recettes fiscales perçues par l'état , elles seront bien supérieures , de l'ordre de 40 à 70 millions d'euros/an , suivant la date d'application de la fameuse réforme des 75% d'impositions ...
Edité le 21/07/2012 à 07:42
 
 
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