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Revue de Presse/Web sur les Girondins

le 17 Avr. 17 à 09h43

Compte-rendu du match dans l'Equipe:

Bordeaux se défend vraiment
ANTOINE MAUMON DE LONGEVIALLE

L 'HYPOTHÈSE DE VOIR LES GIRONDINS RETROUVER L'EUROPE A ENCORE PRIS DU POIDS AVEC LEUR VICTOIRE À NANTES. ET, CETTE FOIS, GRÂCE À LEURS QUALITÉS DÉFENSIVES.

NANTES ­ Bien présents à la Beaujoire après avoir d'abord été interdits de déplacement en Loire-Atlantique, les 250 supporters bordelais ne seront pas repartis des étoiles plein les yeux pour le spectacle. En plus du but de Sankharé (65e), on n'a compté qu'une petite poignée d'occasions pour les joueurs de Jocelyn Gourvennec ­avec Kamano (43e), Laborde (43e), Malcom (89e) et Rolan (90e + 3) ­ et une seule véritable pour les Nantais, quand Pardo a réussi à dribbler Carrasso mais pas ses défenseurs (66e).
Ce n'est donc pas la rencontre en elle-même que les supporters girondins garderont en mémoire. Mais le résultat final, assurément. Encore plus quand il s'agit d'un « derby de l'Atlantique » et d'une rencontre qui élimine un concurrent de la course à l'Europe. « On n'a pas fait le plus beau match de la saison, admettait Cédric Carrasso, mais il fait partie des plus importants en termes de résultat. » Pour l'emporter, Bordeaux a fait parler l'un de ses points forts, sa rapidité pour se projeter à la récupération du ballon, comme sur le but, presque un copier-coller du troisième qu'avaient inscrit les Girondins le week-end précédent face à Metz (3-0) : un pressing agressif au milieu de terrain, puis un contre mené à trois face à une défense prise de vitesse. Pour le reste, les Girondins ont « bien fermé leur porte », pour paraphraser l'ailier droit Malcom. « Cette semaine, on avait beaucoup travaillé défensivement parce que Nantes a de bons attaquants, avec de grosses qualités techniques et de l'engagement dans le jeu de tête, confiait le Brésilien. On a appliqué ce que le coach nous avait demandé de faire. » Quitte à montrer un visage plus défensif et moins séduisant que ces derniers mois. « C'est le match à l'extérieur où on a donné le moins de choses à l'adversaire, observait Gourvennec. On apprend aussi de nos défaites : du match à Nice (1-2, le 2 avril) où on a fait une super seconde mi-temps sans être efficaces, ou de celle à Angers (1-2, le 5 avril, en Coupe de France). » Malgré la relative inexpérience de son groupe, Bordeaux a aussi suggéré qu'il avait l'épaisseur pour résister aux Verts et à l'OM, qu'il affrontera lors des 36e et 37e journées.

''C'est mieux de regarder devant que dans le rétro JOCELYN GOURVENNEC, L'ENTRAÎNEUR DE BORDEAUX,,

« On a avancé sur ce point, c'est logique, répondait Gourvennec. Quand les joueurs ont entre dixneuf et vingt et un ans, six mois, ça compte. On est plus efficaces, plus dans la maîtrise aussi. » Son équipe pourrait-elle titiller les Lyonnais pour la quatrième place, l'OL étant à deux points, sans compter son match à Bastia (voir pages 2 à 5) ? « On peut toujours regarder devant, ça ne mange pas de pain, souriait Stéphane Martin, le nouveau président des Girondins. Lyon a une grosse équipe, mais qui a fait quelques contre-performances, et la Ligue Europa va leur prendre un peu d'énergie. Pourquoi pas. » « C'est mieux de regarder devant que dans le rétro, complétait Gourvennec. Il faut qu'on reste dans le sang-froid. Ça se joue làdessus les fins de saison. » Celle de Bordeaux semble idéalement lancée. `
27 Bordeaux a pris 27 points sur la phase retour en Ligue 1. C'est le 4e meilleur total derrière Monaco, Paris (35) et Nice (29).Opta 0 Nantes n'a pas cadré le moindre tir, hier après-midi, contre Bordeaux. Il n'y a que contre Paris, le 21 janvier dernier, que les Canaris ont fait de même en L 1 en 2016-2017. Opta

TOPS

Sankharé 7/10
Le milieu a balbutié certaines transmissions, notamment en première période, mais c'est peu au regard de son apport pour fermer les lignes de passes adverses et faire remonter son bloc à la récupération du ballon. Sa capacité de projection est un réel atout pour son équipe. En témoigne son but (65e).
Pallois 7/10
Il n'a pas souvent cherché à relancer proprement, mais son objectif était surtout de museler ses vis-à-vis, ce qu'il a très bien fait en faisant parler ses qualités physiques. Avec Lewczuk à sa droite, le défenseur central n'a laissé que des miettes à Sala et Nakoulma.
Malcom 7/10
Le Brésilien s'est procuré une occasion en fin de match (89e) et a surtout été précieux dans le jeu de conservation. Techniquement au-dessus, il a été une soupape de sécurité pour ses partenaires qui ont pu lui confier le ballon avec la quasi-certitude de le retrouver bonifié.

FLOPS

Ab. Touré 3/10
Entré à la pause à la place de Rongier, blessé à une cuisse, le milieu a eu du mal à soutenir la comparaison avec son coéquipier. Sa responsabilité est clairement engagée sur le but (65e) où il hésite, tarde à passer le ballon et finit par se le faire prendre par des Bordelais particulièrement adroits en contres.
Sala 3/10
L'après-midi aura été longue pour l'attaquant du FCN. Dans les duels aériens, il a subi la loi de l'arrière-garde bordelaise. L'Argentin n'a pas été plus heureux dans ses déplacements et ses actions balle au pied. Un seul tir, et largement au-dessus (20e).
Kacaniklic 3/10
Positionné sur le côté droit du milieu nantais, l'international suédois n'a pas existé. Timide dans ses prises de balle, il n'a pratiquement jamais mis les Bordelais hors de position. Un peu plus utile dans le travail défensif. A. M. L.

MAURICE-BELAY, QUINZE MOIS APRÈS

Opéré du genou droit en février 2016, Nicolas Maurice-Belay faisait partie des dix-huit Bordelais hier, pour la première fois depuis quinze mois. L'ailier a pallié les forfaits de Jérémy Ménez et Adam Ounas, qui n'étaient « pas à 100% », pour leur entraîneur. « Il n'y a pas de lésion, mais ils ont ressenti des gênes à l'adducteur cette semaine. », a commenté Jocelyn Gourvennec. A. M. L.
 
 

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le 22 Avr. 17 à 07h46

Dans L'Equipe ce matin :

VALENTIN VADA

« Je suis celui qui court partout »


LE MILIEU DE TERRAIN ARGENTIN EXPLIQUE SON RÔLE AU COEUR DE L'ÉQUIPE DE BORDEAUX QUI TOURNE À PLEIN RÉGIME DEPUIS QUATRE MOIS.

ANTOINE MAUMON DE LONGEVIALLE

BORDEAUX ­ Dynamique, buteur, en pleine progression. À vingt et un ans, Valentin Vada (21 ans) résume le Bordeaux de la phase retour. Le milieu argentin revient sur la bonne forme de son équipe et les différents paliers qu'il a franchis cette saison, sa première complète à haut niveau.

« UN BORDEAUX QU'ON AIME VOIR JOUER »

« Chacun a fait son autocritique. Quand tu vois B o rd e a u x aujourd'hui, tout le monde se bat les uns pour les autres : on presse ensemble. On défend très bien, en bloc, en partant très, très vite en contre. On joue peu en attaques placées. Nos attaquants jouent très bien dans le dos des latéraux. Les buts peuvent venir de n'importe où. On est aussi un groupe qui a six mois de vécu. Maintenant, je connais pile poil Malcom, ce qu'il va faire, ce qu'il aime. François (Kamano) aussi, Gaëtan (Laborde), Diego (Rolan)... On se connaît tous mieux. On est un Bordeaux qu'on aime voir jouer. »

« J'AIME METTRE DE LA JOIE ! »

« Dans ce système-là (le 4-3-3), j'étais persuadé que je pouvais gagner ma place plus facilement que dans le 4-4-2 (le dispositif le plus utilisé par Bordeaux lors de la phase aller). Je n'ai pas un profil de récupérateur. J'aime marquer, aller vers l'avant. Je suis celui qui court un peu partout, qui aime toucher des ballons, qui met du dynamisme dans le jeu. Au milieu, avec "la Toule" (Jérémy Toulalan) et Younousse (Sankharé), on est très complémentaires. Dans le vestiaire je n'ai pas un rôle particulier, mais j'aime bien mettre de la joie. Je suis un mec qui parle énormément. On m'entend partout ! Je fais des blagues, je rigole avec tout le monde. Je ne suis pas du tout un leader. J'essaie simplement de faire de mon mieux. »

« UN PEU TRAUMATISÉ PAR CE PREMIER BUT »

« Marquer, j'attendais ça depuis longtemps. Mon premier but (face à Toulouse [1-0, le 21 janvier]) m'a soulagé. Maintenant, j'arrive à marquer, ça vient tout seul quand je suis dans la surface (il a inscrit six buts lors des treize dernières journées). Ça a tout dé clenché.Ça faisait un an que je jouais sans marquer : quand il fallait tirer, je faisais la passe, quand il fallait faire la passe, je tirais. Je faisais tout à l'envers (sourire). Marquer, ça m'a donné beaucoup de confiance. On a vu que j'ai marqué mes deux derniers buts (face à Metz, 3-0) en seconde mi-temps, alors que je n'arrivais pas du tout à faire des matches entiers en première partie de saison. Le coach (Jocelyn Gourvennec) m'avait dit que je franchirais un palier quand je réussirais à marquer en deuxième mi-temps. »

« QUAND JE ME SENTIRAI ENCORE MIEUX... »

« Il y a un an, je jouais mes premiers matches en pro. Quand je rentrais sur le terrain, je voyais tous les supporters et je tremblais. Maintenant, je ne les regarde même pas, je me concentre sur le jeu et sur l'équipe. Mais j'ai encore beaucoup à progresser. Je me connais et je sens que je ne suis pas au top. Pas dans le rythme, mais je peux être beaucoup mieux dans ce que je fais. En quoi ? (Il hésite longuement.) Je suis capable de dribbler deux, trois joueurs et de mettre un but, même si ce n'est pas trop mon poste. Quand je me sentirai encore mieux, on verra un autre joueur. Je me connais et ­ comme me dit tout le temps le coach ­, je sais que j'ai une marge de progression incroyable. » `
 
 

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le 23 Avr. 17 à 08h42

Le match d'hier vu par L'Equipe:

LIGUE 1 34E JOURNÉE BORDEAUX 2-0 BASTIA

Bordeaux se fait de la place
ANTOINE MAUMON DE LONGEVIALLE

GRÂCE NOTAMMENT À UN CHANGEMENT TACTIQUE OPÉRÉ À LA PAUSE, LES GIRONDINS SONT DÉSORMAIS QUATRIÈMES DEVANT LYON. ET ILS EN PROFITENT POUR RELÉGUER LES MARSEILLAIS À TROIS POINTS.

BORDEAUX ­ Pendant une mi-temps, les Marseillais ont dû croire que les Bordelais lâcheraient, comme eux la veille, deux points face à une équipe jouant son maintien. Les Lyonnais ont peutêtre également pensé qu'ils n'auraient pas forcément à prendre un point à Monaco, ce soir, pour finir le week-end à la quatrième place. Mais Bordeaux n'en est plus à faire des cadeaux à ses concurrents.
En enchaînant sa quatrième victoire en cinq journées, la formation de Jocelyn Gourvennec a fait plus que confirmer son rythme d'européen en puissance : elle s'est installée au pied du podium, mettant inévitablement la pression sur l'OL, et elle relègue l'OM à trois points. Il y aura encore un alléchant Bordeaux-Marseille lors de la 37e journée, mais la machine girondine ne montre pas de signe d'essoufflement, elle. Butant systématiquement sur le bloc bastiais, les nouveaux quatrièmes de L1 ont pourtant mis cinquantecinq minutes à inquiéter véritablement Jean-Louis Leca, le gardien corse. Hormis un centre de Younousse Sankharé pour Gaëtan Laborde (31e), il a fallu attendre le but de Malcom (55e) pour voir l'attaque girondine percer enfin le mur adverse.
Atteints, les Bastiais auraient pu céder dans la foulée sur une tête de Laborde (63e) ou un tir de François Kamano (67e), mais c'est Sankharé qui a plié le match, sur un coup franc tiré par Malcom et dévié par Nicolas Pallois (69e).
"L'entrée de Diego Rolan a dynamisé notre jeu JOCELYN GOURVENNEC, L'ENTRAÎNEUR DE BORDEAUX,,

« On a fait une première mi-temps où on était dans l'effort, appliqués, et plutôt bon dans la récupération du ballon, mais sans être très justes dans son utilisation, analysait l'entraîneur bordelais Jocelyn Gourvennec. On ne réussissait pas à changer de rythme. Puis l'entrée de Diego Rolan a dynamisé notre jeu. » Car le choix du technicien de remplacer à la pause Igor Lewczuk par l'Uruguayen s'est révélé payant. Voire décisif. Avec la sortie du Polonais ­ en difficulté sur presque toutes ses interventions ­ et l'apport d'un quatrième joueur offensif, Bordeaux est revenu à son 4-4-2 de la phase aller au détriment de son 4-3-3.
Les effets ? Renforcer la présence devant le but d'une attaque qui avait centré vingt-trois fois en première période, et mettre fin aux rares mais dangereuses remontées de balle amorcées par Axel Ngando, à l'aise face à Jérémy Toulalan, mais beaucoup moins au contact de Valentin Vada et de Sankharé, plus bas sur le terrain en seconde mi-temps. Hormis une détente sur une frappe de Danic (72e), on n'a pas vu Cédric Carrasso inquiété hier, alors que, la veille, le Télégramme avait annoncé que son club s'était entendu avec Costil ­ son homologue rennais également en fin de contrat ­ pour prendre sa succession la saison prochaine. Une information démentie plus tard par le club bordelais.
« On avait vingt-cinq points à la trêve, et on en est aujourd'hui à cinquante-cinq, relevait Gourvennec. Cette dynamique, il faut l'entretenir, et donc rester exigeant. Je vais veiller à ça parce qu'on a un groupe jeune : on doit rester dans le sérieux et la cohésion d'équipe. On a raté des choses ce soir, on n'a pas été constants, mais il y a eu une grosse cohésion du début à la fin, et ça, ça fait la différence. » Que ses concurrents constatent ce matin au classement. `

TOPS

Sankharé 7/10
Une seconde période où il a donc été décisif après un début de match terne. Déjà buteur lors de trois des cinq derniers matches de son équipe, le milieu a récidivé hier de la tête (69e). Ajouté à sa passe décisive pour Malcom (55e), cela fait logiquement de lui l'homme de la soirée.
Malcom 7/10
Du droit, son mauvais pied, le Brésilien a fait le geste juste pour donner l'avantage à son équipe. Mobile et imprévisible, l'ailier a souvent donné de la vitesse aux attaques placées bordelaises. Dangereux jusque dans le temps additionnel (90e + 2).

FLOPS

Lewczuk 3/10
Fébrile, le défenseur polonais a raté son match, qui s'est arrêté dès la mi-temps avec son remplacement. Dépassé par Ngando (25e) et Coulibaly (28e et 44e), il a dû compter sur l'aide de Pallois ou Toulalan pour rattraper ses errements.
Bengtsson 4/10
Le latéral suédois a eu du mal à lire les dribbles de Malcom et s'est vu impliqué sur plusieurs occasions bordelaises. C'est lui qui lâche le marquage sur Malcom sur le premier but (55e), et encore lui qui laisse Laborde placer une tête huit minutes plus tard. À son actif, le corner qu'il tire à la 45e est proche d'amener un but de Mostefa. A. M. L.

3 Bordeaux reste sur 3 matches d'affilée sans prendre de but en L 1. Les Girondins n'avaient pas réussi une telle série depuis décembre 2013.Opta
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 30 Avr. 17 à 12h23

Dans L'Equipe papier ce matin:

DIJON 17 H BORDEAUX 35E JOURNÉE LIGUE 1

Bordeaux, le contrat de confiance
BERNARD LIONS

PORTÉS PAR LEUR DYNAMIQUE POSITIVE ET LA PROMESSE DE VOIR JOCELYN GOURVENNEC RESTER SUR LE BANC LA SAISON PROCHAINE, LES GIRONDINS ABORDENT LE SPRINT FINAL EN TOUTE SÉRÉNITÉ.

Les Girondins ont beau avoir fait valser les entraîneurs ces trois dernières années (Gillot, Sagnol, Ramé, Gourvennec) et changé de président en cours de saison (Stéphane Martin a succédé à Jean-Louis Triaud en mars), cela ne les a finalement pas empêchés de rester eux-mêmes. Pour vivre heureux, ils vivent cachés ; feignant de laisser croire que jamais rien ne se passe chez eux, et qu'ils ne nourrissent guère d'ambition. Cet état d'esprit érigé en art de vivre colle à la mentalité des Bordelais. Il tranche aussi avec celui de leurs deux principaux concurrents dans la course à la Ligue Europa (Marseille et Saint-Étienne).
Faut-il dès lors y voir un lien de cause à effet si Bordeaux vole pendant que l'OM patine et l'ASSE piétine ? Assis sur le banc girondin depuis le 27 mai 2016, Jocelyn Gourvennec n'est pas loin de le penser : « Faire des effets d'annonce ou mettre sur la place publique des objectifs que l'on a en interne, c'est peut-être le choix de certains. Mais avec mon expérience de joueur puis d'entraîneur, je pense que c'est mieux de ne pas sortir le clairon et d'annoncer les choses. C'est dangereux.»
Pendant que Saint-Étienne et Marseille marquent le pas, Bordeaux (5e de L 1), lui, se trouve donc en passe de retrouver la Ligue Europa, après une saison d'absence. « Si Lyon compte un match en retard à Bastia (la rencontre avait été arrêtée à la mitemps en raison d'un second envahissement de la pelouse par les supporters bastiais), même la quatrième place est jouable », estime l'ambitieux Adam Ounas, qui mise sur un surplace de l'OL, concentré sur les demi-finales de la C3 face à l'Ajax Amsterdam.

La troisième meilleure équipe de L 1 en 2017

La dynamique girondine incite à cet optimisme. Victorieux de ses trois derniers matches sans encaisser le moindre but (3-0 contre Metz, 1-0 à Nantes et 2-0 devant Bastia), ce qui n'était plus arrivé depuis août 2014, Bordeaux partage avec Nice le troisième meilleur bilan de L1 en 2017, avec trente points récoltés (contre 41 pour Monaco et le PSG).
C'est dire la réussite de Gourvennec. « Je suis bien à Bordeaux », confiait récemment le Breton (45 ans), seul Français en lice pour le Trophée UNFP du meilleur entraîneur de Ligue 1 en 2016-2017 (*), après avoir décroché celui de L 2 en 2012-2013. Autant dire que malgré les sollicitations, la prolongation de deux ans de son contrat, qui court jusqu'au 30 juin 2018, ne devrait guère poser de problème. Un optimisme partagé par Nicolas de Tavernost, le président de M6, actionnaire majoritaire des Girondins, jeudi : « Je suis sûr que, comme le dit son agent (JeanPierre Bernès), nous allons passer des fiançailles au mariage. » Il ne reste plus que quatre matches aux Bordelais, en déplacement aujourd'hui à Dijon, pour s'offrir un beau voyage de noces en Ligue Europa. `

(*) L 'Espagnol Unai Emery (PSG), le Suisse Lucien Favre (Nice) et le Portugais Leonardo Jardim (Monaco) sont les trois autres nommés.


Sur l'équipe.fr :

Comment l'attaque de Bordeaux s'est réveillée
www.lequipe.fr...
 
 

Pseudo : critiques

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le 01 Mai 17 à 10h01

 
La critique est aisée et l'art est difficile.
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 01 Mai 17 à 13h14

Pas d'Equipe aujourd'hui, mais une édition numérique pour les abonnés :



En fin de contrat à Bordeaux, Cédric Carrasso plaide sa cause sur le terrain
Le 01/05/2017, mis à jour le 01/05/2017 12:59:29
Alors que son avenir au club n'est pas assuré, Cédric Carrasso a été exceptionnel avec les Girondins à Dijon.

Luc Hagège
DIJON ? En fin de contrat à Bordeaux en juin, Cédric Carrasso (35 ans) a adressé un message en deux temps à ses dirigeants qui hésitent fortement à le prolonger et s'intéressent notamment au Rennais Benoît Costil. Le gardien des Girondins a d'abord réussi une performance de grande classe à Dijon, où une grande partie du point arraché par les siens (0-0) lui revient de droit. Il a en particulier réussi une parade réflexe exceptionnelle devant une tête de Cédric Varrault (18e) et un blocage de toute beauté dans le temps additionnel, sur une frappe à bout portant de Kwon (90e+3). Certes aidé par Sabaly, auteur d'un sauvetage miraculeux face à Varrault (85e), puis par son poteau droit, devant Lees-Melou (85e), il a aussi montré une autorité rassurante dans toutes ses interventions, notamment dans le domaine aérien.


A la sortie du vestiaire, il a mis les choses au point, à sa façon, de manière sibylline mais ferme, devant la presse : « Il y a trop de choses qui se racontent sur moi. On parle trop de Carrasso par rapport à son âge et à des blessures anciennes qui arrivent à tout le monde. S'ils me jugent sur ça, c'est leur problème. Moi je ne me juge que les performances sportives ». Et celle-ci, XXL, lui a permis d'étirer à 418 minutes, soit un peu plus de quatre matches, sa série d'invincibilité en cours.

Le gardien bordelais a aussi analysé la partie avec lucidité : «On était venu avec de bonnes intentions, mais cela a été difficile techniquement. Les Dijonnais ont tout entrepris pour gagner et nous ont mis en grande difficulté dans le dernier quart d'heure. A l'arrivée, c'est un bon point de pris ». Il permet à son équipe, cinquième de L 1, d'avoir encore une longueur d'avance sur le sixième Marseille, qu'elle recevra le 14 mai, après s'être rendue à Saint-Étienne, le septième, qui lui, se trouve à sept unités.

De son côté, l'entraîneur girondin Jocelyn Gourvennec a salué avec sobriété le travail accompli par son portier : «Il a accompli des arrêts déterminants ». Il a aussi souligné les carences de son équipe, assez peu inspirée offensivement, notamment par la faute de ses ailiers, Kamano et Malcom, bien moins saignants qu'à l'accoutumée. «On a eu des situations pour faire mal aux Dijonnais, mais on a eu trop de déchet sur le plan technique. On a répondu présent dans le combat mais on n'a pas été bons dans l'utilisation du ballon. On a mal fini les coups, même quand on est passés pendant un moment en 4-4-2 (après le 4-3-3 initial), avec l'entrée d'Adam Ounas (56e).»

Le technicien n'a toutefois pas manqué de relever à juste titre le pénalty oublié par M. Varela, pour une faute évidente de Jordan Lotiès (62e) justement sur son jeune joker, Ounas, peu après son entrée : «Ce n'est même pas litigieux ! C'était évident, il y a une intervention par derrière illicite du défenseur.» L'attaquant Gaëtan Laborde, lui, l'avait vraiment mauvaise : «On n'est pas du tout aidés par l'arbitre et ce n'est pas la première fois ! On a déjà eu ce souci contre Lyon (1-1, le 3 mars, où un pénalty aurait pu être accordé à Malcom pour une faute de Diakhaby). C'est vraiment compliqué pour nous... »

Le latéral droit Youssouf Sabaly, lui, ne voulait pas trop s'appesantir sur ce fait de jeu, préférant s'avouer «soulagé par rapport à la fin de match. On s'en sort bien avec ce résultat nul. On savait que ça allait être un combat et on a répondu présents dans les duels. Après, on devra à nouveau être meilleurs dans le jeu sur les trois derniers matches...»
 
 

Pseudo : funky-spirit

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le 04 Mai 17 à 18h56

Le Bordeaux de 2009 considéré (pour le moment) comme le meilleur de tous les champions de France depuis 2010 par les lecteurs de FF. C'est comment?

www.francefootball.fr...
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 05 Mai 17 à 11h58

Dans L'Equipe aujourd'hui :

EN ATTENDANT, CARRASSO ASSURE
ANTOINE MAUMON DE LONGEVIALLE (AVEC H. P.)

L'intervention de Cédric Carrasso lors de la victoire bordelaise à Lyon (3-1) le 10 septembre. Bernard Papon/LÉquipe
ALORS QUE BENOÎT COSTIL DEVRAIT LUI SUCCÉDER LA SAISON PROCHAINE, LE GARDIEN, EN FIN DE CONTRAT, EST TOUJOURS UN ÉLÉMENT CLÉ DES GIRONDINS.

Les semaines passent sans démentir l'impression qu'il est toujours indispensable à son équipe. En fin de contrat avec Bordeaux, c'est par la grande porte que Cédric Carrasso est en passe de quitter un club qu'il a rejoint il y a huit ans.
« Si les Girondins l'avaient eu d'entrée de saison, ils auraient beaucoup plus de points aujourd'hui, soutient l'ancien gardien Gaëtan Huard, qui suit les matches du club en qualité de consultant pour beIN Sports. Sans sa blessure, qui l'a empêché de débuter le Championnat, Bordeaux serait déjà qualifié en Ligue Europa et serait peut-être à la lutte avec Nice pour la troisième place. »
"Il y a trop de choses qui se racontent sur moi

Dimanche dernier, à Dijon, Carrasso a enchaîné son quatrième match sans prendre de but, avec plusieurs arrêts de classe, comme celui de la main droite dans le temps additionnel face à Changhoon Kwon. « Sur la fin, ç'a été miraculeux de faire un 0-0 », reconnaît son entraîneur, Jocelyn Gourvennec. Malgré une période moins faste à la fin de l'hiver et une sortie manquée face à Lorient en Coupe de France (2-1, le 28 février), rares ont été les matches, cette saison, où l'international (1 sélection) n'a pas tiré son équipe vers le haut. « Il a la confiance de son groupe et lui transmet toute sa sérénité, poursuit Huard. Ce qui frappe, c'est son professionnalisme. Il continue à être performant malgré tout ce qu'il entend et qui pourrait le perturber. » Ce que Carrasso entend, c'est qu'il jouera la semaine prochaine, face à Marseille, son dernier match au Matmut Atlantique, et qu'il va quitter les Girondins pour se voir remplacé par Benoît Costil. En fin de contrat en juin, Carrasso n'a pourtant jamais caché son intention d'étirer sa carrière aux Girondins. Pour plusieurs saisons, et à la condition d'être titulaire au moins pour celle qui vient. Mais, âgé de trente-cinq ans, le gardien a connu la troisième blessure grave de sa carrière (*) en janvier 2016 en se rompant les ligaments croisés du genou gauche. Il a aussi manqué douze journées à cause d'une entorse au même genou mi-novembre. D'où les incertitudes de son club sur sa capacité à rester son numéro 1 une saison de plus. D'autant que Benoît Costil est lui aussi en fin de contrat à Rennes.
Cela fait plusieurs semaines, déjà, que le nom de l'actuel gardien n° 2 chez les Bleus (1 sélection) revient avec insistance du côté du Haillan. Également en fin de contrat, donc, le gardien de vingt-neuf ans n'a jamais annoncé souhaiter rester en Bretagne.
Sondé notamment par l'OM et surtout en contacts avancés avec la Fiorentina (talie) il y a quelques mois, Costil devrait bien s'engager avec Bordeaux cet été, comme l'annonçait le 21 avril le Télégramme. Priorité des Girondins, sa décision ne serait toutefois pas définitive, même si plusieurs proches du dossier considèrent sa venue comme acquise.
L'avenir de Carrasso ? Montpellier semble le plus proche de l'enrôler malgré les dénégations de Laurent Nicollin, il y a dix jours, dans les colonnes du Midi libre. « Le recrutement d'un gardien est un gros dossier du mercato, mais Cédric Carrasso ne fait pas partie des sept, huit noms sur lesquels on a travaillé », avait assuré le président délégué du MHSC.
« Il y a trop de choses qui se racontent sur moi, avait soufflé Carrasso, après son match à Dijon. On parle trop de Carrasso par rapport à son âge et à des blessures anciennes qui arrivent à tout le monde. S'ils me jugent sur ça, c'est leur problème. Moi, je ne me juge que sur les performances sportives. » Qui ne fléchissent pas et devront se poursuivre, sauf surprise, loin de la Gironde dans quelques mois. '
(*) Carrasso s'était déjà rompu les ligaments croisés du genou droit en 2003 et le tendon d'Achille gauche en 2007.



Trois points sinon rien
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL BERNARD LIONS
DANS LEUR DÉSIR D'EUROPE, STÉPHANOIS ET GIRONDINS NE SONGENT QU'À LA VICTOIRE.


SAINT-ÉTIENNE ? Les Girondins vont décidément à cent à l'heure depuis le début de l'année. Quatrième équipe la plus performante de Ligue 1 en 2017 (31 points récoltés, contre 41 pour Monaco, avec un match en moins, et le Paris-SG, 33 pour Nice), ils s'apprêtent à effectuer un aller-retour express dans le Forez.
Arrivés dans la matinée, ils repartiront sitôt le coup de sifflet final. Avec, espèrent-ils, une victoire. Elle leur garantirait de terminer, au pire, sixièmes, soit à une place potentiellement qualificative pour la Ligue Europa (elle le deviendra en cas de victoire du Paris-SG en finale de la Coupe de France devant Angers, le 27 mai).
En se rendant chez la tortue stéphanoise (l'ASSE reste sur trois nuls et deux revers à domicile, toutes compétitions confondues), le lièvre bordelais se prend ainsi à rêver d'un dénouement quasi comparable à celui de la saison 2011-2012. Lors de la 38e journée, un doublé de la tête de Cheick Diabaté lui avait permis de coiffer Saint-Étienne sur le poteau pour la cinquième place, dans ce même stade Geoffroy-Guichard (3-2, le 20 mai 2012 ; les Verts avaient alors terminé septièmes).

Bordeaux, chasseur chassé

Avec Jaroslav Plasil, Cédric Carrasso reste l'un des deux derniers rescapés de cette rencontre côté bordelais (tandis qu'Henri Saivet a rejoint Saint-Étienne cette saison). Et il ne s'agit pas d'une bonne nouvelle pour les Verts. Alors qu'il est annoncé sur le départ, le gardien, depuis huit ans chez les Girondins, a enchaîné à Dijon, dimanche dernier (0-0), un quatrième match sans encaisser de but (voir ci-contre).
Pas vraiment de quoi rassurer une attaque stéphanoise qui, si elle a marqué deux fois à Guingamp samedi (2-0), reste la onzième de L 1. Au point que Christophe Galtier, son entraîneur, se déclare prêt à employer les grands moyens, le cas échéant : «
Si, dans les dernières secondes, il faut envoyer onze mecs dans la surface, on les enverra », a-t-il ainsi promis, mercredi. Car le technicien stéphanois le sait : « Seule la victoire comptera. » Même si les Verts ont un match en retard (à Monaco le 17 mai), tout autre résultat les éliminerait presque à coup sûr de la course à la C 3.
Un nul n'arrangerait pas Bordeaux non plus. Il peut encore rêver de dépasser Lyon et de terminer quatrième, même si les trois points récupérés hier par Lyon (voir page 11) le placent désormais à quatre longueurs. Dans le même temps, son actuelle cinquième place est menacée par Marseille. Or, l'OM se rendra en Gironde lors de la prochaine journée et Bordeaux n'a pas franchement rassuré en Bourgogne. « On était dans un jour un peu moins bien et, sur la fin, ç'a été miraculeux de faire 0-0, concède Jocelyn Gourvennec, son entraîneur. Mais on vaut largement mieux et on veut tout gagner jusqu'à la fin. » Chasseurs stéphanois et chassés bordelais n'ont pas de temps à perdre, ce soir.


LE JOUR OÙ... « Perdre en finale, pour moi, c'est insupportable »
Jocelyn Gourvennec

CHRISTINE THOMAS


Jocelyn Gouvernnec le 23 mars dernier au Haillan, le centre d'entraînement des Girondins de Bordeaux, le club qu'il dirige depuis l'été dernier et qu'il espère qualifier pour une Coupe d'Europe. Romain Perrocheau/LÉquipe
L'ENTRAÎNEUR DES GIRONDINS DE BORDEAUX AFFIRME ÊTRE UN HOMME PRAGMATIQUE ET RATIONNEL.

LE JOUR OÙ... VOUS VOUS ÊTES SENTI DIFFÉRENT

« Dès le tout début de ma carrière, quand j'ai accepté de signer au Stade Rennais. J'avais dix-neuf ans, j'arrivais de Lorient et ils m'ont proposé un contrat de stagiaire pro. Comme j'étais étudiant à l'université depuis un an, je voulais continuer mes études (STAPS) et donc être parfois libéré des entraînements pour les cours. Ils ont accepté, ce qui a permis de signer pour la première fois une charte entre l'université et le club. En fin de saison, sur les matches importants, des examens ont même été décalés uniquement pour moi. Ma réputation d'intello est partie de là ! J'ai été catalogué comme ça alors que je ne me suis jamais senti différent. Et je ne crois pas l'avoir été.

LE JOUR OÙ... UN JOUEUR VOUS A SUBJUGUÉ

Zinédine Zidane, le jour où je me suis entraîné pour la première fois à Clairefontaine avec l'équipe de France Espoirs (fin mars 1993, en préparation d'Autriche-France, 0-1 à Mödling). À l'époque, comme j'étais le seul à jouer en D 2 (au Stade Rennais), je n'avais jamais rencontré Zinédine en Championnat, lui qui jouait à Cannes en Première Division. Ce qu'il arrivait à faire avec le ballon, ses passes, ses dribles, ses gestes? Je n'ai jamais revu ça depuis. Il avait le jeu en lui. Je me souviendrai toujours de cet entraînement sur le terrain Michel-Platini. (On lui rappelle qu'à l'époque, on parlait de lui comme future doublure de Zidane chez les Bleus.) Je l'ai été chez les Espoirs mais quand j'ai basculé chez les "grands" (il jouait alors au FC Nantes), à ce poste-là vous aviez Djorkaeff, Corentin Martins, puis Micoud? Il y a eu des grands numéros 10 en France et ça a été dur pour moi, même si ça ne s'est pas joué à grand-chose. J'aurais bien aimé avoir ma chance en équipe de France, notamment avant la Coupe du monde 1998. Ça aurait été une expérience de plus, ça aurait flatté mon ego, mais ça n'aurait pas changé ma vie.

LE JOUR OÙ... VOUS AURIEZ AIMÉ ÊTRE QUELQU'UN D'AUTRE

J'aurais aimé marquer le triplé de Michel Platini contre la Belgique à la Beaujoire en 1984 (le 16 juin, en phase de poules de l'Euro) ! Avec mes copains, on avait fait un bus depuis Lorient pour assister au match. La Belgique était une très bonne équipe et les Bleus ont gagné 5-0 ! J'avais douze ans et le triplé de Platini m'a marqué. À l'époque, je le regardais beaucoup car c'était un joueur d'exception et aussi un numéro 10, le poste auquel je jouais déjà. En plus, c'était dans le nouveau stade de Nantes, avec l'Euro en France, et deux ans après le traumatisme de la défaite contre les Allemands en demifinales de la Coupe du monde 1982? Quel grand moment.

LE JOUR OÙ... VOUS AVEZ ÉTÉ CHOQUÉ PAR LE MILIEU

Ce qui me choque, c'est le manque de reconnaissance du travail accompli. Quand, dans un club ou une ville, on brûle ce qu'on a aimé. Je me remémore encore la banderole anti-Didier Deschamps (*) à Marseille (le 29 mars 2012, lors du quart de finale de C 1 face au Bayern Munich [0-2]) alors qu'il leur avait déjà fait gagner plusieurs titres (champion de France en 2010, Coupe de la Ligue en 2010, 2011 et 2012 et Trophée des champions en 2010 et 2011). Personnellement, j'ai ressenti ce genre d'injustice en tant que joueur. J'ai eu le sentiment d'être écarté sans ménagement par un entraîneur, d'être rayé de la carte, alors que j'étais pro et investi. (On lui demande lequel.) Je n'ai pas envie d'en parler, c'est personnel. J'ai digéré mais ce sont des leçons qui me servent aujourd'hui en tant qu'entraîneur car ce que j'ai vécu là, je n'accepterai jamais de le faire vivre à un de mes joueurs. Ce n'est pas possible. (En 2013, il déclarera cependant à propos de Rolland Courbis, son coach à l'OM en 1998-1999 : "Je ne me suis pas du tout retrouvé dans sa manière de gérer les hommes.")

LE JOUR QUE... VOUS AIMERIEZ OUBLIER

Ce n'est pas un jour mais une période, celle où j'ai été au chômage en 2004. J'étais en fin de contrat à Bastia et sans club. Je suis resté inactif de juillet à la mi-novembre (il signe alors au SCO Angers). J'ai vécu cette période avec un désagréable sentiment de déclassement social et l'impression de ne plus être désiré.

LE JOUR OÙ... VOUS AVEZ PLEURÉ DANS UN VESTIAIRE

J'ai pleuré deux fois de tristesse. La première en août 1995 quand je me suis blessé au genou avec Nantes contre le PSG et que j'ai compris ce qui m'attendait (il restera immobilisé cinq mois). La deuxième en 2006 quand on est descendus avec Clermont (de L 2 en National), lors de ma dernière saison de joueur. Descendre, c'est un immense échec. (On lui demande s'il a déjà pleuré en tant qu'entraîneur.) Non, jamais. Mais le pire moment de coach que j'ai vécu, c'est en novembre 2014 avec Guingamp. On venait de se qualifier pour les seizièmes de finale de la Ligue Europa (le 27 novembre contre la Fiorentina. Ils perdront au tour suivant contre le Dynamo Kiev) mais en Championnat, on n'était pas bien. Ce dimanche-là (le 30 novembre), on joue à Évian et on est catastrophiques. On perd 2-0 et on se retrouve relégables (ils termineront la saison dixièmes). En trois jours, on passe d'une grande joie à une grosse déception. Le lundi matin quand je me suis réveillé, ça n'allait pas du tout. Je suis resté complètement sonné, presque hagard, pendant deux ou trois heures. Ma femme était là et m'en reparle parfois. Ça a été une sensation bizarre que je n'ai jamais revécue depuis.

LE JOUR OÙ... VOUS AURIEZ AIMÉ DISPARAÎTRE

En tant que joueur, c'est avec la Ligue de Bretagne le jour de la demi-finale 1986 de la Coupe nationale des Ligues contre la Ligue d'Aquitaine (en 1986),en lever de rideau d'un match du FC Nantes à la Beaujoire. J'avais quatorze ans. À la fin, le match s'est joué aux pénos et j'ai raté le mien. Ça a été horrible, le désespoir. En tant qu'entraîneur, j'ai eu un sentiment d'impuissance le jour où avec Guingamp, on a perdu 7-2 contre Nice (le 26 octobre 2014), à domicile en plus. À chaque fois qu'il y avait une occase adverse, il y avait un but ! Là, tu n'as aucune prise sur rien, tout t'échappe, tu ne peux pas coacher, tu ne peux pas parler? Ce n'était pas de la honte, c'était un cauchemar !

LE JOUR OÙ... VOUS AVEZ VOULU ÊTRE ENTRAÎNEUR

Quand j'étais très jeune, je voulais être joueur mais j'étais dès le départ convaincu qu'après ma carrière je serais entraîneur. Ça a toujours été ancré en moi, comme une évidence, une conviction forte. Je ne peux pas l'expliquer. Mes parents étaient enseignants. Ça a sans doute joué dans ma vocation.

LE JOUR OÙ... VOUS AVEZ RÉALISÉ VOTRE PREMIER GRAND RÊVE

Ce jour n'est pas encore arrivé. Mon rêve, c'est de remporter un grand titre dans ma carrière d'entraîneur. La Coupe de France est un beau trophée national, mais j'ai envie de vivre des plus grands moments encore. J'ai connu la Ligue des champions en tant que joueur et j'ai envie de revivre ça en tant qu'entraîneur. Par contre, j'ai déjà perdu une finale de Coupe d'Europe avec Marseille (le 12 mai 1999 en C 3, 0-3 face à Parme), et également une finale de Coupe des régions avec La Roche Vendée (DH) en tant que coach (en 2009). Perdre en finale, pour moi, c'est insupportable. Je n'ai plus envie de revivre ça. Donc mon rêve, c'est de remporter une finale de Coupe d'Europe. Pourtant, je ne suis pas un rêveur de nature. Au contraire ! Je suis terre à terre, pragmatique, concret. Mes objectifs, je les anticipe et je les construis. Moi, je me dis toujours : "Aide- toi et le ciel t'aidera." Mais, bon, en même temps, je suis un peu bizarre... Je suis à la fois très rationnel et très instinctif, très dans le ressenti. Joueur, j'étais d'ailleurs très pragmatique et méticuleux dans ma préparation, et en même temps très créatif dans mon jeu. J'ai toujours ces deux facettes en moi et je pense qu'elles sont nécessaires pour être coach.

LE JOUR QUE... VOUS AIMERIEZ REVIVRE MILLE FOIS

La finale de la Coupe de France en 2014 (remportée 2-0 face au Stade Rennais). C'était magique. Ce jour-là, il y avait un truc dans l'air. Je me souviens de tout : la vidéo projetée le matin du match où on avait retracé notre parcours démarré contre Bourg-en-Bresse en trente-deuxièmes de finale ; la promenade autour du lac d'Enghien où je sentais que les joueurs étaient en confiance ; et puis le match bien sûr... L'instant fort, c'est en début de seconde période quand on marque le second but au bout de cinquante secondes de jeu. J'ai adoré les trois minutes du temps additionnel où on mène 2-0 et où on est certains qu'on va aller au bout comme ça, qu'on ne va pas se faire rattraper. Cette conviction-là est très rare dans le foot.

LE JOUR... QUI A FAIT DÉCOLLER LES GIRONDINS

Le jour de notre victoire à Lille (le 25 février). On menait 1-0 puis le match a basculé en deux minutes. On se met à la faute et on se retrouve menés 2-1. Et là, on a retourné le match et gagné 3-2. Je crois qu'avoir été capables de renverser ce match a donné beaucoup de force à tout le groupe. En plus, Jérémy Ménez et Adam Ounas, qui étaient remplaçants, ont été décisifs (doublé d'Ounas). Quand des remplaçants entrent et sont efficaces, c'est très bon signe. Ça veut dire que, mentalement, ils n'ont pas lâché, qu'ils sont investis. On leur donne un quart d'heure de jeu et malgré leur frustration, ils donnent tout ce qu'ils ont à donner pour l'équipe. C'est une grande satisfaction pour tout le monde de voir ça.

LE JOUR OÙ... VOUS AVEZ PERDU LA RAISON

Quand j'ai eu mes filles (trois, de 16, 12 et bientôt 8 ans). À chaque fois que ma femme a accouché, j'ai eu la sensation de décoller un peu de la surface, de sortir de moi. J'étais dans un état d'euphorie où tout était en suspens. C'est génial, magnifique. Je n'ai jamais ressenti ça dans mon métier. Il n'y a pas d'équivalent, même après une grande victoire. (On lui demande ce que ça lui fait d'être le seul homme de la maison.) Je me rends compte aujourd'hui qu'en évoluant dans le milieu très masculin du foot, c'est important et apaisant de me retrouver avec mes filles et ma femme le soir. Ça m'adoucit un peu.

LE JOUR... DONT VOUS AIMERIEZ PARLER

Le jour où j'ai décidé d'arrêter ma carrière de joueur (il jouait alors à Clermont). Je regardais la finale de la Coupe du monde 2006 (Italie-France, au stade Olympique de Berlin) chez des amis à Lorient. Juste après la défaite des Bleus (1-1, 3-5 aux t.a.b.), je suis rentré avec ma fille et ma femme et je leur ai dit : "J'arrête." On savait que Zidane mettait fin à sa carrière internationale ce soir-là. Peut-être que j'attendais inconsciemment la fin de la Coupe du monde, qui m'avait maintenu en éveil. Dans ma tête, une fois la décision prise, je suis instantanément devenu entraîneur. Ça reste un jour spécial pour moi. Ce qui est marrant, c'est que trois ans après (en août 2009), je suis allé faire mon stage de DEPF au Hertha Berlin, où Lucien Favre (l'entraîneur de Nice était alors le coach du club allemand) m'a accueilli une semaine. Et le site du centre d'entraînement était justement au stade Olympique de Berlin. »

(*) « Deschamps et tes joueurs, cassezvous ! », banderole déployée ce soir-là par les Winners, un groupe de supporters de l'OM.
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 06 Mai 17 à 07h47

Le point de vue des journalistes de L'ÉQUIPE sur Le match d'hier soir:

Un nul et deux perdants
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL BERNARD LIONS


EN CONCÉDANT LE NUL HIER SOIR, SAINT-ÉTIENNE A QUASIMENT DIT ADIEU À UNE QUALIFICATION EN LIGUE EUROPA. BORDEAUX, LUI, DEVRA SE FROTTER À MARSEILLE POUR OBTENIR LA SIENNE.

SAINT-ÉTIENNE ? C'est l'histoire de onze mecs qui, comme l'avait promis Christophe Galtier, leur entraîneur, ont fini leur match dans la surface adverse. En vain. C'est donc surtout l'histoire de onze Stéphanois qui ont presque dit adieu à une cinquième qualification de rang en Ligue Europa. « L'Europe, c'est fini », a d'ailleurs convenu le technicien des Verts.
Elle ne tend pas encore tout à fait les bras aux Girondins. S'ils l'avaient emporté dans le Chaudron, ils auraient écarté à coup sûr les Verts de la course à l'Europe. Mais les Stéphanois comptent un match en retard à disputer à Monaco, le 17 mai. Mathématiquement, rien n'est donc fait pour les cinquième et sixième places. Surtout, Bordeaux reste sous la menace directe de Marseille. S'il bat Nice dans son Stade-Vélodrome, dimanche, l'OM lui soufflera même sa cinquième place, directement qualificative pour la Ligue Europa (la sixième ne le deviendra qu'en cas de victoire du Paris-SG en finale de la Coupe de France devant Angers, le 27 mai).

Le dépit de Ruffier

Cela fait donc beaucoup de « si » pour Bordeaux, appelé à recevoir? l'OM, lors de l'avant-dernière journée. Ce sera sans Pallois, son solide défenseur central, expulsé en toute fin de match, hier. Il s'agit d'une bonne décision de M. Schneider, l'arbitre de cette partie. Il fut d'ailleurs beaucoup question d'arbitrage, hier. Et notamment de penalty. La décision d'en accorder un à Lewczuk, venu s'empaler sur Maïga au moment où ce dernier dégageait le ballon dans sa surface, s'avère discutable (49e). Et pas dans l'esprit du jeu. Cela n'a pas empêché Ounas de le transformer du gauche en prenant Ruffier à contre-pied et contre le cours du jeu (42e, 0-1). L'égalisation du droit et de près de « Terminator » Beric, à la réception d'une subtile déviation dans sa course de l'extérieur du droit d'Hamouma, n'a guère adouci la ranc?ur des Verts (45e ; 1-1).
Elle redevint vivace quand M. Schneider oublia un penalty pour un crochetage de Pallois sur Monnet-Paquet (60e). Cela eut le don de réveiller un Chaudron vide de supporters (voir par ailleurs). Un peu avant cela, Ounas, devenu performant après avoir changé de côté avec Malcom à la demiheure de jeu, avait déposé son centre côté droit sur la tête de Plasil. La déviation du dos au premier poteau du Tchèque profita au second à Laborde, devant la passivité de Théophile-Catherine (50e, 1-2). Signe du dépit stéphanois, Ruffier en resta longtemps sur les fesses au fond de ses filets.
Les Verts firent encore preuve de c?ur. Et d'un arbitrage enfin juste quand M. Schneider valida l'égalisation de Pajot (64e). Le ballon, qui venait de rebondir sur Carrasso, déjà auteur des deux superbes parades devant Monnet-Paquet (51e) et Beric (54e), avait bien entièrement franchi la ligne quand Sabaly l'a sorti de sa cage (64e, 2-2). Saint-Étienne a alors poussé. Beric a raté le cadre (80e), avant que Ruffier n'empêche Kamano d'inscrire le but de la victoire bordelaise (81e). Cela aurait été injuste pour onze mecs stéphanois à qui il reste deux matches de gala (devant le Paris-SG le 14 et à Monaco le 17, donc). Elle s'annonce beaucoup plus stressante pour les Girondins. '

"Sur des matches comme ça, il faut mettre les meilleurs (arbitres). Là, ce n'était pas le cas. La commission de discipline devrait me convoquer pour ce que je dis mais je lui annonce que je serai en vacances CHRISTOPHE GALTIER, entraîneur de Saint-Étienne


Les notes sur 10des bordelais:
Carasso et Ounas: 7
Pallois et Toulalan : 6
Plasil: 4
Contento: 3
Les autres : 5
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 08 Mai 17 à 20h27

Dans France Football papier de cette semaine:

analyse
GOURVENNEC LE JUSTE MILIEU
THOMAS SIMON


PRAGMATISME. LE TECHNICIEN S?EST ADAPTÉ À SON EFFECTIF, À SON NOUVEL ENVIRONNEMENT, N?HÉSITANT PAS À DÉLAISSER SON 4-4-2 FÉTICHE POUR UN 4-3-3.
POUR SA PREMIÈRE SAISON À LA TÊTE DE BORDEAUX, L?ENTRAÎNEUR BRETON A IMPOSÉ SA VISION ET SES DÉCISIONS. AVEC UNE CERTAINE RÉUSSITE.

C?est peut-être bête à dire et ça l?est sans doute davantage à l?écrire. Mais il y a ce qu?on voit, ou plutôt ce qu?on nous montre, et ce qu?on ne voit pas, ou qu?on ne comprend pas, enfin pas de tout de suite, et souvent pas tout seul. Et puis moins on voit et plus on imagine. Alors, il a bien fallu se rapprocher et regarder avec les oreilles pour tenter de tout capter.Ça paraît complexe, mais c?est simple à piger. Jocelyn Gourvennec est comme ça, toujours accessible, mais rarement pénétrable. Ni hors jeu, ni hors norme mais éventuellement hors cadre et plus certainement attaché au hors-champ. Pile-poil là où sa façon et ses manières de faire s?emparent de la parole. Et puisqu?elles ont des choses à dire, il faut les écouter. «C?est difficile de dissocier la méthode de l?homme, assure Éric Blahic, son adjoint depuis sept ans et l?arrivée de ?Joce?,comme il l?appelle, à Guingamp.Au-delà de ses compétences de coach, il est juste, droit et honnête, à la fois dans ses décisions et dans ses explications. Il est clair et net dans son discours. Personne ne peut dire le contraire. Je ne l?ai jamais vu critiquer publiquement un joueur. Si ce dernier a touché au groupe, à la vie de groupe, des aspects sur lesquels il est intransigeant, il le voit avant, en tête à tête, lui dit les choses qu?il redira ensuite devant les autres. Et puis il est très attentif aux à-côtés.»
Ni hors jeu, ni hors norme mais éventuellement hors cadre et plus certainement attaché au hors-champ. Pile-poil là où sa façon et ses manières de faire s?emparent de la parole. Et puisqu?elles ont des choses à dire, il faut les écouter. «C?est difficile de dissocier la méthode de l?homme, assure Éric Blahic, son adjoint depuis sept ans et l?arrivée de ?Joce?,comme il l?appelle, à Guingamp.Au-delà de ses compétences de coach, il est juste, droit et honnête, à la fois dans ses décisions et dans ses explications. Il est clair et net dans son discours. Personne ne peut dire le contraire. Je ne l?ai jamais vu critiquer publiquement un joueur. Si ce dernier a touché au groupe, à la vie de groupe, des aspects sur lesquels il est intransigeant, il le voit avant, en tête à tête, lui dit les choses qu?il redira ensuite devant les autres. Et puis il est très attentif aux à-côtés.»

UN VESTIAIRE RÉCEPTIF

Tout passait par le regard lorsqu?il était joueur. Tout se transmet par la parole désormais. « Il ne laisse pas les choses pourrir, précise Gaëtan Huard, consultant beIN Sports. Il prévient, puis explique le pourquoi, le comment.Avec lui, les mecs savent à quoi s?en tenir.À l?OM, j?ai connu Raymond Goethals, qui avait onze titulaires et les autres, c?était de la merde. Forcément, le mec qui entrait n?était pas bon, poursuit l?ancien gardien des Girondins. Gourvennec est très bon dans sa gestion, clair dans ce qu?il dit et ce qu?il fait. Il a une logique,un cap qu?il s?est fixé et il s?y tient. Il explique ses choix.»
Certains sont marquants.Adam Ounas et Diego Rolan ont été sanctionnés, Jaroslav Plasil et Jérémy Ménez mis sur le banc, les jeunes Valentin Vada et Gaëtan Laborde, pour ne citer qu?eux, confirmés. «Je le trouve pertinent, il a pris des décisions fortes, souligne Christophe Dugarry, animateur surRMCet consultant SFR Sports. Ménez, je suis désolé, c?était plus possible. Jérémy ne faisait aucun effort. Il faut être capable de défendre avec les autres.C?est comme ça qu?il est parvenu à garder son groupe sous tension.»C?est comme ça aussi qu?il s?est affirmé dans un nouvel environnement et qu?il a assis son statut. «Cela lui a apporté de la crédibilité au niveau de son groupe, appuie Marc Planus, Bordelais pur jus. Il ne tergiverse pas quand il doit agir et il donne sa chance à tout le monde. Je sais que c?est apprécié. J?ai de très bons échos, il fait l?unanimité.» Mais ce n?aurait pas été le cas si les résultats n?avaient pas suivi. Car c?est bien la seconde partie de saison réalisée sur un rythme autrement plus élevé (6e de L1 avec 32 points pris en 17 matches depuis le début de l?année, 4e meilleur bilan en 2017) qui donne une autre dimension ? et par conséquent amène un autre jugement ? au travail de fond réalisé par l?ancien technicien guingampais depuis son arrivée en Gironde, l?été dernier.

L?ÎLE DE RÉ A TOUT CHANGÉ

Certains avaient pu l?envoyer du côté des dogmatiques.On peut penser qu?ils se sont plantés. « Il est pragmatique, prévient Blahic. Dans son fonctionnement avec les joueurs, avec le staff. Il s?adapte. Il s?est rendu compte que le 4-4-2 ne marchait pas bien ici et il s?est donné les moyens de changer.»Aux instincts de réaction, Gourvennec a toujours préféré la réflexion. Le temps de la discussion s?est ensuite imposé lors du stage de reprise sur l?île de Ré (du 1er au 4 janvier). Après un mois de décembre compliqué (3 défaites et 1 nul), le staff s?interroge. Il pensait certains concepts acquis, il s?est planté, par manque de vigilance et d?attention,un peu, d?éveil surtout.
L?entraînement pose questions, le système tactique aussi. « Il y a eu un échange, une écoute, tout le monde a dit ce qu?il pensait, résume Planus. Ensuite, il a tranché.» Dès la reprise, son 4-4-2 fétiche laisse la place à un 4-3-3 mieux adapté à ses moyens humains, rehaussés par l?arrivée au mercato de Younousse Sankharé. « Il a connu une première partie de saison compliquée, il a su l?analyser, en tirer des enseignements et réagir, applaudit Huard. Il est breton mais pas têtu, ni obtus.»
Il paraîtrait même que l?un des quatre nommés pour être élu meilleur entraîneur de la saison en L1 a la mentalité et le profil des gens du coin. «Ce n?est pas un garçon de coups mais de projet, et il a eu l?intelligence de s?adapter à l?endroit où il mettait les pieds, explique l?exportier. Il a recréé un lien entre le foot, une partie du public, et la ville. Il y a une correspondance entre sa personnalité, le club et la région.Ce côté posé, discret, qui ne fait ni bruit ni vagues, Jocelyn est en osmose avec ça.» Une analyse qui irrite quelque peu Dugarry, né dans la région et passé pro au FCGB. «Faut arrêter avec ça. Faut un entraîneur performant. Il l?est. Le profil bordelais tranquille, pépère, ça veut dire quoi? Ça ne veut rien dire.On met toujours Bordeaux dans cette case-là et, à un moment donné, il en est mort, enfin pas mort mais il est devenu insignifiant.Au contraire, fallait un mec qui secoue un peu le cocotier. Bon, il le fait à sa manière, mais c?est direct,même s?il ne gueule pas comme un putois. Il est cash.»

«CE N?EST PAS UN GARÇON DE COUPS, MAIS DE PROJET.» GAËTAN HUARD, ANCIEN GARDIEN DES GIRONDINS PRAGMATISME. LE TECHNICIEN S?EST ADAPTÉ À SON EFFECTIF, À SON NOUVEL ENVIRONNEMENT, N?HÉSITANT PAS À DÉLAISSER SON 4-4-2 FÉTICHE POUR UN 4-3-3. UN ÉQUILIBRE FRAGILE

En interne, il y a des piques verbales bien placées. Il y a aussi des coups de gueule remarqués, dont celui à la mi-temps du déplacement à Nancy (2-0) fin janvier. «On a un effectif avec de jeunes joueurs.Quand tu gagnes, tu ne vois pas venir les signes d?une éventuelle déconvenue, explique Blahic.Tu te dis que ça tourne bien et qu?il n?y a pas besoin de faire plus. Et c?est là qu?il faut des rappels et leur dire: ?Attention, tout est fragile.?» Peutêtre un peu plus qu?ailleurs. «Bordeaux, c?est tellement agréable que tu tombes vite dans le confort, admet Huard. T?as pas la pression, t?es tranquille et t?as très vite fait de te laisser endormir. Ici, c?est un contexte qui peut être intéressant mais aussi contraignant si tu n?es pas vigilant. Il tient compte de cet aspect-là.»
Cela fait beaucoup de qualités et peu ou pas de défauts. «Pour l?instant, je ne lui en ai pas trouvé, constate ?Duga?. Maintenant, après avoir posé une première pierre à l?édifice, il doit continuer de construire et bâtir quelque chose de solide.»On a quand même l?impression que la gestion des gardiens a été le morceau de parpaing venu se glisser dans sa chaussure de sécurité. «Je n?irais pas aussi loin, tempère Blahic. Il a fallu gérer une situation qui était déjà compliquée la saison passée.On n?a pas tâtonné, ce sont les aspects sportifs qui ont changé les choses.» Et laissé cette impression que l?initiation de Gourvennec ne se termine jamais. «Carrasso a eu une grosse blessure, il est en fin de carrière, et il a voulu anticiper les choses en donnant sa chance à Prior, juge Planus. Cela a été compliqué, mais au moins il a essayé.» Il faut parfois voir pour croire. Mais il faut toujours croire pour voir.. (avec LAURENT CROCIS)
 
 

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le 14 Mai 17 à 10h15

Dans L'Equipe ce matin:


Sans charnière mais ambitieux
H. P.

Bordeaux veut finir l'année à domicile sur une bonne note et conserver son destin en main. Pour terminer cinquième, et avoir ainsi la certitude de découvrir la Ligue Europa, il faut déjà assurer un succès, ce soir, contre Marseille. Les deux nuls consécutifs à Dijon (0-0) et à Saint-Étienne (2-2) ont freiné l'ascension des Girondins, cinquièmes depuis la trêve, et permis à l'OM de passer devant.
Tout reste toutefois possible pour les Bordelais en dépit de l'absence de la charnière centrale, Igor Lewczuk et Nicolas Pallois, contre des Marseillais offensivement souvent impressionnants. Jocelyn Gourvennec, l'entraîneur, ne veut d'ailleurs pas se servir de leur suspension comme d'excuses. «Sans eux, on perd en engagement athlétique. Ils sont puissants, rapides et ont un bon jeu de tête. Mais on aura plus de maîtrise sur les premières relances et une meilleure capacité à jouer sous pression. Si l'OM vient nous chercher, on aura plus de calme. Un coach doit faire face à des absences. On travaille tous, tout le temps, de la même manière. Je n'ai donc pas le sentiment qu'il va nous manquer quelque chose sur le match.» Gourvennec a insisté sur la belle remontée de son club depuis janvier et la nécessité de valider ce travail lors des deux ultimes journées. « On va vouloir récupérer notre cinquième place. On arrive au bout de l'histoire de notre saison et on veut être au rendezvous.» Comme Cédric Carrasso, trente-cinq ans, qui devrait faire sa dernière apparition sous le maillot girondin (il est arrivé en 2009) dans son stade. Lui non plus ne voudra pas rater sa sortie, qui plus est contre son club formateur.


Bordeaux s'accroche à son histoire
HERVÉ PENOT

LES GIRONDINS NE PERDENT PLUS DEPUIS QUARANTE ANS DEVANT L'OM, LEUR RIVAL NO 1.

Ce 1er octobre 1977, Alain Giresse, battu à domicile avec Bordeaux par l'OM (1-2), ne pensait pas écrire une partie de l'histoire des Girondins et, par ricochet, du football français. « J'étais sur le coup de la blessure de Daniel Jeandupeux (son équipier) durant ce match (double fracture ouverte du tibia), le reste était passé au deuxième plan, explique "Gigi", buteur alors sur penalty. Ensuite, l'OM est descendu en D 2 et la vraie rivalité a commencé à exister avec la dualité entre les présidents Claude Bez (1979-1990) et Bernard Tapie (1986-1994). À l'époque de notre défaite, c'était un match comme un autre. » Comment aurait-il pu imaginer que, quarante ans plus tard, Marseille serait toujours en quête d'un premier succès sur ces terres girondines, que l'OM aurait quitté le stade Chaban-Delmas, anciennement parc Lescure, puis découvert la Matmut Arena sans jamais empocher les trois points(1) ?
Giresse, qui a enfilé les deux maillots (Bordeaux, 1970-1986 ; OM, 1986-1988), était au c?ur de la naissance de cette rivalité. « C'est devenu au fil du temps le match qu'il ne faut pas perdre à Bordeaux, le match qui fait référence, insiste-t-il. Tu le sens en ville, le joueur est imprégné de ça. Ça passe après le match PSG-OM, après le derby Saint-Étienne - Lyon, mais, ensuite, c'est la rivalité la plus forte du Championnat. Il y a une montée en puissance, en température. Ce match a créé une excitation particulière.» Qui s'est renforcée au fil des résultats. Cette incroyable invincibilité a ajouté du poids à cet antagonisme. Matthieu Chalmé (1997-2000, 2007-2014) confirme ce sentiment si particulier inspiré par ces confrontations. « Quand on est du cru comme moi, ça compte beaucoup, dit-il. Ça tient à c?ur les supporters et ils viennent souvent vous le rappeler la veille. Ça anime les débats, on le ressent sur le terrain. Et, mine de rien, cette série joue dans les têtes car, sur la fin, on est parfois revenus au score. C'est un aspect psychologique important. On ne voulait pas faire partie de cette équipe qui va perdre...»

"Une série finit toujours par s'arrêter ROLLAND COURBIS

Ce refus de la défaite se propage entre les générations et il n'est pas question de l'oublier, ce soir, d'autant qu'une place en Ligue Europa pourrait être en jeu (2). «C'est tellement important, intervient Lassina Diabaté, l'ancien milieu (1997-2002). Mais j'entends beaucoup de gens qui disent que cette année pourrait être la bonne pour Marseille car il y a des joueurs plus mûrs qu'à Bordeaux. Ça peut changer la gestion de ce match, c'est certain, mais il y a cette force naturelle, liée aux quarante ans d'invincibilité, qui existe. Il y a une surmotivation. Il faut faire passer cette idée : "On n'a jamais perdu, pourquoi cette fois-ci ?" » Rolland Courbis, ancien des deux camps comme entraîneur (Bordeaux, 1992-1994, 1996-1997 ; OM : 1997-1999), a une réponse toute trouvée : « Car une série finit toujours par s'arrêter? Et l'absence des défenseurs centraux bordelais (Lewczuk et Pallois suspendus) peut faire beaucoup de mal face à cette équipe de Marseille au fort potentiel offensif.» Reste que certains matches auraient déjà pu basculer du côté marseillais. Habib Beye, consultant pour Canal + et intervenant sur RFI, raconte ce 13 mai 2006 où une erreur de fin de match avait brisé le rêve olympien (1-1). « Civelli n'avait pas dégagé la balle et Fernando avait égalisé de près. Il restait deux minutes... Mine de rien, ça peut jouer dans les têtes car les Marseillais savent que tout peut arriver et les Bordelais qu'ils peuvent toujours revenir. » Mais la pièce tombe toujours du même côté. Chalmé encore : «Quand je regardais au début de saison le calendrier, c'était le match à ne pas perdre. Et je prévenais les équipiers, avant d'entrer sur le terrain, qu'il fallait vraiment être là, dans la motivation, dans la concentration. On n'avait pas le droit à l'erreur.» Jérémy Toulalan, acteur ce soir, sourit : « J'ai entendu beaucoup parler de ce match, c'est un derby comme Lyon - Saint-Étienne ou Monaco - Nice, que j'ai disputés. Le stade va être plein, ça risque d'être engagé comme tous les derbys. Ça reste des matches sympas à jouer.» Et surtout à gagner. Ou, au moins, à ne pas perdre. '
(1) 20 victoires et 11 nuls. (2) La 6e place peut être européenne en cas de succès du PSG en finale de la Coupe de France contre Angers, le 27 mai.
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 15 Mai 17 à 11h52

Dans L'Equipe ce matin:

L'OM GARDE LA MAIN

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL VINCENT GARCIA
COMME D'HABITUDE, LES MARSEILLAIS NE SE SONT PAS IMPOSÉS À BORDEAUX.

BORDEAUX ? Puisque c'est presque l'heure des bilans et des félicitations, l'Olympique de Marseille, un peu oublié dans les récompenses de fin de saison, peut faire une petite cérémonie à trois hommes : Yohann Pelé, Florian Thauvin et Bafétimbi Gomis. Ces trois-là ne sont pas pour rien dans la cinquième place que devrait arracher l'OM ce week-end à l'issue de la 38e journée. Ils y sont même pour beaucoup et le match à Bordeaux (1-1) est venu le confirmer, comme un condensé de la saison olympienne.

Le gardien marseillais a sorti trois arrêts déterminants (35e, 72e, 90e +3) qui ont permis de ramener un point de Gironde. Il est prévu qu'il repasse numéro 2 l'été prochain mais cela n'a pas l'air de perturber le flegmatique « Albatros ». Thauvin a délivré sa neuvième passe décisive de la saison après avoir débordé Contento. Et Gomis a bien stoppé sa course pour reprendre le centre de son ailier et marquer son dix-neuvième but en Ligue 1. À trente et un ans, c'est le meilleur bilan de la carrière de l'attaquant, prêté par Swansea. On ne sait pas encore s'il va rester mais on sait déjà que c'était une bonne idée d'aller le chercher.

Au Matmut Atlantique, où il est aussi difficile de gagner que de trouver une place de parking, l'OM a continué sa série sans victoire qui dure depuis quarante ans. Mais les Marseillais, après une première période horrible, sont repartis avec ce qu'ils étaient venus chercher, c'est-à-dire le point du nul. Il leur permet de devancer les Girondins avant la dernière journée. Sauf cataclysme contre Bastia samedi, les hommes de Rudi Garcia devraient finir cinquièmes et se qualifier donc pour les tours préliminaires de la Ligue Europa en juillet. Même si rien n'est encore définitif, Bordeaux devra sûrement compter sur la victoire du Paris-SG en finale de la Coupe de France (le 27 mai contre Angers) pour voir la C 3.

Marseille dominateur en seconde période

Ce choc « old school » entre Bordeaux et Marseille a démarré très rapidement et plutôt mal pour l'OM. Rolan a marqué dès la 2e minute un but qui fera polémique(voir page 14). Les Marseillais s'étaient arrêtés de jouer après une faute alors que M. Turpin avait laissé l'avantage aux Girondins. Évra et Rolando n'auraient pas dû se regarder, c'est vrai, mais l'arbitre, dont l'attitude n'a pas été très claire sur ce coup-là, n'aurait pas dû valider l'ouverture du score. Sankharé était en position de hors-jeu sur le centre et il est venu gêner Hubocan, qui n'avait pas besoin de ça pour être en difficulté hier, alors qu'il disputait son premier match avec l'OM depuis le 18 décembre.

Les Olympiens ont eu deux énormes occasions de revenir rapidement. Sabaly a frôlé le but contre son camp sur un coup franc de Payet. La tête du défenseur bordelais a trouvé le poteau de son propre gardien et Thauvin a été un peu court pour reprendre le ballon (4e). Ensuite, Payet a envoyé une frappe de sourd sur la barre de Carrasso, qui ne s'est pas distingué plus que ça pour son dernier match avec les Girondins à domicile (31e). Mais Marseille, la tête sous l'eau au milieu, a connu une fin de première période épouvantable et le club phocéen a été à deux doigts de craquer plusieurs fois sur les attaques rapides adverses (34e, 35 e , 43e ). Avec un peu plus d'adresse, Kamano, qui s'est chauffé avec Rolando, aurait plié l'affaire avant la pause. À la mitemps, Évra et Payet sont venus dire deux mots à l'arbitre assistant et on devine que ce n'était pas pour le féliciter.

L'OM a su quand même rester dans le match et sa seconde période a été bien meilleure. Une accélération de Thauvin et la reprise de Gomis (1-1, 60e) ont validé ce renouveau. Le buteur a aussi manqué des occasions énormes (78e, 81e) quand l'ailier a trouvé la claquette de Carrasso (90e + 1). Les Girondins sont restés dangereux en contre, notamment sur cette frappe lointaine d'Ounas, qui a fait passer un dernier frisson dans les arrêts de jeu. Mais la défense marseillaise, bien plus concentrée en seconde période, a tenu. Rudi Garcia est même passé à cinq défenseurs après l'entrée de Doria (85e). Le message était limpide : ce point satisfait pleinement l'entraîneur olympien. Il permet à l'OM d'avoir son destin en main.



Drapeau levé, hors-jeu non signalé
BAPTISTE CHAUMIER (AVEC M. GO.)

BORDEAUX A RAPIDEMENT OUVERT LE SCORE FACE À MARSEILLE (1-1), HIER SOIR, SUR UN BUT DE ROLAN QUI AURAIT DÛ ÊTRE REFUSÉ.

C'est une décision qui devrait encore nourrir la profonde ranc?ur des supporters marseillais envers Clément Turpin, l'arbitre de Bordeaux-Marseille (1-1), hier soir. Une action qui a certainement contribué à prolonger encore davantage la malédiction marseillaise sur les terres bordelaises, avec quarante ans sans victoire. La phase d'observation avait tout juste duré une poignée de secondes, le temps d'une offensive qui a progressé sur le côté droit bordelais.

L'arbitre assistant a alors signalé à juste titre une faute de William Vainqueur sur Valentin Vada en levant brièvement son drapeau avant de le baisser instantanément. Les Marseillais se sont arrêtés, mais l'action s'est poursuivie : centre de Malcom et reprise à bout portant de Diego Rolan qui a surgi devant Tomas Hubocan (1-0, 2e). Patrice Évra et ses coéquipiers ont eu beau contester, arguant que le drapeau avait été levé, Clément Turpin a validé le but puisqu'il avait visiblement estimé que l'avantage était en cours. La décision finale revient en effet toujours à l'arbitre central.

"C'est arrivé très tôt dans le match et cela nous a un peu tendus RUDI GARCIA, L'ENTRAÎNEUR DE MARSEILLE

Mais un autre fait de jeu aurait dû être sanctionné puisque, sur la passe de Malcom, Younousse Sankharé était en position très nette de hors-jeu, et s'il n'a pas touché le ballon, il a gêné Hubocan. La règle est limpide : la position de hors-jeu active signifie de jouer le ballon ou d'empêcher un adversaire de pouvoir le faire en entravant sa vision du jeu ou en lui disputant le ballon. Le but de Diego Rolan aurait donc dû être invalidé. Mais les protestations marseillaises ? qui ne se sont pas concentrées sur la bonne décision ? n'ont pas été entendues.

Si les Marseillais ont fini par égaliser par Gomis (60e, 1-1) et par tenir un match nul qui les place en situation favorable en vue d'une qualification en Ligue Europa avant la dernière journée de Championnat, ils ruminaient encore cette décision contestable en sortant des vestiaires du Matmut Atlantique. « Je n'ai pas revu les images, mais on m'a dit que c'était une action un peu particulière, reconnaissait Rudi Garcia après le coup de sifflet final.C'est arrivé très tôt dans le match et cela nous a un peu tendus. » Elle devrait encore participer à entretenir leur crainte, voire leur paranoïa, au moment de découvrir la désignation des arbitres pour leur match du week-end, et notamment celle de Clément Turpin. Pour rappel, Rudi Garcia avait déjà ouvertement critiqué la prestation de l'arbitre après la lourde défaite contre Monaco au Vélodrome (1-4, le 15 janvier). Et lors de la saison sous les ordres de Marcelo Bielsa, en 2014-2015, Turpin avait été vivement tancé à l'issue de deux matches contre le PSG (0-2) ? où il avait expulsé Imbula, avant que le rouge soit finalement annulé ? et Saint-Étienne ? où les Verts avaient égalisé après avoir commis une faute non signalée.

Pour leur ultime rencontre de la saison, face à Bastia, samedi prochain, les Marseillais croiseront peut-être les doigts avant de découvrir qui les arbitrera? '



tops:

Y. Pelé 8/10

À l'image de sa bonne saison, le gardien marseillais a sorti des arrêts décisifs au bon moment. Il a permis à l'OM de ne pas couler en sauvant de la?tête une reprise à bout portant de Kamano (35e). Il sort d'une claquette une grosse frappe d'Ounas (90e+3), ce qui permet à son équipe de ramener un point.

Thauvin 7/10

Un coup franc au-dessus (15e) et une tête à côté (17e). Mais un début de match difficile. Peut-être parce que son double, Sakai, n'était pas sur le côté droit (suspendu). L'attaquant s'est rattrapé avec une passe lumineuse pour Payet, qui a trouvé la barre (31e) et surtout une passe décisive, après débordement, pour Gomis (1-1, 60e). Sa neuvième de la saison.

Sabaly 7/10

Il s'est fait remarquer d'entrée, en frôlant le but contre son camp, d'une tête après un coup franc de Payet (4e). Mais le latéral droit s'est vite remis dans le bon sens pour apporter le danger vers la surface adverse. Il fut très intéressant balle au pied comme sur ses centres.

flops:
M. GO. ET V. G.

M. Lopez 4/10
Il a semblé perdu en première période, car Payet et Thauvin sont redescendus très bas chercher les ballons. Dans ce contexte, il n'a pas fui les duels mais il a très peu pesé sur les débats, tout comme son coéquipier Sanson d'ailleurs. D'une manière générale, les milieux marseillais ont souffert face aux Bordelais.

Contento 4/10

Par contraste avec Sabaly, sa partition a semblé un peu fade, offensivement, même s'il a bien commencé, et même s'il a placé un ou deux centres intéressants. Mais la copie est très entachée par le but marseillais, où Thauvin le travaille et le dépose tranquillement dans la surface, avant de centrer pour Gomis (60e).

Kamano 4/10

Il n'a pas fait un si mauvais match, parce qu'il a fait preuve d'une grosse activité qui aurait mérité d'autres statistiques. Mais il a vraiment manqué de précision et de lucidité, dans la dernière passe, rarement dans le bon tempo, comme à la conclusion, malgré de belles occasions.

Edité le 15/05/2017 à 11:54
 
 

Pseudo : critiques

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le 15 Mai 17 à 13h22

Merci Pierrot !
 
La critique est aisée et l'art est difficile.
 

Pseudo : yulito

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le 15 Mai 17 à 22h18

Merci en effet pour tous ces articles partagés, c'est toujours intéressant.

Le paragraphe du journaliste à propos du hors jeu "de position" de Sankharé est prodigieux,
Il démontre que selon le règlement, sankharé ne doit pas être sanctionné mais arrive à la conclusion
qu'il devait l'être.
Ou en fait, s'il devait l'être, il oublie la seule raison valable, c'est qu'il a certainement influencé le gardien,
mais en aucun cas le défenseur qui ne le voyait pas...
Par contre, s'il y a bien un truc de sur, c'est que cette règle est très mal faite,
on voit très souvent des joueurs complètement dans l'action non sanctionnés comme Sankharé hier.
C'est la règle qui veut ça, alors qu'il serait plus intelligent de ne dédouaner qu'un joueur n'étant pas dans la zone de jeu.

Ensuite, le foot fiction qui dit que le match aurait été différent, c'est bon pour les supporters, pas un journaliste,
Sans ce but d'avance, Bordeaux n'aurait certainement pas joué de la même manière, donc inutile de faire des spéculations.
À la 92eme, ça influence directement le résultat, à la 2eme, ça influence "seulement" le déroulé du match.
Je comprends que ça frustre des supporters, mais pas qu'un journaliste ne revienne si longuement dessus.
À part pour créer une polémique arbitrale de plus, avec en bonus l'histoire Turpin - OM, bâtie sur des cacahuètes...
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 19 Mai 17 à 07h39

Dans L'Equipe ce matin:

« Un choix de stratégie du club »
Bordeaux

ANTOINE MAUMON DE LONGEVIALLE


JOCELYN GOURVENNEC, L'ENTRAÎNEUR DE BORDEAUX, EST REVENU HIER SUR LA DÉCISION DE NE PAS PROLONGER SON GARDIEN CÉDRIC CARRASSO.

Tout semblait réuni pour offrir à Cédric Carrasso un départ à la hauteur des huit saisons et 313 rencontres qu'il aura disputées sous le maillot bordelais : un dernier match au Matmut Atlantique, un stade plein et son club formateur en guise d'adversaire. Face à Marseille, dimanche (1-1), l'international (1 sélection) aurait pu recevoir les adieux qu'il espérait? Encore aurait-il fallu que son club ait annoncé son choix de ne pas prolonger son contrat, qui se termine en juin. Bordeaux ne l'a fait que mardi, via un communiqué. Trois petits paragraphes sans chaleur. Rien de plus. D'où l'incompréhension des supporters, bien visible sur les réseaux sociaux, et la «colère» du gardien, partagée dans une lettre d'adieux publiée dès le lendemain.

« La chose la plus importante à mes yeux aurait été de pouvoir partager dimanche dernier, tous ensemble, la fin d'une belle histoire, (?). Cela me fait énormément de mal (?), écrivait Carrasso. Cette saison est sans doute une des meilleures de ma carrière alors, vraiment, je ne culpabilise pas? J'ai ma petite idée sur le pourquoi du comment? Nous allons avoir l'occasion d'en discuter prochainement, car il y a des choses que je ne peux pas laisser passer. » « On a fait un choix définitif sur la fin de saison qui reste un choix arbitraire, certes, mais qui est un choix de stratégie du club, a tenu à clarifier hier son entraîneur Jocelyn Gourvennec, qui s'est entretenu longuement dans la matinée avec l'intéressé. On n'a rien fait contre Cédric. Simplement, on a décidé de ne pas le prolonger. Il y a beaucoup de passion autour de son cas, et je le comprends. Mais il faut aussi nous faire confiance. On est des gens responsables. » Le technicien assure que la décision de ne pas prolonger le joueur de trentecinq ans n'a été actée qu'après le nul à Saint-Étienne (2-2, le 5 mai), « une fois que les choses étaient à peu près figées quant au classement final ». Pourquoi n'avoir rien annoncé avant la rencontre de Marseille, pourtant postérieure ? « Parce qu'il y avait déjà une charge émotionnelle importante, avec des enjeux pour le club, précise Gourvennec. On ne voulait pas rajouter plus d'émotions sur ce match. Il n'y a rien d'autre comme explication.» Quant au choix de laisser partir un élément clé de son équipe, l'entraîneur reconnaît que le club « a fortement hésité compte tenu de la saison de Cédric et du joueur qu'il est et qu'il représente ici (?). On va partir sur un nouveau cycle avec le groupe des gardiens, et on part toujours du numéro 1. » Sauf surprise, l'arrivée de Benoît Costil (29 ans) ? qui a officialisé hier son départ de Rennes ? devrait être annoncée dans les prochains jours. Elle ne sera pas la seule. Le contrat de l'entraîneur des gardiens, Franck Mantaux, ne sera pas renouvelé. Jérôme Prior (21 ans) pourrait ne pas rester, et Paul Bernardoni (20 ans) devrait se voir prêté. '
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 20 Mai 17 à 07h45

Dans L'Equipe ce matin:

Bordeaux, le souffle court
ANTOINE MAUMON DE LONGEVIALLE


LES GIRONDINS POURRAIENT ÉCHOUER AU PIED DE L'EUROPE EN RAISON DES SIX POINTS LAISSÉS EN ROUTE SUR LEURS TROIS DERNIERS MATCHES. LA FAUTE À LEUR JEUNESSE ET À UN MANQUE DE JUS ?

Il y a toujours pire que finir sixième du Championnat quand on ambitionne de terminer européen. Déjà, parce que l'objectif de début de saison des Bordelais serait rempli si le Paris-SG remportait la finale de la Coupe de France face à Angers, samedi prochain (*). Et les Girondins ont quand même commencé la phase retour en dixième position? Mais être, depuis janvier, la meilleure équipe de Ligue 1 derrière Monaco et le Paris-SG, et échouer dans la course à l'Europe à cause de trois nuls successifs face à Dijon (0-0, le 30 avril), Saint-Étienne (2-2, le 5 mai) et Marseille (1-1, dimanche dernier) laisserait forcément un goût d'inachevé aux joueurs de Jocelyn Gourvennec.
« Si on avait gagné l'un de ses trois matches, on serait cinquièmes. On regrette, admet leur président, Stéphane Martin. Après, il faut savoir être réaliste : sur les trois rencontres, il n'y en a aucun où on peut dire que l'adversaire a fait un hold-up en faisant match nul. » Avant cette série, Bordeaux restait sur trois victoires et était remonté à la quatrième place en attendant la décision de la commission de discipline après le match Bastia-Lyon. Un déplacement chez un relégable (Dijon) se profilait et deux duels face à des concurrents directs : Saint-Étienne puis l'OM. Un match nul a écarté le premier, mais pas le second, en position de force avant cette dernière journée.

" On ne va pas se voiler la face, il y a un peu moins de percussion

STÉPHANE MARTIN, LE PRÉSIDENT DÉLÉGUÉ BORDELAIS « Il y a deux des trois nuls qui sont à l'extérieur et le troisième qui est contre Marseille, rappelle Stéphane Martin. Maintenant, on ne va pas se voiler la face, il y a un peu moins de percussion. Les saisons sont longues, les équipes sont fatiguées. Il y a d'autres équipes qui ont un peu lâché en cette fin de saison et qui sont moins bien. Nous, on n'a pas lâché. On ne s'est pas écroulés. Ce n'est pas honteux de faire 0-0 à Dijon, qui avait fait un super match. C'est déjà bien, quand on est un peu moins en forme et contre des adversaires qui sont plutôt en domination, d'arriver à obtenir des matches nuls. » Pour son entraîneur, « chacun de ces trois matches a une explication propre ». Jocelyn Gourvennec souligne d'ailleurs le match « de haut niveau » fourni contre Marseille. Son équipe a eu les occasions pour faire le break ou l'emporter en fin de match avec la frappe lointaine d'Ounas (90e +3).
L'absence de la défense centrale titulaire Pallois-Lewczuk (suspendus) ? obligeant de surcroît Toulalan à quitter son poste de sentinelle ? n'a pas non plus aidé les Bordelais. Mais le technicien n'écarte pas un léger essoufflement de plusieurs de ses jeunes joueurs (Malcom, Kamano) au sein d'un effectif encore assez inexpérimenté.
« C'est possible, répond le technicien. C'est nouveau pour eux d'assumer une fin de saison à enjeu en haut du tableau, ce n'est pas facile. Le contre-exemple c'est Mbappé, qui est plein pot sur la fin de saison, mais je crois qu'il est entouré de beaucoup, beaucoup d'expérience. Et, pour lui, c'était un titre à aller chercher, c'est différent. Nos jeunes joueurs ne sont pas non plus au niveau de Mbappé. Pour moi, ce n'est pas illogique, maintenant il reste un match pour infirmer ça. » Pour terminer cinquièmes avec leur différence de buts moins bonne que celle des Marseillais (+10 contre +15), les Bordelais doivent l'emporter ce soir tout en espérant voir l'OM tenu en échec par Bastia. Ce serait une surprise au vu de l'affiche du Vélodrome. « Surprise, je ne sais pas, répond Gourvennec, mais si ça se passe comme ça, ça se sera joué à que dalle. » '

(*) Une victoire parisienne en Coupe de France rendrait la 6e place qualificative pour le 3e tour de qualification de la Ligue Europa.


Ounas aurait bien continué
A. M. L.


L'AILIER BORDELAIS REVIENT EN FORME AU BOUT D'UNE SAISON MARQUÉE PAR PLUSIEURS ÉCARTS. AVEC AUSSI UNE AUTRE ATTITUDE.

Si Bordeaux accuse légèrement le coup sur ses dernières sorties, Adam Ounas est au contraire sur la pente ascendante : impliqué sur les deux buts inscrits à Saint-Étienne (2-2, le 5 mai) ? il marque le premier sur pénalty et adresse le centre repris par Laborde sur le second ?, l'ailier aurait donné la victoire à son équipe d'une frappe enroulée sans une envolée du gardien marseillais Yohann Pelé, le weekend dernier (1-1).
Il pâtit toujours de la concurrence de Kamano et Malcom sur les côtés et n'a été titularisé qu'une fois en Championnat ? à Geoffroy-Guichard ? sur les quatre derniers mois. Mais Ounas est mieux. À tous points de vue. « S'il a changé ? Complètement, assurait son entraîneur Jocelyn Gourvennec, jeudi. Quand je vois comme il est depuis quelques semaines, et comme il était en début de saison, il a avancé. » Jusqu'en février, Ounas alignait les titularisations, mais aussi les couacs. Décevant sur le terrain et absent trois semaines en novembre à cause d'une blessure au quadriceps, il a surtout été l'auteur d'une semelle sur le Monégasque Djibril Sidibé, le 10 décembre, lui valant une expulsion et quatre matches de suspension, avant de sécher un décrassage, le 21 janvier, au soir de Bordeaux-Toulouse (1-0). Deux faits qui lui ont valu les foudres de son entraîneur. Mais c'était avant. « Il est beaucoup plus à l'écoute et ça se ressent dans son jeu, explique Gourvennec. Ce n'est plus le petit gamin qui débarque dans le groupe pro comme l'année dernière. Il commence à comprendre l'exigence de ce métier et, surtout, la constance qu'on doit avoir dans le travail. » L'ailier peut encore « sortir de son entraînement ou de son match », précise son entraîneur, mais il arrive plus tôt au Haillan et reste davantage pour travailler les coups de pied arrêtés. Les progrès se situent en outre dans sa « maîtrise », en référence à son coup de sang face à Monaco. « Je l'ai vu lors des derniers matches être provoqué par ses adversaires, ne pas avoir de réaction et être très calme », souligne Gourvennec, qui ajoute aussi : « Adam est convaincu d'être dans un bon environnement et d'avoir le staff à ses côtés pour l'aider à progresser ». Cela tombe bien : la tendance n'est pas à un départ du joueur cet été.

Edité le 20/05/2017 à 07:47
 
 

Pseudo : critiques

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le 21 Mai 17 à 10h28

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Saison des Girondins, Carrasso, espoir d?Europe : Stéphane Martin répond





A La Une Football Girondins De Bordeaux
Publié le 21/05/2017 à 8h06. Mis à jour à 9h17 par Propos recueillis par Emmanuel Commissaire, envoyé spécial.

Saison des Girondins, Carrasso, espoir d’Europe : Stéphane Martin répond
Stéphane Martin, comme tous les Bordelais, supporteront le PSG samedi en finale de Coupe de France. Archives Thierry David
Bordeaux devra compter sur une victoire du PSG samedi en Coupe de France pour se qualifier en Ligue Europa. "Là, on a du mal à penser à autre chose qu?à la Coupe d?Europe", confie son président

Partagé entre deux sentiments après le nul de son équipe à Lorient (1?1) en conclusion d?une saison terminée à la sixième place, le président des Girondins Stéphane Martin s?est longuement arrêté en zone mixte pour évoquer l?année de son équipe :

Est-ce une saison réussie??

"Là, on a du mal à penser à autre chose qu?à la Coupe d?Europe"

Oui, c?est une saison réussie, qui le sera encore plus si le Paris Saint-Germain gagne la finale de la Coupe de France (entraînant la qualification de Bordeaux en Ligue Europa, NDLR). Malheureusement, ça ne dépend pas de nous. J?étais avec nos amis lorientais, qui étaient un peu déçus du PSG, du but encaissé à la dernière minute. On espère qu?ils ne nous feront pas la même blague, si je peux me permettre le mot. Mais c?est une saison réussie, c?est sûr. Il y a eu des progrès dans la mentalité de cette équipe, dans le sérieux, la manière aussi. Et puis, à l?arrivée, une sixième place qui n?est quand même pas mauvaise, surtout quand on voit qui est devant.
La rédaction vous conseille



Avec pour finir une série de sept matchs sans défaite?

Les quatre matchs nuls nous coûtent un petit peu cher, mais on voit quand même que l?équipe est restée concentrée jusqu?au bout. Il n?y a pas de démobilisation. A Lorient, le match aurait pu basculer dans les deux sens. Le match nul n?est pas illogique. En tout cas, en termes de combativité face à une équipe qui, elle, jouait vraiment pour sa peau, je trouve qu?on a répondu présents.

Est-ce capital pour vous de jouer la Ligue Europa la saison prochaine??

Cela dépend ce que vous voulez dire par capital. Le club survivra si on ne joue pas la Coupe d?Europe. Mais on en a très envie, bien sûr. Ça serait frustrant, compte tenu de la saison qu?on fait, d?échouer à la pire place, la première non-qualificative. Là, on a du mal à penser à autre chose qu?à la Coupe d?Europe.

Allez-vous regarder la finale de la Coupe de France avec beaucoup de stress??

Oui, en effet. C?est vrai qu?on s?est un peu mis dans la tête, sans manquer de respect aux Angevins, que la sixième place était qualificative. Mais bon, elle ne l?est pas. Angers est une belle équipe. On est bien placés, malheureusement, pour le savoir. Les Angevins sont en forme. Les Parisiens n?étaient plus menacés par Nice depuis quelques journées. On espère qu?ils vont terminer leur saison par une belle finale de Coupe de France.

Pour l?Europe, même en commençant par le troisième tour préliminaire, il faut un effectif conséquent afin de jouer une succession de matchs?

En particulier au mois d?août. Je crois qu?il y a potentiellement neuf matchs entre le 27 juillet et début septembre. On a toujours très envie de la jouer, mais c?est une compétition qui pompe beaucoup d?énergie. On voit les Stéphanois qui se sont vraiment effondrés en fin de saison, alors qu?ils ont une belle équipe et qu?ils avaient fait un bon début de saison. C?est sûr que c?est le revers de la médaille. Mais c?est la vie. Ce sont des bons problèmes.

Va-t-il falloir l?étoffer quantitativement??

Quantitativement, il est assez étoffé quand même. Il y a quand même beaucoup de joueurs sous contrat. Je ne suis pas sûr que ce soit en nombre de joueurs qu?il faille creuser les pistes du mercato. Après, ponctuellement, il y aura effectivement des postes à renforcer.

Avez-vous une enveloppe pour l?instant pour le mercato??

Non, non. Il n?y a pas d?enveloppe. Ça ne se pose pas en termes d?enveloppe. On va voir ce qui se présente. On va voir les joueurs qui vont partir. On gérera ça en fonction des opportunités.

L?annonce de la décision de ne pas renouveler Cédric Carrasso a fait couler beaucoup d?encre?

Pas que de l?encre. De la salive aussi. Je comprends l?émotion. Il y a eu une hésitation jusqu?au bout, comme Jocelyn (Gourvennec) l?a expliqué. Ensuite une fois que la décision a été prise, il y avait le match de Marseille qui arrivait. C?était difficile de prendre le risque de perturber le joueur, même s?il a été d?un professionnalisme remarquable jusqu?au bout, y compris à Lorient. Il faut le souligner. On est vraiment unis dans la décision, mais aussi unis dans l?émotion et la tristesse que provoque son départ. Il ne faut pas entrer dans les rumeurs de complot et de conflit au sein du club. Cédric Carrasso est unanimement apprécié. Je pense que c?est dur pour lui. C?est dur parce qu?il a fait des performances sportives qui font qu?il est un numéro un et qu?il rebondira probablement dans un club. C?est aussi dur parce qu?il quitte un club et une ville qu?il adore. Tout ce qui a été dit autour n?est pas bon et ne l?aide pas à faire son deuil de ce départ. Il ne faut qu?il n?y ait aucun doute sur le fait qu?il est unanimement dans le club. In fine, avoir ce type de sous-entendus peut lui nuire à lui. C?est la dernière chose que l?on veut.

Son remplaçant a-t-il été trouvé??

Il y a des pistes, mais il n?y a rien de signé pour l?instant.
Cédric Carrasso avait fait une ultime proposition

Dans le dossier de son non-renouvellement de contrat, Cédric Carrasso, qui dans un premier temps avait proposé de poursuivre un an comme titulaire avant de devenir doublure d?un jeune gardien, a précisé hier avoir proposé aussi de seconder son successeur la saison prochaine, après le match à Saint-Etienne le 5 mai. La proposition n?a pas été retenue par le club, souhaitant étudier seulement l?hypothèse du Provençal dans un rôle de numéro 1.
 
La critique est aisée et l'art est difficile.
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 05 Juin 17 à 08h39

Dans L'Equipe ce matin:

Bordeaux à un tournant
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL ANTOINE MAUMON DE LONGEVIALLE (AVEC É. M.)


APRÈS LE SECTEUR SPORTIF, C'EST AU POSTE DE PRÉSIDENT QUE LES GIRONDINS ONT OPÉRÉ UN CHANGEMENT STRATÉGIQUE CETTE SAISON. AVANT L'ARRIVÉE DE NOUVEAUX INVESTISSEURS ?

BORDEAUX ? Leur match le plus important de la saison, c'est depuis leur canapé que les joueurs bordelais l'ont vécu, quand ils ont savouré la victoire du Paris-SG en finale de la Coupe de France, le 27 mai (1-0, contre Angers). Un succès qui permettra aux Girondins, 6es de L 1, de retrouver l'Europe la saison prochaine. « Il y a encore deux tours à passer », nuance Nicolas de Tavernost, le président du directoire de M 6, le propriétaire du club. Mais un vent d'optimisme souffle quand même sur le Haillan depuis plusieurs semaines. Un groupe jeune, une dynamique positive, un entraîneur à la cote élevée qui prolonge jusqu'en 2020. Les indicateurs semblent au vert pour un club en pleine mutation.

TRIAUD, DÉPART SOUDAIN... MAIS PROGRAMMÉ

L'un des faits marquants de la saison bordelaise se produit le 9 mars quand Jean-Louis Triaud pénètre dans la salle de presse du Haillan accompagné d'un inconnu. « Stéphane Martin, qui est à mes côtés, devient à partir d'aujourd'hui président délégué salarié du club », annonce Triaud, qui reste président du conseil d'administration. Un poste honorifique. « Pourquoi ce changement ? Une des raisons, c'est de professionnaliser cette fonction qui demande sûrement un travail à temps plein », répond le dirigeant de soixante-sept ans, dont dix-neuf à la tête du club. Le timing, en plein mois de mars ? « Plutôt que changer lors du mercato d'hiver ou d'été, c'est bien mieux de le faire entre les deux », estime Stéphane Martin.
Cela faisait plusieurs mois que le départ de Triaud était dans les tuyaux. L'été dernier, déjà, le viticulteur de profession a été tout proche de laisser sa place. L'élu semblait être Vincent Régnier, membre du conseil d'administration des Girondins et directeur des magazines d'information de M 6. Mais son profil a divisé, le personnage collant peu à l'image d'un club feutré. Triaud est donc resté à son poste? dans une période d'incertitude : des rumeurs (infondées) faisaient alors état de discussions entre M 6 et le milliardaire chinois Jack Ma, quand le fondateur d'Alibaba (site Internet de commerce électronique) a racheté plusieurs vignobles bordelais. Mais, toujours l'été dernier, un autre groupe chinois a effectivement été pris très au sérieux par M 6 pour investir dans le club. Sans que l'affaire n'aboutisse.

MARTIN, LA SURPRISE DU CHEF

La soudaineté du départ de Triaud, bien que prévu, interroge ? d'autant que l'ancien dirigeant a immédiatement coupé le contact avec les médias en changeant de numéro de portable et en déclinant toute sollicitation. Le choix de Stéphane Martin pose aussi question. Âgé de quarante-six ans, l'homme a fait toute sa carrière dans la banque et admet n'avoir jamais eu de lien avec le monde du football jusqu'à l'été dernier, « hormis un match de tennis, une fois, avec Jean-Pierre Papin ». Mais le Bordelais d'origine a de la ressource. Triaud avait prévenu que son successeur avait une connaissance très pointue de l'histoire du club. On l'a donc sondé sur la composition de l'équipe qui a remporté le titre de champion au Parc des Princes le 29 mai 1999 : Martin n'a fait qu'une erreur. Affable, du cru, rompu à un monde de l'entreprise qui doit servir de cadre pour la nouvelle dynamique du club, Martin coche beaucoup de cases.
« J'ai reçu un e-mail spontané sur le club, raconte Nicolas de Tavernost. Il émanait de Stéphane Martin, qui était patron de la salle des marchés de la banque Santander. Son analyse des forces et des faiblesses du club était très astucieuse et ses idées très pertinentes. Je lui ai proposé d'entrer au conseil d'administration du club après l'avoir vu et m'être un peu renseigné sur lui. Il y a fait des interventions intelligentes. Et comme nous avions besoin de quelqu'un, je lui ai proposé le poste de président, en concertation avec Jean-Louis. » Insolite comme embauche ? « J'ai recruté Thierry Bizot pour être directeur de la musique sur M 6 après l'avoir entendu faire un discours éblouissant au mariage d'Emmanuel Chain », répond Tavernost.
Ancien collègue de bureau de Loïc Féry, son homologue à Lorient, Stéphane Martin « est plus discret, moins grande gueule, mais tout aussi déterminé », décrit un proche. « Il est très humain et s'est très bien adapté en étant à l'écoute », loue Jocelyn Gourvennec. « Il y avait une triangulaire Tavernost-Triaud-Juppé qui était forte, elle ne l'est pas moins avec Stéphane Martin », assure l'adjointe aux sports de la ville, Arielle Piazza.

ENCORE DE NOUVELLES TÊTES ?

En quelques mois, les Girondins se sont dotés d'un nouvel entraîneur, d'un nouveau président, mais aussi d'un directeur sportif, un poste inconnu au club ces dernières années et occupé par Ulrich Ramé, « directeur technique » depuis l'été 2016. Avec une discrétion qui colle aux habitudes de la maison. Vous ne le verrez pas traîner dans les zones mixtes. Mais les PowerPoint sur lesquels il présente ses projets sont, paraît-il, ciselés. Coordinateur de la cellule de recrutement, mais aussi du centre de formation et des féminines, l'éphémère entraîneur de l'équipe première au printemps dernier a vu ses prérogatives croître. C'est désormais vers lui que beaucoup d'agents se tournent pour discuter.
Avec, de surcroît, un président désormais à plein temps, le directeur général du club, Alain Deveseleer ? ex-alter ego de Jean-Louis Triaud ?, a vu de facto son champ d'action se réduire. « Pas mal de salariés se posent des questions sur ce que va changer Stéphane Martin », glisse un familier du Haillan. « C'est un club qui est en état de marche, avec des services qui fonctionnent bien, assure le président. On peut avoir envie de développer des sujets, mais on n'est pas dans une optique de restructuration. » Quant à l'arrivée de nouveaux investisseurs, Tavernost est formel. « Le club n'en recherche pas, assure ce dernier. Des gens intéressés par le club sont venus nous voir. Heureusement que, pour certains d'entre eux, on n'a pas donné suite. Ils n'étaient pas très sérieux. Nous ne sommes pas vendeurs. À force de le répéter, on finira peut-être par nous croire. » Malgré le renforcement de la concurrence, le patron de M 6 est optimiste : « Nous sommes stables. On a fait le stade, on investit, on fait des travaux au Haillan, on a bien complété l'équipe? On a donné des moyens au club pour être compétitif. Il y aura deux ou trois renforts et peut-être un ou deux départs. L'équipe progresse. Bordeaux repart du bon pied. » '

Depuis au moins dix ans, il y a des rumeurs de départ de M 6. Moi, je constate qu'ils sont toujours là STÉPHANE MARTIN, PRÉSIDENT DE BORDEAUX


« Être les premiers des moins riches »
Stéphane Martin

ANTOINE MAUMON DE LONGEVIALLE
LE PRÉSIDENT DE BORDEAUX RECONNAÎT LES LIMITES ACTUELLES DE SON CLUB, QUI SE FIXERA LES MÊMES OBJECTIFS LA SAISON PROCHAINE QUE CETTE ANNÉE.

Stéphane Martin concède bien quelques regrets de ne pas avoir vu son équipe « accrocher la quatrième place » ou qu'elle ait manqué son quart de finale de Coupe de France face à Angers (1-2, le 5 avril), mais le président précise que, compte tenu des moyens des Girondins : « Ce n'est déjà pas si mal d'être sixième. » Un constat qui ne devrait pas changer « en l'état actuel » du club.

« Quel bilan faites-vous de vos trois premiers mois à la tête des Girondins ?
Quand je suis arrivé, les choses allaient déjà mieux puisque l'équipe a redressé la tête à compter de janvier. J'ai eu la confirmation qu'on était sur la bonne voie, qu'on avait mis en place de bonnes bases avec ce staff, Jocelyn (Gourvennec) et ses adjoints. L'équipe a poursuivi dans cette voie-là, non seulement au niveau des résultats, mais aussi, dans la manière, sur et en dehors du terrain. C'était important de valider ça par une qualification européenne. Après, c'est sûr qu'il y a une forte concurrence. Les clubs français sont en nets progrès. Ce n'est pas un environnement facile.

Le Bordeaux de M 6 est-il aussi ambitieux que ses concurrents ? Ambitieux dans le foot, c'est souvent un euphémisme pour dire riche. Si c'est dans ce sens, on a clairement moins de moyens que le PSG, Monaco, l'OL et l'OM. On peut toujours ambitionner de faire comme Nice, et peut-être qu'on le fera : on a une équipe jeune qui a du potentiel ; on peut recruter malin, comme Nice l'a fait. Mais sur une longue période, les résultats sportifs sont quand même très liés aux moyens financiers. Rivaliser sur quatre, cinq saisons avec ceux-là, ça me paraît compliqué en l'état actuel. Mais derrière eux, tout est ouvert. On continuera d'essayer d'être à cette place de 5e ou de 6e, donc les premiers de ce Championnat des moins riches. Jocelyn Gourvennec a prolongé jusqu'en 2020. M 6 sera-t-il encore aux commandes du club à cette date-là ? Je n'en ai aucune idée. M 6 existera toujours. Ils font de bons résultats, c'est une entreprise qui marche bien. S'ils seront encore là en 2020 ? Il faut leur demander (voir par ailleurs). Je ne suis pas au courant ? et je n'ai pas à l'être ? des projets à trois ans de M 6. Je ne sais d'ailleurs pas s'ils ont vraiment un projet et s'ils réfléchissent à trois ans. Ça fait vingt ans qu'ils sont là. Depuis au moins dix ans, il y a des rumeurs de départ de M 6, moi je constate qu'ils sont toujours là. Donc, dans trois ans, je ne vois pas pourquoi ils ne seraient plus là.
"Je n'ai vu aucun investisseur potentiel

On avait demandé en janvier à Jean-Louis Triaud si, les mois précédents, il avait été approché par des investisseurs intéressés par le club. Il avait répondu : "Des dizaines." Et vous, qu'en est-il depuis ces trois derniers mois ?
Aucun. Zéro. Mais dans la logique, un investisseur potentiel s'adresse au propriétaire. Je n'en ai vu aucun, donc j'en déduis soit qu'il n'y en a pas eu, soit que c'est resté à l'état embryonnaire puisque, si le propriétaire ne donne ne serait-ce que le début d'une suite à une approche d'un investisseur, il est assez logique que l'investisseur vienne faire son audit dans la société cible. Dans la mesure où l'on n'a vu personne, j'en déduis que soit il n'y a pas eu de proposition, soit qu'il n'y a rien de sérieux. De toute façon, Nicolas de Tavernost est encore là pour trois ans, il a prouvé son attachement au club. Il n'y a pas, à ma connaissance, de désir effréné de vendre le club. Je n'en sais pas plus que vous.
Quand on voit votre passé dans le monde de la banque, on se dit que vous avez un réseau et que vous pourriez faciliter l'arrivée d'investisseurs?
Je ne pense pas avoir été mis à ce poste pour ces raisons-là. Le jour où M 6 voudra vendre, ils feront certainement appel à une banque et donc à des banquiers, mais ce sera en tant que prestataires de services. Ils feront appel à une institution avant de faire appel à une personne. Ça n'a pas de sens d'embaucher un banquier à la tête d'une boîte dans l'optique de la vendre. Même pour des questions de conflit d'intérêts : on ne peut pas être employé et partie prenante d'un éventuel deal pour la société cible. Je comprends que mon passé de banquier puisse faire naître ce type de réflexion, mais ça ne correspond pas à la réalité. »
 
 

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le 20 Juin 17 à 07h30

Dans France-Football de cette semaine :

l?invité
Cédric Carrasso

«JE NE SUIS SÛR DE RIEN»
FRANÇOIS VERDENET, À ÈZE


«VOUS ÊTES DÉSORMAIS SANS CONTRAT. EST-CE DUR À VIVRE À TRENTE-CINQ ANS?

C?est la première fois que çam?arrive. Mais je suis très serein.Ma belle saison me donne une forme de plénitude et de tranquillité. Pourtant, quand je donne des conseils aux plus jeunes, je leur dis de privilégier la sécurité contractuelle plutôt que de prendre le risque d?arriver en fin de contrat,même si cette situation peut aussi déboucher sur un bon coup financier. La sécurité du travail est le plus important dans une carrière, surtout à un poste de gardien où les places sont plus rares que pour un joueur de champ. Mais ce n?est plus un problème pour moi d?être en fin de contrat à mon âge avec la saison que je viens d?effectuer. Je suis bien.Ma carrière et mes performances me rassurent. J?ai une vraie liberté, contractuelle et d?esprit.
POURQUOI UN TEL DÉTACHEMENT?

Je pourrais dire j?arrête, tranquille, et tout le monde trouverait presque ça normal. Mais je veux continuer. Il faut profiter! Je suis dans une forme de confort et de bien-être. J?ai en plus beaucoup de belles choses qui s?ouvrent devant moi avec cette possibilité de librement choisir, sans contraintes.
VOUS PARAISSEZ SÛR DE VOTRE FORCE ET CONFIANT EN VOTRE AVENIR. AURIEZ-VOUS DÉJÀ TROUVÉ VOTRE FUTURE DESTINATION?

Pas du tout. Et je ne suis sûr de rien ! Mais ma très belle saison parle pour moi. J?ai dix-sept ans de carrière aussi derrière moi. Ça me permet de voir venir. Je n?ai pas encore le choix du roi, mais le sentiment du travail accompli, que mon professionnalisme peut m?ouvrir certaines portes. Je suis libre de choisir mon dernier challenge, comment et avec qui. Je ne vais pas me précipiter. J?ai déjà travaillé avec mon agent (NDLR: Stéphane Courbis) pour planter le décor. On a regardé comment on voyait les choses avec quelques critères, certains plus importants que d?autres.
DU GENRE?

Ce ne sera pas forcément un club huppé ou médiatique. J?ouvre le panel au maximum suivant mes envies professionnelles et personnelles. Il faut qu?il y ait un feeling, quelque chose qui me donne envie et qui me ressemble aujourd?hui. Je veux vraiment un beau projet dans l?ensemble. Je souhaite m?ouvrir toutes les portes.
Y COMPRIS CELLE DE DOUBLURE DANS UN GRAND CLUB?

Ça fait partie des hypothèses. Beaucoup de grands clubs essayent d?avoir deux bons gardiens.On ne le voit pas partout, mais cette situation ne me déplairait pas. Je suis aussi disposé à ce genre de défi, qui me permettrait de rester également au très haut niveau. J?ai toujours des choses à transmettre à un autre gardien, peut-être plus jeune. C?est dans ma philosophie et mon état d?esprit.
«L?ÉTRANGER EST UNE PISTE DE RÉFLEXION. SAUF LA TURQUIE!» QUEL SERAIT VOTRE DERNIER CONTRAT IDÉAL?

En gros, il faut que je sois à 50%dans un endroit qui me va bien et à 50%dans un club avec un challenge qui me corresponde. Je cherche ce juste équilibre. L?aspect familial comptera également.D?où ce temps de réflexion.
VOUS AVEZ VÉCU UNE BRÈVE EXPÉRIENCE À L?ÉTRANGER, DURANT LA SAISON 2001-02, EN PRÊT À CRYSTAL PALACE. AVEZ-VOUS ENVIE D?UNE VÉRITABLE AVENTURE À L?ÉTRANGER PLUS DE QUINZE ANS APRÈS?

Crystal Palace, c?était le tout début de ma carrière.Même si je n?ai pas beaucoup joué là-bas, je garde un bon souvenir de ce passage à Londres. Je conserve toujours un côté nostalgique de tous les clubs où je suis passé. L?étranger est une piste de réflexion. Sauf la Turquie!
POURQUOI N?AVEZ-VOUS JAMAIS FRANCHI LA FRONTIÈRE PLUS LONGUEMENT AUPARAVANT?

J?ai eu pas mal de possibilités, surtout après ma première saison bordelaise. J?avais de très belles touches en Allemagne, en Italie et en Turquie. Mais j?ai fait le choix de toujours rester à Bordeaux par attachement au club. J?avais tout là-bas entre l?équilibre sportif, le challenge et l?environnement général. Quand je me sens bien quelque part, je ne cherche pas ailleurs. Le compromis était parfait.
À L?ÉTRANGER, ET NOTAMMENT EN ANGLETERRE, LES CLUBS SONT MOINS REGARDANTS SUR L?ÂGE DES JOUEURS QU?EN FRANCE...

Il y a peut-être une plus grande ouverture, même si cette mentalité change en France. Je l?ai ressenti lors de mes premiers contacts. Les clubs intéressés, ou sondés par mon agent, n?ont pas tiqué sur mon âge.
SUR QUOI ALORS?

Sur le fait que je sois libre!
L?ÂGE N?EST PLUS UN TABOU EN L1?

J?en discutais souvent avec Dominique Dropsy (l?ancien entraîneur des gardiens bordelais, décédé en octobre 2015 à soixante-trois ans). Je parlais d?ailleurs de tout avec ?Domi?... Son expérience a été enrichissante dans tous les domaines, et principalement sa longévité. Il a fini sa carrière à trente-huit ans en ayant longtemps le record dematches en L1 (avec 596 rencontres). J?ai compris à travers lui qu?en restant toujours exigeant, en faisant de la qualité à l?entraînement et en match, on ne voyait pas le temps passer.C?est ton professionnalisme au quotidien qui te permet de durer. La relation avec ton entraîneur particulier est aussi très importante. J?ai eu la chance d?avoir une relation forte avec tous ceux que j?ai eus, de Laurent Spinosi, à Marseille, en passant par ?Sam?, à Crystal Palace, Ronald Thomas, à Guingamp, Christophe Gardié, à Toulouse, et bien sûr Franck (Mantaux) dernièrement à Bordeaux. Mais avec ?Domi?, c?était encore plus puissant. J?ai grandi à tous les niveaux avec lui.
PENSEZ-VOUS DÉJÀ À VOTRE APRÈS-CARRIÈRE?

Ça peut peser dans mon dernier choix. Je me vois rester dans le foot, proche des gardiens. C?est quelque chose qui peut compter dans une proposition. La fin de mon plan de carrière comme joueur peut déjà intégrer cette possibilité de basculer dans une autre fonction.
«JE POURRAIS PEUT-ÊTRE REVENIR À BORDEAUX, UN JOUR.»

Je suis attentif à une opportunité de reconversion.Comme je pourrais peut-être revenir à Bordeaux,un jour, pour occuper ce poste... C?est possible.On en a déjà discuté.
AVEC QUI?

Avec M.Tavernost (président de Bordeaux et du directoire de M6, l?actionnaire des Girondins). Il m?a toujours dit que j?aurais ma place aux Girondins.C?est quelqu?un de génial. Sur ça, avec lui, je ne me fais aucun souci.
BIO EXPRESS

CÉDRIC CARRASSO 35 ans. Né le 30 décembre 1981, à Avignon (Vaucluse). 1,87 m ; 87 kg.Gardien. International A (1 sélection). PARCOURS Marseille (2001-janvier 2002), Crystal Palace (janvier-juin 2002), Marseille (2002-2004), Guingamp (2004-2005), Marseille (2005-2008), Toulouse (2008-2009), Bordeaux (2009-2017). PALMARÈS Coupe de France 2013; Trophée des champions 2009.
EST-IL VRAI QUE VOUS AVIEZ PROPOSÉ À BORDEAUX DE RESTER COMME DOUBLURE DU FUTUR TITULAIRE?

C?est entré dans la discussion. Si j?envisage actuellement ce choix dans un autre grand club, je devais aussi l?entrevoir pour les Girondins.C?est normal que je l?envisage également pour mon club de coeur, où j?ai passé huit formidables années.
ÇA PEUT AUSSI DONNER L?IMPRESSION QUE VOUS VOUS RACCROCHIEZ AUX BRANCHES POUR RESTER LÀBAS...

Je n?ai pas fait cette proposition par dépit.Ma réflexion était plus profonde. Surtout par rapport à ce que je dois au club.
COMBIEN DE TEMPS ENVISAGEZ-VOUS DE JOUER ENCORE ?

Deux ou trois saisons. En fait, tant que je serai compétitif. À trente-cinq ans, je neme sens pas comme un joueur de mon âge, tel que je pouvais le voir avant, par exemple. J?ai la forme et une jeunesse intérieure qui me permettent de continuer.À la fin du Championnat, je n?avais pas envie que la saison s?arrête... J?étais prêt à embrayer dans la foulée. Mais je suis aussi réaliste. Je sais que je ne vais pas négocier quatre ans de contrat avec mon prochain club ! J?ai toujours été honnête avec moi-même et les autres. Un projet sur deux ou trois ans me paraît cohérent en aménageant ce bail suivant mes performances. On peut monter plein de choses. Je neme vois pas trop beau. Je me sens bien, tout simplement.
D?OÙ VIENT CETTE FRAÎCHEUR INTACTE?

C?est presque paradoxal, mais mes blessures m?ont toujours apporté de la fraîcheur mentale. Je suis toujours revenu plus fort derrière, blindé personnellement et sur mon métier.
Beaucoup de joueurs ont réalisé de superbes carrières, mais en arrêtant assez tôt. Je peux le comprendre. Le rythme des saisons, surtout quand tu es dans un club européen, avec un statut d?international, ça fait souvent plus de soixante matches par an. C?est épuisant mentalement. Tu arrêtes seulement un mois, parfois trois semaines, et tu repars.Tu n?as pas le temps de souffler avec la répétition des saisons, des enjeux de plus en plus élevés.D?où des joueurs qui stoppent de plus en plus souvent à trente-deux, trente-trois ans. L?usure est presque plus psychologique que physique. Moi, je me suis servi de mes longues blessures* comme de vacances psychologiques.
VOUS AVEZ DISPUTÉ VINGT-QUATRE MATCHES CETTE SAISON AVEC BORDEAUX, SOIT UN DE VOS PLUS PETITS EXERCICES, ET VOUS DITES POURTANT QUE C?EST UNE DES MEILLEURES SAISONS DE VOTRE CARRIÈRE. POURQUOI?

(Il sourit.) Au niveau des performances, vous semblez aussi d?accord avec cette Étoile d?Or France Football** ! Moi, c?est aussi mon ressenti et le contexte général de ma saison qui me font analyser les choses de cette façon. J?ai quasiment été en permanence dans un ascenseur émotionnel entre le bien-être total que je ressentais sur le terrain et cette situation compliquée, incertaine hors cadre.Ce contraste a été bizarre. Il a contribué à réévaluer mes performances. J?ai tout donné dans mon premier match pour mon retour contre Nantes (1-0, 3e journée, fin août 2016), avec ensuite une grosse première partie de saison, et dans cette deuxième phase ? après une entorse au genou bête à l?entraînement ? quand je reviens à bloc en 2017.À partir de là, je finis encore plus fort. Je n?ai jamais été aussi bien au niveau de mon rendement et de mes statistiques.Tout mélangé, les performances étaient là dans un contexte pourtant délicat avec cette fin de contrat et l?incertitude qu?on faisait planer sur mon sort chez les Girondins. Ces six derniers mois n?ont pas été faciles, plus pour l?homme que pour le joueur.
«CES SIX DERNIERS MOIS N?ONT PAS ÉTÉ FACILES.» CETTE RECONNAISSANCE DE VOS PERFORMANCES ENTRE L?ÉTOILE D?OR FF, LA PREMIÈRE PLACE AUSSI AU CLASSEMENT DES NOTES DE L?ÉQUIPE OU ENCORE L?UNANIMITÉ DES SUPPORTERS GIRONDINS À VOTRE ÉGARD VOUS TOUCHENT-ELLES?

J?avais déjà eu votre Étoile d?Or FFen 2009 avecToulouse. Huit ans après, elle prend une plus grande dimension encore. Mais je n?avais pas fait le doublé avec L?Équipe en 2009... Là, c?est la totale, avec en plus ce titre de meilleur joueur des Girondins qui me touche énormément de la part des supporters bordelais avec qui j?ai toujours eu une relation fusionnelle. C?est très sympa d?être reconnu à titre individuel,même si j?y associerai toujours le collectif. Sans les autres, tu n?es rien.Même quand tu joues gardien.
QUAND AVEZ-VOUS SENTI QUE LE VENT TOURNAIT DANS LE MAUVAIS SENS POUR VOUS AUX GIRONDINS?

J?ai surtout senti progressivement que ça prenait une autre direction.Mon objectif était alors de les faire changer d?avis avec mes performances. Mais ça n?a pas suffi... Il faut passer à autre chose.
«JE SUIS ZEN PAR RAPPORT ÀMA CARRIÈRE.» À LA DERNIÈRE INTERSAISON, VOUS POUVIEZ DÉJÀ SENTIR QUAND MÊME QUELQUES PRÉMICES, PUISQUE JOCELYN GOURVENNEC AVAIT ADOUBÉ JÉRÔME PRIOR EN NUMÉRO 1 POUR DÉMARRER LE CHAMPIONNAT...

J?étais dans le respect de cette décision. Je suis un sportif.Tout ce que tu gagnes, tu dois aller le chercher sur le terrain, et pas ailleurs ! C?est ce que j?ai fait.À l?entraînement puis en compétition.
ÊTES-VOUS AIGRI PAR RAPPORT À BORDEAUX?

Je ne le serai jamais. J?aime trop ce club! Maintenant, j?ai tourné la page. Je souhaite tout le bonheur du monde aux Girondins.
DÉBUT MARS, JEAN-LOUIS TRIAUD QUITTAIT LA PRÉSIDENCE BORDELAISE APRÈS VINGT ET UN ANS DE PRÉSENCE À CE POSTE. VOUS PARTEZ DERRIÈRE APRÈS HUIT SAISONS COMME JOUEUR ET 314 MATCHES TOUTES COMPÉTITIONS CONFONDUES. CE SONT DEUX ÉLÉMENTS HISTORIQUES DE BORDEAUX À LEUR ÉCHELLE QUI PARTENT PRESQUE EN MÊME TEMPS. EST-CE SIMPLEMENT UN HASARD?

Il y avait peut-être une volonté de tourner une grosse page de l?histoire des Girondins.À la fois à la direction et dans l?équipe... Le départ de Jean-Louis et le mien ouvrent sûrement un nouveau cycle.À Bordeaux de le gérer maintenant au mieux. Mais je peux comprendre cette volonté. Ils ont sûrement fait ce choix pour le bien du club.
QUE VOUS RESTERA-T-IL DE CES HUIT SAISONS BORDELAISES?

La disparition de ?Domi? (Dropsy). C?est un monument de Bordeaux qui disparaissait cruellement. Il incarnait les Girondins aussi bien dans la vie du club que comme entraîneur.
ET SUR LE TERRAIN?

Ma première saison. En 2009-10, on effectue un grand parcours en Ligue des champions. En phase de poules, on termine premiers avec seize points sur dix-huit possibles avec seulement deux buts encaissés.On bat deux fois le Bayern Munich, on gagne une fois contre la Juventus Turin et on fait nul.On réussit notamment une partie extraordinaire à Munich pour se qualifier dès le quatrième match.Àce moment-là, on planait avec une équipe extraordinaire. Puis, on s?est malheureusement essoufflés (éliminés en quarts de finale par Lyon). C?était presque incroyable d?être aussi haut à un moment. Laurent (Blanc) et Jean-Louis (Gasset), qui m?ont recruté aux Girondins,m?ont aussi énormément marqué. Cette paire est fantastique.Avec leur complémentarité, ils ont réussi à nous sublimer. Mais je suis surtout très fier d?avoir été performant avec Bordeaux dans des moments plus difficiles.C?est là que j?ai gagné le respect des gens qui aiment les Girondins.
VOUS AVEZ ÉCRIT UNE LETTRE, MI-MAI, JUSTE AVANT VOTRE DERNIER MATCH À LORIENT (1-1), POUR REMERCIER LES SUPPORTERS, MAIS AUSSI TOUTES LES PERSONNES QUI VOUS ONT APPORTÉ AUX GIRONDINS. VOUS Y AVEZ ÉGALEMENT MÊLÉ VOTRE TRISTESSE, VOTRE COLÈRE ET VOTRE ÉMOTION DE PARTIR. COMMENT EST VENUE CETTE IDÉE QUI N?EST PAS BANALE DANS LE MILIEU?

Cette lettre est sortie d?un coup. Je n?arrivais pas à dormir après mon dernier rendez-vous avec la direction des Girondins. J?essayais de comprendre. Je n?y arrivais pas.Tout est sorti en vingt minutes, vers minuit. J?ai lâché mon ressenti.Ce dernier témoignage était profond. Mon coeur a parlé. Mais il n?y a plus d?amertume. Je suis zen par rapport àma carrière. Partout où je suis passé, j?ai toujours tout donné.». F.V.
*Une rupture des ligaments croisés en 2003, une rupture du tendon d?Achille en 2007 et une autre rupture des ligaments croisés en 2016.
**Cédric Carrasso (5,96) a en effet devancé, à la moyenne des notes sur la saison,Alban Lafont (5,94) et Baptiste Reynet (5,89).
MAKING OF

LIEU hôtel Cap-Estel, à Èze.
DURÉE 42 minutes.
BOISSON CONSOMMÉE une orange pressée. TENUE bermuda gris et polo bleu marine, mocassins en daim.
NIVEAU DE CONNIVENCE AVEC L?INTERVIEWEUR 9/10.
AUTRE PERSONNE PRÉSENTE son épouse. LA QUESTION QU?ON A OUBLIÉ DE LUI POSER «Quel est le plus grand cru de Bordeaux dans votre cave?» NOMBRE DE FOIS OÙ IL A REGARDÉ SA MONTRE DURANT L?ENTRETIEN aucune. Très détendu. En vacances dans un cadre magique. LE TITRE QU?IL AURAIT BIEN CHOISI POUR L?ENTRETIEN «C?est mon dernier challenge». LES PROCHAINES INTERVIEWS QU?IL AIMERAIT LIRE DANS FF «Fabien Barthez, une référence à tous les niveaux. Il a toujours beaucoup de choses à transmettre. Il reste un modèle. ÉricGerets, un coach qui m?a marqué humainement et par son approche du métier. J?aurais aimé le fréquenter plus longtemps. On n?a fait que se croiser à l?OM.» LA NOTE QU?IL SE DONNE POUR CET ENTRETIEN 8/10.
 
 

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le 21 Juin 17 à 13h41

Toujours dans France-Football de cette semaine :

La curiosité

LERAGER, EN PLEIN MILIEU

NOUVELLE RECRUE DES GIRONDINS, L?INTERNATIONAL DANOIS EST CAPABLE D?ÉVOLUER À PLUSIEURS POSTES.

Jocelyn Gourvennec a de la suite dans les idées. Depuis de longs mois, il avait Lukas Lerager dans le viseur. Les premiers contacts remontaient au mercato hivernal mais, faute de cash, les Girondins n?avaient pu boucler l?affaire. Malgré l?intérêt d?autres clubs comme Anderlecht et Nice, l?ancien joueur de Zulte- Waregem a également été fidèle aux liens noués avec la cellule de recrutement bordelaise. Il a également obtenu de bonnes infos sur le club auprès de son compatriote de Toulouse Martin Braithwaite, qui intéresse aussi les Girondins. «C?était important à mes yeux d?avoir ce type de relation soutenue, avoue le milieu scandinave. L?entraîneur m?a dit qu?il avait vu des choses intéressantes dans mon jeu. Je suis un joueur d?équipe. Bordeaux peut me permettre de grandir.»
La carrière de ce milieu polyvalent, plus axial mais qui peut dépanner sur les deux côtés, s?est accélérée avec son transfert du Viborg FF à Zulte-Waregem, au début de l?été 2016, pour 400 000 euros et un contrat de trois ans. Lukas Lerager (23 ans) prend de l?épaisseur en Belgique avec une saison riche de quarantequatre apparitions, toutes compétitions confondues, pour six buts et trois passes décisives en Championnat. Il remporte même la Coupe de Belgique face à Ostende. Cette belle dynamique lui vaut d?honorer sa première cape en sélection danoise, début juin, face à l?Allemagne (1-1). À son poste fort de milieu relayeur, il est capable de vite se projeter vers l?avant. Bordeaux a déboursé autour de 3,7 M€ avec un contrat de quatre ans à la clé. Cinquième Danois de l?histoire à porter le maillot au scapulaire ? après Jakob Friis-Hansen, Niels- Christian Holmström, Bent Jensen et Jesper Olsen ?, Lukas Lerager est le deuxième joueur à signer derrière le gardien Benoît Costil, arrivé libre de Rennes et qui s?est engagé pour quatre ans. Bordeaux espère y voir clair rapidement sur les prolongations de prêt, voire les transferts définitifs, du latéral parisien Youssouf Sabaly et du défenseur du Zénith Saint-Pétersbourg, Vukasin Jovanovic. L?arrivée de Lerager comme milieu axial pourrait faire reculer Jérémy Toulalan d?un cran en tant que défenseur central. Une autre idée que Jocelyn Gourvennec a en tête.. F.V.
 
 
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