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Pseudo : critiques

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Revue de Presse/Web sur les Girondins

le 22 Févr. 17 à 18h46

Ben presque parce que ce n'est pas NDT qui dirigeait M6 en 1999 mais Jean Drucker.
Et la problématique du repreneur existe dès aujourd'hui : trouver quelqu'un qui a les reins solides et qui a envie de faire grandir le club.
 
La critique est aisée et l'art est difficile.
 

Pseudo : haan

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le 23 Févr. 17 à 01h23

critiques a écrit:
Et la problématique du repreneur existe dès aujourd'hui : trouver quelqu'un qui a les reins solides et qui a envie de faire grandir le club.
Oui pas évident ! pas sûr de trouver un investisseur (soi-disant) passionné qui accepte de perdre de l'argent chaque année...
Et en attendant M6 continue d'absorber le déficit...
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 26 Févr. 17 à 09h50

Dans "L'Equipe" papier ce matin:

LILLE 2-3 BORDEAUX 27E JOURNÉE LIGUE 1

Bordeaux est candidat
JOËL DOMENIGHETTI

LES GIRONDINS POURSUIVENT LEUR COURSE VERS L'EUROPE APRÈS LEUR TROISIÈME SUCCÈS DE RANG À L'EXTÉRIEUR, OÙ ILS VIENNENT D'INSCRIRE NEUF BUTS.

VILLENEUVE-D'ASCQ (NORD) ­ Après une première phase de Championnat chaotique, le frémissement offensif gagne la Gironde sous la houlette de Jocelyn Gourvennec, technicien bâtisseur dans la lignée de son parcours à Guingamp, et qui avait reconduit hier la même équipe qui s'était imposée contre l'En Avant une semaine plus tôt (3-0). L'entraîneur a été récompensé puisque sa formation l'a emporté en terre nordiste (3-2) et poursuit sa progression.
Le groupe bordelais est un mélange d'expérience et de jeunesse, avec un triptyque offensif qui va très vite (Kamano, Laborde, Malcom). Voilà les Girondins cinquièmes de la Ligue 1, décidés à mettre la pression sur Lyon, qui se rendra samedi prochain au Matmut-Atlantique avec, ce matin, un seul point d'avance au classement, mais deux matches en moins.
« C'est un tournant, estime le gardien Cédric Carrasso. On avait fait le match qu'il fallait et on a cinq, six minutes d'absence où l'on perd le contrôle et notre calme. C'était frustrant. Mais d'autres viendront ici se casser les dents. Des séries comme ça, il faut les prendre (cinq victoires sur les sept derniers matches de Championnat). Ça nous ouvre de nouvelles perspectives. À condition de garder le fil conducteur. » Bordeaux a conservé toutes ses chances, notamment grâce à ses remplaçants, qui ont changé le cours du match. Ce qui atteste de la dynamique de groupe et de ses ressources offensives avant la réception ce mardi de Lorient en huitièmes de finale de la Coupe de France.
"En début de saison, ça partait en banane"JOCELYN GOURVENNEC, ENTRAÎNEUR DE BORDEAUX

« À 1-2, j'avais les glandes, avoue Gourvennec. Au fond de moi, je me disais qu'on ne pouvait pas perdre cette rencontre. On a fait des changements, on est repassés à deux (attaquants) là-haut et le talent a fait la différence. À tour de rôle, les joueurs la font. Ounas fait défendre Palmieri, marque et le fait expulser. Je n'ai jamais vu mes joueurs sombrer. En début de saison, on a vécu des moments difficiles. Ça partait en banane. On ne finissait pas à onze. Le groupe est plus stable, plus mature. Collectiv ement, on est plus for ts aujourd'hui. Cela nous a permis de revenir dans le match. »
Bordeaux s'est imposé logiquement sans s'épargner quelques frayeurs, faute d'efficacité en première période. Il sait toujours aussi bien prendre la profondeur et accélérer le jeu. Il combine bien devant et a gagné la bataille du milieu.
« On a été punis pour ne pas avoir su faire le break, confirmait Gourvennec. Mais on n'a pas lâché. Les Lillois se sont mis à la faute par leurs exclusions (80e, 90e + 2). Je n'ai pas le sentiment que l'on jouait trop facile. Mais on n'appuyait pas assez notre finition. On a eu beaucoup de situations et quatorze tirs dont huit ou neuf cadrés. C'est énorme à l'extérieur. Trois victoires de suite à l'extérieur, ça résume l'état d'esprit du groupe. Les joueurs ont haussé leur niveau. Je me serais bien passé de ce genre de scénario. Mais quand on arrive à gagner comme ça on apprécie car ce n'est pas commun. Aller chercher des points dans la difficulté, c'est bon signe pour une équipe. »
`
1 C?est la 1re fois qu?Eder marque en tant que remplaçant, toutes compétitions confondues, depuis? le 10 juillet 2016. C'était lors de la finale de l?Euro avec le Portugal face à la France (1-0 a.p.). Opta

TOP

Ounas non noté Une entrée fracassante (75e) marquée par un doublé dont un deuxième but magnifique. L'ailier bordelais a rendu les phases de transition très dangereuses pour les Lillois par sa vitesse et ses qualités techniques. Audacieux, il a tenté une reprise sur un service de Ménez (78e). Puis il a remonté le terrain côté droit avant d'ajuster Enyeama, de l'intérieur du pied gauche, pour trouver la lucarne du gardien (82e).

FLOP

J. Alonso 3/10 La première titularisation du Paraguayen, liée au forfait de dernière minute de Basa, malade, a été un cauchemar. Lent dans ses déplacements, le défenseur a perdu de nombreux ballons en cherchant trop à soigner ses relances. En souffrance, il a été surpris par la talonnade de Laborde qui a décalé Vada (16e). Puis il a dévié la frappe d'Ounas trompant Enyeama (78e). Ses alignements ont aussi laissé à désirer. J. D.
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 01 Mars 17 à 07h47

Dans "L'Equipe" ce matin:

Bordeaux la joue conquérant
FRANCK LE DORZE

EN NET REGAIN DE FORME DEPUIS LE DÉBUT DE L'ANNÉE, LES GIRONDINS ET LEUR JEU OFFENSIF SE SONT IMPOSÉS GRÂCE À UN DOUBLÉ DE GAËTAN LABORDE. LORIENT, QUI AVAIT OUVERT LE SCORE, TRAÎNE SA PEINE.

BORDEAUX ­ Lorient n'est pas le Paris-SG, Bordeaux ne perd que contre le Paris-SG, donc Bordeaux s'est qualifié face à Lorient. Ce syllogisme pourrait résumer la soirée d'hier. Et étendre son efficience au début d'année des Girondins, qui se sont replacés à la 5e place en L 1, uniquement battus par le club de la capitale, et se sont qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe de France.
Ce ne fut certainement pas leur match le plus abouti, mais ils sont restés fidèles aux idées de jeu offensif de leur entraîneur, Jocelyn Gourvennec. Ses joueurs s'accomplissent désormais dans un 4-3-3 et si Kamano et Malcom n'en animaient pas les ailes au coup d'envoi, leurs remplaçants, Ménez et Ounas, n'ont pas démérité, à défaut d'avoir tout réussi. Au moins au départ.
Ainsi, à la 35e minute, les ultras bordelais ont harangué la quinzaine de supporters lorientais. « Les Merlus, une chanson ! » ontils scandé. Et ces derniers, le silence fait, se sont exécutés. Si le rythme n'était pas élevé, l'opposition s'avérait intéressante. Les Bretons ne se contentaient pas de défendre, ce qu'ils savent le moins faire, d'ailleurs. Cabot avait été contré par Ounas (17e), Cafu par Plasil (28e) et Marveaux par Carrasso (31e). Mais les Bordelais avaient à chaque fois répondu : Laborde obligeait Lecomte à se coucher (26e), puis Ménez (37e) et Laborde (44e) étaient victimes des réflexes du gardien lorientais. Du répondant, ils allaient devoir en montrer davantage en seconde période, puisqu'ils se retrouvaient rapidement menés sur un but de Jeannot, son premier de la saison, consécutivement à un centre de la droite d'Aliadière, mal repoussé par Carrasso (0-1, 47e).
Le changement tactique de Gourvennec

Peut-être eurent-ils la chance de devoir alors forcer la plus mauvaise arrière-garde de la plus mauvaise équipe du Championnat. Cependant, ils renversèrent la situation de belle manière, grâce à deux superbes mouvements. Le premier vit une talonnade de Sankharé, une frappe sur le poteau de Ménez et une conclusion pleine de sang-froid de Laborde (1-1, 61e). Le second offrit le doublé à Laborde d'un joli ballon piqué, résultat d'une offrande à une touche de Ménez, nous rappelant que le passeur pouvait être un grand joueur quand il le voulait (2-1, 72e). Il ne l'a pas toujours voulu, hier soir. Cette action était aussi la résultante immédiate du changement tactique opéré par Jocelyn Gourvennec, lui qui avait laissé son sacro-saint 4-4-2 pour le 4-3-3 donc, à la fin de l'année dernière. Avec la rentrée de Kamano à la place de Plasil (70e), impliqué sur l'action du but côté gauche, il venait de replacer Ménez en soutien de Laborde.
À l'arrivée, les regrets étaient pour les Lorientais, battus pour la quatrième fois d'affilée, non sans avoir démérité. Ça n'a pas suffi. Et ça ne suffira pas pour décrocher le maintien, leur seul et si important objectif de la fin de saison. `


Ménez aux deux visages
J. RI.

BORDEAUX ­ À nouveau titularisé côté gauche après deux entrées en jeu, la dernière marquée par une passe décisive à Lille, samedi (3-2), Jérémy Ménez s'est surtout illustré en seconde période, hier soir, en étant impliqué sur les deux buts des Girondins. Il y a d'abord eu cette frappe piquée qui a fini sur le poteau gauche de Lecomte. Laborde a fini le boulot (1-1, 61e). Sur le second but, alors qu'il se situait dans l'axe, il a spontanément servi Laborde en une touche dans la surface, de quoi prendre la défense lorientaise de vitesse. Nouvelle passe décisive, donc, pour l'international (24 sélections), et pour Laborde, comme au tour précédent contre Dijon en fin de match (2-1, le 31janvier).
Ménez a bien contribué à inverser le score, trois jours avant la réception de Lyon, alors qu'il avait semblé attaquer le match sans trop de conviction. Dans le mouvement, les appels, on ne le sentait pas trop en jambes, et Lecomte avait stoppé sa frappe du droit (37e). « Il aurait pu marquer en première, il lui manque juste le but, mais il a fait mal à Lorient sur la fin par sa capacité à éliminer et parce qu'il a très peu de pertes de balle, retenait Jocelyn Gourvennec. On a six joueurs offensifs, devenus efficaces, qui sont tous à un très bon niveau. On peut faire plusieurs associations, et il y a l'envie plus qu'hier de faire les choses ensemble. »

TOP

Laborde 7/10
C'est l'homme des Coupes. Le jeune attaquant bordelais, opportuniste, a réussi un doublé qui porte à onze son total de buts cette saison, dont sept dans les Coupes. Après avoir buté sur Lecomte (26e, 44e), il a d'abord marqué du droit en étant à l'affût d'un ballon renvoyé par le poteau (61e), avant d'assurer la qualification sur une jolie frappe piquée du gauche (72e).

FLOP

S. Moreira 3/10
Les deux buts bordelais sont venus de son côté. Vite averti pour avoir séché Ménez (19e), il a manqué de rigueur et d'agressivité en laissant notamment Kamano trop libre de son mouvement sur le deuxième but. Il a commis quelques maladresses et n'a pas compensé par un élan offensif.J. Ri.


Les notes de l'E.: Laborde: 7; Menez: 6; Carasso : 4; tous les autres: 5
 
 

Pseudo : ciob4546

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le 01 Mars 17 à 17h57

B.Genesio "Je trouve que @girondins est une équipe qui nous ressemble un peu. C'est un match très important pour nous" #FCGBOL

12:51 - 1 Mars 2017
 
 

Pseudo : Fred59

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le 02 Mars 17 à 18h58

ciob4546 a écrit:
B.Genesio "Je trouve que @girondins est une équipe qui nous ressemble un peu. C'est un match très important pour nous" #FCGBOL

12:51 - 1 Mars 2017

Faux. C'est Lyon qui ressemble à Bordeaux. #Nuancedeouf
Edité le 02/03/2017 à 19:00
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 04 Mars 17 à 08h09

Dans "L'Equipe" aujourd'hui :

L'OL LÂCHE PRISE
VINCENT DULUCDE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

LES LYONNAIS ONT LAISSÉ S'ENVOLER LEUR DERNIER ESPOIR DE PODIUM À BORDEAUX, OÙ ILS SE SONT MONTRÉS BIEN TROP FAIBLES PENDANT PLUS D'UNE HEURE. LES GIRONDINS, EUX, PEUVENT VRAIMENT JOUER L'EUROPE.

BORDEAUX ­ Ce ne fut pas exactement légendaire, mais ainsi se dessine le football du deuxième étage en Ligue 1, loin derrière le podium. De plus en plus loin d'ailleurs : de fait, c'est Lyon qui a perdu le plus hier soir, en concédant son deuxième match nul de la saison (1-1), arraché par un but tardif de Mammana (79e). Bordeaux et Lyon se disputeront une place en Ligue Europa, et cela ne représentera pas le même accomplissement pour les deux clubs. Pour Bordeaux, ce serait la récompense de l'émergence d'une grande solidité assortie à une transition rapide qui a énormément fait souffrir Lyon hier soir. Pour l'OL, ce sera un déclassement, entériné par ces deux points perdus qui vont éteindre ses rêves secrets d'un podium arraché sur le fil. Les Rhodaniens ont évité une onzième défaite mais, sur le plan comptable, ils savent exactement ce qu'ils ont perdu.
Il n'y a pas grand-chose à reprocher aux Bordelais dans la soirée, sinon pour constater que leur stratégie s'est essoufflée lorsque Valbuena est entré en jeu et que Lyon a changé de système. La compacité de leur bloc, qui a constamment coupé les lignes de passes du jeu lyonnais, a rendu l'OL à l'impatience et à l'impuissance. Il suffisait aux Girondins d'attendre, et sur chaque ballon perdu ils se sont projetés en vitesse et en nombre. Ils ont marqué ainsi, sur un ballon de Gonalons peu attaqué par Fekir et avalé par le contre bordelais jusqu'au but de Vada (16e). Le problème, évidemment, était qu'il était hors jeu sur la passe de Kamano et que l'assistant n'a rien vu. La soirée n'a pas été un triomphe pour M. Schneider et son équipe, d'ailleurs, puisque Diakhaby n'aurait pas dû réchapper d'une faute sur Malcom (38e) qui valait penalty, quelque exagération que le Brésilien ait affichée.
Valbuena plus dangereux que Fekir

Les Lyonnais sont longtemps passés à côté de leur match, dans leur 4-3-3 de départ qui laissait Valbuena sur le banc, au profit d'un milieu à trois brouillon et dépassé, d'une attaque étouffée et du fantôme de Fekir. Ce dernier n'a pas exactement montré qu'il méritait de jouer à la place de Valbuena : par la légèreté de son attitude et l'indifférence de son replacement à droite, il semble toujours vouloir envoyer le message qu'il veut jouer dans l'axe, et son faible travail défensif devient vite contagieux.
Or les résultats de l'OL obéissent à une règle quasi scientifique : quand la moitié de l'équipe est performante, Lyon gagne, en général. Hier, c'était vraiment moins de la moitié. Sans impact, sans justesse et sans la moindre intensité à la perte de balle, les Lyonnais ont eu des occasions par habitude, avec Lacazette (10e) et un enchaînement de Depay joliment sauvé par Carrasso (28e), mais ils n'ont pas affiché un niveau de jeu honorable avant le coaching de Bruno Genesio. En remplaçant Gonalons par Valbuena (59e) et en passant en 4-23-1, les Lyonnais sont soudain redevenus dangereux par vagues, d'autant que les adducteurs de Toulalan sifflaient depuis un moment et que le maillage bordelais se desserrait. Et si ce n'était définitivement pas la soirée de Lacazette (75e), Valbuena aura été passeur pour la tête de Mammana (79e), sur une égalisation qui a sauvé les apparences plutôt que la soirée lyonnaise.
Alors que le jeu de Bordeaux est largement assez cohérent et structuré pour embêter jusqu'au bout les équipes qui jouent dans la même cour que lui, Lyon n'a plus que la Ligue Europa pour espérer revenir, la saison prochaine, en Ligue des champions. Même si les Lyonnais arrivent toujours à se hisser à un bon niveau quand l'adversaire a des références, la nuit des observateurs de l'AS Rome n'a pas dû être traversée par une intense migraine. `

21 Lyon n?avait plus fait match nul en Ligue 1 depuis le 18 septembre 2016 à Marseille (0-0). Le résultat d'hier soir à Bordeaux (1-1) met fin à une série de 21 rencontres sans partager les points dans l?élite (13 victoires, 8 défaites). Opta

TOPS

Vada 7/10
Outre son but, inscrit en position de hors-jeu en première période, le milieu argentin a dégagé une belle aisance technique et a orienté habilement le jeu. Défensivement, avec Younousse Sankharé à sa gauche, il s'est montré très efficace pour fermer les lignes de passes lyonnaises.
Kamano 6/10
Sa vitesse balle au pied a constamment fait reculer ses défenseurs, comme pour le but de son équipe, sur lequel il est passeur décisif. Son action type, consistant à repiquer depuis son côté gauche pour tirer de son pied droit, a plusieurs fois mis l'OL en danger. À noter aussi son contrôle manqué à la 69e minute qui coûte une occasion à son équipe et ses deux frappes contrées à la 90e + 1.
Valbuena non noté
Son entrée (59e) a coïncidé avec le mieux-être lyonnais, tout sauf un hasard. Contre une formation bien regroupée, il a apporté du liant dans le jeu mais surtout sa qualité sur les coups de pied arrêtés. Après une première alerte (72e), l'international a trouvé la tête de Mammana, auteur de l'égalisation (79e).

FLOPS

Jovanovic 4/10
Le défenseur central serbe, arrivé au mercato d'hiver, n'a pas réalisé un mauvais match, mais ses interventions n'ont pas toujours été franches. Balle au pied, il a quelquefois semblé embarrassé et sans solution, ce qui n'a pas aidé les Girondins lorsqu'ils étaient pressés.
Gonalons 4/10
Un match sans relief durant lequel le milieu de terrain, de retour dans le groupe lyonnais, a été à la peine défensivement. Souvent en retard, ce qui lui a valu un avertissement (21e), le capitaine de l'OL a été doublement coupable sur le but (hors-jeu) de Vada : il perd le ballon avant de lâcher le marquage du milieu bordelais. Bruno Genesio a fait le choix de le remplacer à l'heure de jeu par Valbuena.
Fekir 3/10
L'installer sur l'aile droite de l'attaque lyonnaise n'a pas été une franche réussite mais la faute lui incombe principalement. Outre le fait de n'avoir fait aucune différence balle au pied, il s'est également désintéressé des tâches défensives. Comme trop souvent lorsqu'il joue sur un côté...A. M. L. et E. T.


Une erreur dans chaque sens
MERY TAISNE

L'ARBITRE S'EST TROMPÉ EN VALIDANT À TORT L'OUVERTURE DU SCORE DES BORDELAIS, PUIS EN LES PRIVANT D'UN PENALTY.

BORDEAUX ­ Les esprits se sont bien échauffés en fin de match lorsque l'OL poussait pour arracher un succès qui lui aurait permis d'entretenir ses espoirs de podium. Mais en dehors des trois avertissements distribués à Valbuena (85e), Ferri (90e) et Pallois (90e) à la suite d'accrochages, on se demande encore comment M. Schneider a trouvé le moyen de sortir neuf cartons jaunes ­ cinq pour les Girondins, quatre pour les Lyonnais ­ dans un match qui s'est globalement déroulé sans animosité particulière. « Je trouve que c'est beaucoup alors qu'il n'y a pas eu de vilains gestes, a reconnu Bruno Genesio. Ce n'était pas plus engagé que ce qu'on a l'habitude de voir en Championnat. Les conditions climatiques ­ avec un terrain glissant, des tacles ­ ont peut-être favorisé tout ça. Mais c'est resté dans les normes.»
L'entraîneur lyonnais n'en a pas rajouté. Il y avait pourtant des choses à redire sur l'arbitrage de M. Schneider. Notamment sa décision de valider l'ouverture du score de Vada... en position de hors-jeu (16e). Mais comme il s'est de nouveau trompé, juste avant la pause, en faveur des Lyonnais cette fois, Genesio a fait profil bas. « On m'a dit qu'il y avait hors-jeu, mais c'est un fait de jeu qu'on ne maîtrise pas, a-t-il d'abord indiqué. Il aurait peut-être aussi sifflé penalty s'il n'y avait pas eu ce but...»
À la 38e minute, Malcom a été stoppé irrégulièrement par Diakhaby, mais plutôt que de siffler le penalty qui s'imposait, M. Schneider a sanctionné une simulation du Brésilien. « Je trouve ça très sévère, a regretté Jocelyn Gourvennec. Parfois, c'est litigieux, mais, là, ça ne l'était pas. Malcom n'en rajoute pas, il élimine Diakhaby et il se fait prendre le pied. L'arbitre s'est trompé. » Une compensation consécutive à sa première erreur ? « Je ne suis pas sûr qu'il sache que Valentin est hors-jeu. Dans le doute, il a donné avantage à l'attaque. » Plutôt que de s'appesantir sur ces faits de jeu, l'entraîneur bordelais a fait remarquer que son équipe aurait également pu faire le break dans le jeu. Elle ne l'a pas fait. Son principal regret.


Bordeaux cale, mais avance
ANTOINE MAUMON DE LONGEVIALLE

LES GIRONDINS ONT MANQUÉ L'OCCASION DE CREUSER L'ÉCART AVEC LEURS POURSUIVANTS. POUR LEUR ENTRAÎNEUR, CE NUL CONFIRME TOUTEFOIS LES RÉCENTS PROGRÈS.

BORDEAUX -­ On s'est longtemps dit que Bordeaux allait enfin basculer. Cinquièmes au coup d'envoi, les joueurs de Jocelyn Gourvennec pouvaient revenir à un point de Lyon et mettre l'OM et SaintEtienne à six unités en cas de victoire. De quoi leur donner un beau matelas dans la course à l'Europe avant leurs deux déplacements sur la Côte d'Azur, à Monaco (le 11 mars) et à Nice (le 2 avril), séparés par la réception de Montpellier (le 18 mars).
Avec un arbitrage d'abord favorable si l'on s'en tient au horsjeu non signalé de Vada sur son but, et une attaque lyonnaise au diapason d'un Alexandre Lacazette dont la meilleure balle de but a terminé dans le petit filet (10e), les conditions semblaient réunies pour voir une cinquième victoire bordelaise en six matches ­ Coupe de France comprise. Mais malgré la vitesse de Kamano et la justesse de Vada et Malcom, les Girondins ont surtout subi. Cela a fonctionné plus de soixante-quinze minutes. La discipline collective témoigne d'un vrai progrès au regard de la phase aller. Mais laisser le ballon aux Lyonnais était aussi le meilleur moyen de s'exposer à un retour...
« Il y a trois éléments de réponse à ça, a énuméré l'entraîneur girondin. On a marqué assez vite (16e), ce qui nous a mis dans une position favorable. Le deuxième point, c'est qu'on voulait réduire au maximum les espaces dans notre dos parce que les Lyonnais les prennent très bien. Le troisième, c'est que Lyon a de la maîtrise et de l'expérience. Ce n'était pas forcément un choix de laisser le ballon, c'est aussi dû au rapport de force. » Bordeaux a bien essayé de passer à un schéma en 4-4-2, avec l'entrée de Ménez en fin de match (84e), mais son temps fort était passé malgré une ultime double tentative de Kamano (90e+1).
« C'est une bonne soirée, j'ai envie d'être positif, retenait Gourvennec. Il n'y a pas très longtemps, quand je vous retrouvais après le match, vous souligniez à juste titre le côté poussif de notre jeu. Là, le match a été vivant. On a su rester présents. On a progressé. » Mais en confirmant des limites récurrentes au Matmut Atlantique. Bordeaux a laissé deux nouveaux points en route et n'est que la douzième équipe à domicile, alors qu'elle est la seule à avoir reçu déjà quinze fois...
Avec six déplacements lors des dix dernières journées, c'est aussi loin de chez eux que les Girondins devront chercher l'Europe.
 
 

Pseudo : haan

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le 04 Mars 17 à 10h23

Merci pour ces articles.
Bien d'accord avec l'Equipe qui note Vada en haut de son top. Ce p'tit gars là prend de l'envergure match après match.
Il est vrai que l'arrivée de Sankharé devrait lui faciliter sa progression en se concentrant peut-être plus sur les phases offensives voire même en meneur de jeu.
 
 

Pseudo : ciob4546

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le 05 Mars 17 à 15h43

sports.orange.fr...
L1 - Bordeaux : Malcom vers le FC Séville ?©Media365

Rédaction , publié le dimanche 05 mars 2017 à 11h28

Le FC Séville avait envoyé un émissaire au Matmut Atlantique vendredi pour observer Malcom lors du nul de Bordeaux contre Lyon (1-1), d'après le quotidien andalou Estadio Deportivo.

Bordeaux aura fort à faire pour conserver Malcom l'été prochain. Le milieu offensif brésilien (20 ans), qui figure parmi les révélations de la saison en France (six buts et deux passes décisives toutes compétitions confondues), est surveillé de près par divers clubs européens. En tête de liste se trouve le FC Séville, qui avait envoyé un émissaire au Matmut Atlantique pour assister au match entre les Girondins et Lyon vendredi (1-1), d'après les informations du quotidien andalou Estadio Deportivo. Le club aurait un ?il de longue date sur le natif de Sao Paulo, puisqu'il l'avait déjà dans le viseur quand il évoluait encore aux Corinthians et il avait placé un observateur en tribunes lors de Bordeaux-Caen en septembre dernier (0-0). Selon Estadio Deportivo, le FC Séville ne serait pas seul sur les rangs pour recruter le joueur sous contrat jusqu'en 2020 avec l'actuel cinquième de L1. Pour preuve, Manchester United, Liverpool et Monaco avaient aussi des représentants dans les travées du Matmut Atlantique vendredi.
Edité le 05/03/2017 à 15:45
 
 

Pseudo : Fred59

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le 05 Mars 17 à 16h24

ciob4546 a écrit:
sports.orange.fr...
L1 - Bordeaux : Malcom vers le FC Séville ?©Media365

Rédaction , publié le dimanche 05 mars 2017 à 11h28

Le FC Séville avait envoyé un émissaire au Matmut Atlantique vendredi pour observer Malcom lors du nul de Bordeaux contre Lyon (1-1), d'après le quotidien andalou Estadio Deportivo.

Bordeaux aura fort à faire pour conserver Malcom l'été prochain. Le milieu offensif brésilien (20 ans), qui figure parmi les révélations de la saison en France (six buts et deux passes décisives toutes compétitions confondues), est surveillé de près par divers clubs européens. En tête de liste se trouve le FC Séville, qui avait envoyé un émissaire au Matmut Atlantique pour assister au match entre les Girondins et Lyon vendredi (1-1), d'après les informations du quotidien andalou Estadio Deportivo. Le club aurait un ?il de longue date sur le natif de Sao Paulo, puisqu'il l'avait déjà dans le viseur quand il évoluait encore aux Corinthians et il avait placé un observateur en tribunes lors de Bordeaux-Caen en septembre dernier (0-0). Selon Estadio Deportivo, le FC Séville ne serait pas seul sur les rangs pour recruter le joueur sous contrat jusqu'en 2020 avec l'actuel cinquième de L1. Pour preuve, Manchester United, Liverpool et Monaco avaient aussi des représentants dans les travées du Matmut Atlantique vendredi.

A ce rythme-là, la liste des courtisans risque d'être bien plus longue encore... (Tu as oublié l'Inter Milan au passage...)
 
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 10 Mars 17 à 07h56

Dans "L'Equipe" de ce matin:

LIGUE 1 BORDEAUX

TRIAUD, LA RUPTURE TRANQUILLE
PIERRE-ÉTIENNE MINONZIO (AVEC E. M.)


JEAN-LOUIS TRIAUD N'A MONTRÉ AUCUN ÉTAT D'ÂME AU MOMENT D'ANNONCER SON DÉPART, QUI LUI A ÉTÉ IMPOSÉ PAR SON PATRON ET AMI, NICOLAS DE TAVERNOST.

LE HAILLAN (GIRONDE) ­ L'histoire retiendra que la dernière phrase officiellement prononcée par Jean-Louis Triaud en tant que président des Girondins de Bordeaux a été d'une importance rare : « Je vais me mettre au régime, parce que j'ai du mal avec mon swing, il faut que je perde 2, 3 kilos... »
Cette boutade reflétait bien le message que voulait faire passer le dirigeant lors de la conférence de presse qu'il a donnée hier, au Haillan, pour annoncer son remplacement par un administrateur du club, Stéphane Martin (voir par ailleurs), assis à ses côtés. D'humeur badine, Triaud, en poste depuis 1996, a tenu à dédramatiser cette transition, insistant sur le fait qu'il resterait au sein du club (en tant que président du conseil d'administration) et que le pouvoir n'allait pas lui manquer, puisqu'il pourrait donc s'améliorer au golf, mais aussi se consacrer à ses vignes et passer des «week-ends en famille».
La réalité est sans doute plus complexe. On soupçonne qu'il quitte à regret cette fonction qui le passionnait et qu'il ne peut s'en plaindre ouvertement. Puisque son remplacement a été acté par un de ses amis de longue date, Nicolas de Tavernost, le responsable de M 6, le groupe propriétaire des Girondins, que Triaud était allé chercher en 1999 pour renforcer le club.

" La décision était dans les tuyaux depuis plusieurs semaines ou mois, mais il fallait attendre que Stéphane (Martin) soit totalement libéré de ses nouvelles obligations,, JEAN-LOUIS TRIAUD

« On voulait plus s'impliquer dans la gestion opérationnelle, confirmera un peu plus tard De Tavernost. On voulait aussi qu'il y ait un professionnel permanent dans la présidence exécutive du club. Il y a quand même de gros enjeux sur le stade et Jean-Louis n'a pas le temps de tout faire en tant que bénévole. On veut un peu professionnaliser la gestion, d'un commun accord avec Jean-Louis. » L'intéressé présente les faits un peu différemment (« C'est De Tavernost qui a pris l'initiative ») et précise que son âge (67 ans) a également joué un rôle dans son départ : « On ne peut pas dire que j'incarne l'avenir ». Une formule qui ressemble fort à celle qu'a utilisée lundi dernier Alain Juppé, l'édile bordelais, pour justifier son refus définitif de concourir à l'élection présidentielle... Après ce discret clin d'oeil, Triaud a tenu à expliquer le timing étonnant de cette passation de pouvoir, dans une période où le club a surtout besoin de stabilité, alors que les joueurs de Jocelyn Gouvernnec se déplacent demain chez l'ogre monégasque. « En fait, la décision (de le remplacer) était dans les tuyaux depuis plusieurs semaines ou mois, mais il fallait attendre que Stéphane (Martin) soit totalement libéré de ses nouvelles obligations (voir par ailleurs). On avait une opportunité avec cet homme qui nous avait convaincu de ses qualités, donc il aurait été idiot d'attendre. » On jurerait qu'il pense le contraire, et qu'il aurait volontiers terminé son mandat en allant chercher une quinzième qualification européenne. Mais il n'en a rien montré, préférant plaisanter sur sa relation avec Alain Deveseleer, qui reste, lui, à son poste de directeur général délégué : « On a vécu en couple pendant des années, on a bien travaillé mais on n'a pas eu d'enfants.»
Quelques minutes plus tard, une fois la conférence terminée, Triaud s'est brièvement isolé pour griller une cigarette, affichant un regard un peu las. À ce moment-là, il pensait sans doute moins aux progrès qu'il doit accomplir en golf qu'à la fin brutale d'une aventure longue de vingt et un ans. `

EN BREF

67 ans Girondins de Bordeaux Président depuis 1996
Palmarès :2 Championnats de France (1999, 2009) 3 Coupes de la Ligue (2002, 2007, 2009) 1 Coupe de France (2013) 2 Trophées des champions (2008, 2009).


Martin, un inconnu passionné

Frédéric Lancelot/L'Équipe

Lorsque le nouveau président de Bordeaux s'est présenté hier en conférence de presse, en compagnie de Jean-Louis Triaud, même les suiveurs les plus assidus du club ignoraient qui il était. Stéphane Martin, qui n'a aucun lien de parenté avec Henri Martin (*), est ainsi un inconnu du monde du football, même s'il occupait depuis juin 2016 un poste d'administrateur indépendant aux Girondins. « C'est moi qui ait frappé à la porte, a expliqué ce banquier de quarante-six ans. Je suis passionné et je me suis proposé pour collaborer à la vie du club, tout en continuant mon travail à côté ».
Il faut croire que son action a marqué les esprits car moins d'un an plus tard, il a quitté son job pour devenir président salarié de Bordeaux (alors que son prédécesseur était bénévole). « Il est Bordelais, il aime beaucoup le foot. C'est un entrepreneur. Il va apporter ses qualités professionnelles », justifie Nicolas de Tavernost, le patron de M 6.
S'il est effectivement originaire de Bordeaux, Martin a vite migré à Paris pour ses études (Sciences Po, Essec), puis vers l'Espagne, où il travaillait récemment, selon Sud Ouest, pour la banque Santander. Malgré l'éloignement géographique, il n'a cessé de suivre les résultats de son équipe de coeur. « Il m'a étonné par sa culture (des Girondins), a soufflé Triaud.
On peut difficilement le coller sur l'histoire du club ». Pour ses premiers pas dans sa nouvelle fonction, Martin a affiché des ambitions prudentes . Il souhaite « regarder ce qui peut être amélioré dans la partie non sportive, comme le marketing » et se satisfait du classement actuel de Bordeaux en L 1 : « Il n'y a pas à rougir d'être cinquième, vu les clubs qui sont devant nous : le PSG, Monaco, Lyon qui a aussi un budget très élevé... Aujourd'hui, c'est quand même compliqué d'être mieux que cinquième : désolé d'être un peu rabat-joie. Ce qui ne nous interdit pas de rêver à mieux, ponctuellement sur une saison où tout nous réussirait ». Ce qui serait un bon moyen pour lui de se faire un nom dans le milieu du ballon rond. P.-E. M.(avec E. M.)
(*) Beau père de Jean-Louis Triaud, il a été président des Girondins entre 1961 et 1971.


Bon comme le Bordeaux
BERNARD LIONS

GRAND VITICULTEUR, À LA FOIS PATERNALISTE ET PÈRE FOUETTARD, JEAN-LOUIS TRIAUD LAISSERA UNE TRACE INDÉLÉBILE.

Un soir, en allant retrouver son équipe après un match, JeanLouis Triaud s'est soudain arrêté net. « Des joueurs chantent après la victoire ? J'ai dû me tromper de vestiaire... » Hier après-midi, il a filé tout droit vers la porte de sortie. Sans s'arrêter cette fois-ci, ce président débonnaire et volontiers pince-sans-rire a décidé de refermer le livre d'or de ses vingt et un ans de présidence. « Cette grande personne a trop donné, c'est normal qu'il soit fatigué», estime Pascal Feindouno, qui lui a offert le premier de ses deux titres de Champion de France, en 1999.
Triaud avait commencé à écrire la première page de sa présidence bien avant cela, un peu par hasard et beaucoup par tradition familiale. Tombé dans l'Ovalie quand il était tout petit, il a mis fin à sa carrière de troisquarts centre de D 2 au Stade Bordelais quand, à vingt-quatre ans, son coeur s'est emballé pour Françoise, fille unique d'Henri Martin. Ce puissant viticulteur du Médoc, amateur de chevaux et de football, a été président des Girondins (1961-1971), puis président d'honneur jusqu'à sa mort.
Après une jeunesse en dilettante appartenant à celle de Salut les copains, bonjour à une vie d'adulte se conjuguant entre football et vin. Ou plutôt l'inverse. Car depuis 1973, Triaud reste un grand professionnel de la vigne, avant de devenir un bénévole averti du ballon rond. Comme administrateur du club lors de sa faillite en 1991, tout d'abord. Comme président après le retrait d'Alain Afflelou en mai 1996, ensuite.
Son pouvoir, Triaud a su le renforcer trois ans après quand les Girondins furent vendus à la chaîne M6 de Nicolas de Tavernost, son ami de fac de droit et de Sciences Po, de préférence au groupe anglais ENIC, candidat de Jean-Didier Lange, resté président de l'association.
" On arrivait quand même à le faire rigoler et à doubler la prime PASCAL FEINDOUNO,,

Jusqu'à hier donc, Triaud dirigeait Bordeaux depuis ses vignes et sans interruption, hormis la parenthèse de Dominique Imbault, l'éphémère «président glamour » (20 juin 2002-8 janvier 2003). Au point d'avoir fini par incarner l'image des Girondins. Même si, contrairement à Louis Nicollin à Montpellier, il n'était que président délégué, sous la tutelle de plus en plus présente de M6. « Sa force, c'est d'avoir su s'adapter au monde du football en restant un homme droit, simple et ouvert, observe Marius Trésor, aux Girondins depuis 1984. On le dit glaçant. C'est faux. C'est un chambreur, très paternaliste.»
Feindouno se marre encore des sorties médiatiques de ce respectable châtelain aquitain qui, en souvenir de ses folles nuits estudiantines, avait effectué un tour d'honneur avec Serge le lama avant un derby de l'Atlantique face à Nantes (en 2013). «C'était un vrai et un très bon président. Il avait des affinités avec les joueurs car il était capable de mettre les choses sur la table. On arrivait quand même à le faire rigoler et à doubler la prime. » Quand ça gagnait. Mais quand ça perdait ou jouait mal, Triaud se muait en père Fouettard pour les traiter de «poules mouillées», ou de «mauviettes». Au choix.
Débonnaire, homme de la terre, il se retire sans rien réclamer en héritage : « Ça m'arrange de ne pas revendiquer les titres, car sinon il faudrait aussi que je revendique les mauvaises saisons et les déculottées, comme la demi-finale de Coupe de France contre Calais (1-3 a.p., le 12 avril 2000), où jouaient un boulanger, un électricien et je ne sais pas quoi encore. Et ça, je n'en ai pas envie. » À soixante-sept ans, Triaud a juste envie de prendre un peu plus de recul.
 
 

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le 11 Mars 17 à 07h46

Dans "L'Equipe" du jour:

MONACO 16 H 45 BORDEAUX 29E JOURNÉE LIGUE 1

Dernière ligne droite
RÉGIS TESTELIN

IL RESTE DIX MATCHES AUX MONÉGASQUES POUR ALLER AU BOUT DE LEUR RÊVE ET CHIPER LE TITREAU PARIS-SG. LE PREMIER D'ENTRE EUX, CONTRE BORDEAUX, SEMBLE L'UN DES PLUS CORSÉS.

MONACO - Ils en rêvent secrètement, depuis la troisième journée, et leur victoire contre le Pa-ris-SG, à Louis-II, fin août (3-1). Ce soir-là, les Monégasques ont découvert un autre visage du champion de France, plus fragile, plus vulnérable, moins dominant. Ils s'étaient vus eux-mêmes très beaux et ils avaient raison. C'est effectivement l'année ou jamais pour l'ASM d'aller chercher ce titre de champion après lequel elle court depuis dix-sept ans.
« Lannée ou jamais» est une réplique régulièrement entendue dans la bouche des dirigeants monégasques, convaincus que les Parisiens n'ouvriront pas la porte aussi grand deux années d'affilée. Et puis Monaco pourrait beaucoup vendre, cet été, et son effectif risque de perdre en qualité, la saison prochaine. Leo-nardo Jardim et ses joueurs continuent de clamer qu'ils ne lâcheront aucune des quatre compétitions dans lesquelles ils sont engagés, c'est à leur hon-neuret c'est la vérité, mais s'il ne devait en rester qu'une, ce serait la Ligue 1, plus accessible et moins aléatoire que la Ligue des champions, un doux rêve et une belle vitrine plus qu'un réel objectif. Remporter le titre en coiffant le monstre parisien et le voisin niçois, Monaco ne pense qu'à ça.
Il lui reste dix matches pour y parvenir et son programme n'a rien d'insurmontable : Bordeaux, Saint-Étienne, Dijon, Toulouse et Lille, à domicile, où l'ASM a gagné douze fois sur quatorze. Et cinq déplacements à Caen, Angers, Lyon, Nancy et Rennes. Le voyage fin avrilau Parc OL, où Monacoen avait pris six la dernière fois, se situe au niveau un de dangerosité, d'autant que Jardim n'a toujours pas battu Ï'OL, etAngerspeut être une terre de souffrance, comme l'an passé (0-3). Mais sinon ?Si-non, il y a sans doute ce rendez-vous contre Bordeaux, troisième équipe la plus performante de la phase retour.
L'ASM rarement à son aise avant un match de C1

Quatre jours avant le match re-tourde Ligue des champions con-tre City (3-5 à l'aller), il y avait mieux, moins en forme et plus facile à affronter «Ça ne dépendra que de nous, affirmait Kamil Glik, il ya deux jours. On a eu une semaine entière pour préparer te match de Bordeaux, on s'est bien reposé mentalement. La clé, cesera la tête.» Il n'est pas fréquent que les Monégasques ne jouent qu'une fois par semaine, hors coupure internationale. Cela ne leur est arrivé que trois fois cette saison, à chaque fois avant un rendez-vous de Ligue des champions et ils n'ont gagné qu'un match sur trois. Comme s'ils avaient du mal à réenclencher la machine.
À moins que la perspective du rendez-vous européen à venir soit à ce point casse-pattes. Ilya trois semaines, Monaco avait lâché deux points à Bastia (1-1), avant le match aller contre City. « On avait dominé sans réussir à gagner, rappelle Glik, qui sera suspendu mercredi. Cest compli-qué de tout gagner, tout le temps. Restons focalisés sur Bordeaux, on aura le temps de penser à City plus tard. »
Jardim aussi n'a pas oublié le 1-1 de Furiani,et sait que les Gi-rondins ont gagné en régularité, depuis le match aller (4-0, le 10 décembre). « Il faudra jouer à notre meilleur niveau pour prendre les trois points, assure l'entraîneur portugais. Et on aura besoin de se souvenir du match de Bastia : les expériences sont toujours une leçon. Uobjectif est degarder l'avantage sur nos adversaires en Championnat. » C'est bien plus que cela, c'est une obsession.RESTE DIX MATCHES AUX MONÉGASQUES POUR ALLER AU BOUT DE LEUR RÊVE ET CHIPER LE TITREAU PARIS-SG. LE PREMIER D'ENTRE EUX, CONTRE BORDEAUX, SEMBLE L'UN DES PLUS CORSÉS.

MONACO - Ils en rêvent secrètement, depuis la troisième journée, et leur victoire contre le Pa-ris-SG, à Louis-II, fin août (3-1). Ce soir-là, les Monégasques ont découvert un autre visage du champion de France, plus fragile, plus vulnérable, moins dominant. Ils s'étaient vus eux-mêmes très beaux et ils avaient raison. C'est effectivement l'année ou jamais pour l'ASM d'aller chercher ce titre de champion après lequel elle court depuis dix-sept ans.
« Lannée ou jamais» est une réplique régulièrement entendue dans la bouche des dirigeants monégasques, convaincus que les Parisiens n'ouvriront pas la porte aussi grand deux années d'affilée. Et puis Monaco pourrait beaucoup vendre, cet été, et son effectif risque de perdre en qualité, la saison prochaine. Leo-nardo Jardim et ses joueurs continuent de clamer qu'ils ne lâcheront aucune des quatre compétitions dans lesquelles ils sont engagés, c'est à leur hon-neuret c'est la vérité, mais s'il ne devait en rester qu'une, ce serait la Ligue 1, plus accessible et moins aléatoire que la Ligue des champions, un doux rêve et une belle vitrine plus qu'un réel objectif. Remporter le titre en coiffant le monstre parisien et le voisin niçois, Monaco ne pense qu'à ça.
Il lui reste dix matches pour y parvenir et son programme n'a rien d'insurmontable : Bordeaux, Saint-Étienne, Dijon, Toulouse et Lille, à domicile, où l'ASM a gagné douze fois sur quatorze. Et cinq déplacements à Caen, Angers, Lyon, Nancy et Rennes. Le voyage fin avrilau Parc OL, où Monacoen avait pris six la dernière fois, se situe au niveau un de dangerosité, d'autant que Jardim n'a toujours pas battu Ï'OL, etAngerspeut être une terre de souffrance, comme l'an passé (0-3). Mais sinon ?Si-non, il y a sans doute ce rendez-vous contre Bordeaux, troisième équipe la plus performante de la phase retour.
L'ASM rarement à son aise avant un match de C1

Quatre jours avant le match re-tourde Ligue des champions con-tre City (3-5 à l'aller), il y avait mieux, moins en forme et plus facile à affronter «Ça ne dépendra que de nous, affirmait Kamil Glik, il ya deux jours. On a eu une semaine entière pour préparer te match de Bordeaux, on s'est bien reposé mentalement. La clé, cesera la tête.» Il n'est pas fréquent que les Monégasques ne jouent qu'une fois par semaine, hors coupure internationale. Cela ne leur est arrivé que trois fois cette saison, à chaque fois avant un rendez-vous de Ligue des champions et ils n'ont gagné qu'un match sur trois. Comme s'ils avaient du mal à réenclencher la machine.
À moins que la perspective du rendez-vous européen à venir soit à ce point casse-pattes. Ilya trois semaines, Monaco avait lâché deux points à Bastia (1-1), avant le match aller contre City. « On avait dominé sans réussir à gagner, rappelle Glik, qui sera suspendu mercredi. Cest compli-qué de tout gagner, tout le temps. Restons focalisés sur Bordeaux, on aura le temps de penser à City plus tard. »
Jardim aussi n'a pas oublié le 1-1 de Furiani,et sait que les Gi-rondins ont gagné en régularité, depuis le match aller (4-0, le 10 décembre). « Il faudra jouer à notre meilleur niveau pour prendre les trois points, assure l'entraîneur portugais. Et on aura besoin de se souvenir du match de Bastia : les expériences sont toujours une leçon. Uobjectif est degarder l'avantage sur nos adversaires en Championnat. » C'est bien plus que cela, c'est une obsession.


Falcao en réserve de la City
RÉGIS TESTELIN


ABSENT DES TERRAINS DEPUIS DEUX SEMAINES, LE COLOMBIEN DEVRAIT FAIRE SON RETOUR EN SECONDE PÉRIODE CONTRE BORDEAUX, EN PRÉVISION DU MATCH DE LIGUE DES CHAMPIONS DE MERCREDI.

MONACO ­ C'est ce qui s'appelle tirer sur la corde. Le 25 février, à Guingamp (2-1), Radamel Falcao a joué son troisième match d'affilée en neuf jours, après avoir disputé l'intégralité d'un match à Bastia (1-1), une semaine plus tôt, et réalisé quatrevingt-dixminutes presque parfaites à Manchester City, le 21 février (3-5). Au Roudourou, il avait finalement été remplacé par Guido Carrillo à la 83eminute, les adducteurs en feu, et il n'a plus rejoué depuis. La veille du déplacement en Bretagne, son entraîneur avait assuré sur la question des trois matches d'affilée : « Si, si, il peut les jouer, Radamel, mais pas un de plus». On était à la limite, si c'était à refaire Leonardo Jardim se raviserait peut-être, mais il fallait bien tester la résistance du Colombien à un moment ou à un autre de la saison, et puis Guingamp était un match capital, un de plus, et Carrillo, sa doublure, le seul vrai n° 9 de réserve, était trop juste. D'ailleurs, depuis, l'Argentin s'est fait opérer des adducteurs, ce qui n'arrange rien ni personne. Deux cent soixante-trois minutes de jeu en neuf jours, le Tigre n'avait jamais fait ça cette saison, et encore moins celle d'avant, embourbé à Chelsea. Il faut revenir à décembre 2014, sous le maillot de Manchester United, pour le voir approcher ce chiffre : deux cent quarante-cinqminutes en trois matches et neuf jours, lors de sa meilleure période anglaise.
"La première personne qui croyait à son retour au meilleur niveau, c'est moi,, LEONARDO JARDIM

Laissé au repos pendant plusieurs jours, Falcao a ménagé sa monture ces derniers temps. Il ne sera pas titulaire contre Bordeaux dans l'espoir de l'être contre City, mercredi. «Il s'est entraîné seul les deux-trois derniers jours, expliquait Jardim, jeudi. Et il n'a fait qu'une petite séance de quinze minutes avec le groupe aujourd'hui (jeudi).» Le test prévu hier s'est avéré concluant puisque le Colombien figure dans le groupe monégasque, «mais titulaire, c'est trop tôt», assurait son entraîneur dès avant-hier. Puisque Carrillo n'est pas là, Kylian Mbappé et Valère Germain vont donc faire équipe pour la troisième fois d'affilée. Le moral et la confiance gonflés par les huit buts inscrits contre Marseille (4-3 a.p.), en Coupe de France, et Nantes (4-0), en L 1, dont trois pour Mbappé et un pour Germain. Et les jambes un peu lourdes ? «On a eu une semaine de récupération après le match de Nantes et ce n'est pas un problème pour Kylian de rejouer une semaine après, estime Jardim. Le plus difficile a été d'enchaîner cent vingt minutes à Marseille et le match contre Nantes, quatre jours plus tard. C'est pour ça que je l'ai fait sortir plus tôt contre Nantes.» Dès la 68e minute, ce qui devrait lui laisser du gaz, cet après-midi face à Bordeaux. Germain, lui, est plus rodé pour de tels enchaînements. Puisque Falcao devrait jouer une vingtaine de minutes dans la perspective du match contre City mercredi, il sera instructif de savoir qui, de Germain ou Mbappé, il remplacera en cours de jeu. Et du coup, lequel de ces deux-là Jardim souhaitera ménager en vue de la Ligue des champions. À condition que l'évolution du score lui permette de gérer deux rencontres au lieu d'une. Trois semaines après son doublé de l'Etihad Stadium, Falcao est donc à nouveau dispo, sans être forcément très frais. C'est sans doute trop tard pour le titre de meilleur buteur du Championnat (*) car Edinson Cavani (27) et Alexandre Lacazette (22) ont pris le large, mais pour le prix du come-back de l'année il est toujours là. «Imaginiez-vous qu'il fasse une telle saison ? », fut-il demandé à Jardim jeudi. Réponse du Portugais. «Reprenez les images (les propos) du début de saison. La première personne qui croyait à son retour au meilleur niveau, c'est moi. Son problème c'étaient les blessures, mais une fois que c'est réglé, il reste l'un des meilleurs attaquants du monde. Ce n'est pas une surprise. Je suis content de l'avoir aidé.» Et réciproquement.

(*) Falcao en est à seize buts

3 Radamel Falcao a marqué trois doublés lors de ses six derniers matches,toutes compétitions confondues : contre Nice (3-0, le 4 février), Metz (5-0, le 11 février) à Manchester contre City en C 1 (3-5, le 21 février). 16 Son nombre de buts en Ligue 1, cette saison. Le Colombien n'en avait plus inscrit autant dans un Championnat depuis la saison 2012-2013, avec l'Atlético de Madrid (28).


Bordeaux, un beau tonneau
HERVÉ PENOT

DEPUIS QUELQUES SEMAINES, L'ÉQUIPE EST L'UNE DES PLUS ATTRAYANTES DU CHAMPIONNAT. LES ANCIENS Y SONT SENSIBLES.

Et si la page Jean-Louis Triaud, président écarté il y a trois jours, s'était tournée sur une belle séquence ? Loin de ce Bordeaux souffreteux, parfois moqué et rarement enthousiasmant des dernières saisons.
Il se passe quelque chose dans la maison girondine et ça se voit. Ça vit, ça joue et ça ne laisse pas de marbre les anciens locataires du Haillan. Cette philosophie active leurs sens. « Dire que c'est très spectaculaire, c'est un grand mot, tempère Alain Giresse (au club de 1970 à 1986), mais c'est vraiment bien. (Jocelyn) Gourvennec a mis en place une organisation en 4-3-3 et a des joueurs très intéressants comme Kamano, Vada, Laborde, Malcom qui donnent une finalité au jeu proposé, avec le petit Ounas, qui peut entrer. C'est très cohérent. » Le terme de cohérence revient chez tous les « vieux Bordelais ». Lassina Diabaté (1997-2001), l'un des piliers du titre en 1999, insiste : « On retrouve de l'envie, de l'allant. Jocelyn a su trouver l'équilibre pour que ses joueurs puissent s'exprimer. Il y a le jeune Kamano (20 ans), qui est le détonateur et qui arrive à se projeter vite vers l'avant pour le plaisir des autres, qui sentent bien le jeu. Il y a une volonté de faire du beau jeu. Jocelyn, c'est un amoureux du foot, j'ai joué contre lui et je le vois entraîner de la même manière. Il y a de la qualité dans cette équipe mais ça ne suffit pas. Il y a une conception aussi. Maintenant, il faut que ça dure. »
" C'est l'une des équipes les plus spectaculaires MATTHIEU CHALMÉ,,

Pas question de brûler les étapes pour nos observateurs. N'empêche que les sourires pointent. Parole à Matthieu Chalmé (20072014), latéral droit du champion 2009 version Laurent Blanc et entraîneur adjoint d'Ulrich Ramé (2016).
« Aujourd'hui, c'est l'une des équipes les plus spectaculaires. Ce qui me frappe le plus, en dehors du talent, c'est la combativité. Ce beau jeu est aussi lié à ça. C'était moins le cas ces dernières années. On était devenus un club standard et on voit aujourd'hui des choses qu'on ne voyait plus trop. Il y a la patte de l'entraîneur, qui ne s'arrête pas aux statuts. »
Diabaté insiste sur ce point. Les joueurs ne seraient pas insensibles, en interne, aux actes posés. «Certains me le disent. Par mimétisme, personne ne peut tirer au flanc quand on voit qu'il existe une remise en question. (Jérémy) Ménez est arrivé mais il se retrouve sur le banc car l'entraîneur estime qu'à un certain moment il en attend plus. Le joueur voit ces choix et tente donc de coller à ce qui est demandé. »
De là à imaginer un Bordeaux aussi spectaculaire qu'en 2009 ? « Il y a un bémol par rapport à cette équipe, qui possédait une certaine maturité, et ce style de jeu en demande, souligne Diabaté. On va attendre avant de voir. » Logique. Troisième de la phase retour de L1, Bordeaux n'a pas toujours offert de garantie en termes de régularité. « Mais Gourvennec a un projet, appuie Giresse, et sait le mettre en place. C'est très intéressant pour l'avenir. » L'avenir immédiat passe déjà par Monaco, cet après-midi, l'équipe la plus attrayante de France. Une bonne manière de s'étalonner dans un match miroir...


Martin, le jour d'après
HUGO GUILLEMET

Stéphane Martin, le nouveau président des Girondins de Bordeaux, jeudi au Haillan. Stéphane Lartigue/Sud-Ouest/PQR
LES BORDELAIS, QUI N'ONT APPRIS LE DÉPART DE JEAN-LOUIS TRIAUD QUE JEUDI, TOURNENT LA PAGE EN DOUCEUR. IL VONT DÉSORMAIS DÉCOUVRIR STÉPHANE MARTIN, QU'ILS NE CONNAISSAIENT PAS IL Y A DEUX JOURS.

Ils étaient convoqués, jeudi en début d'après-midi, avec tous les autres salariés du club, pour une grande réunion. Et les joueurs bordelais n'avaient « aucune idée », comme nous l'a assuré l'un d'entre eux, du pourquoi de ce rassemblement au Haillan. L'annonce du départ de JeanLouis Triaud et de l'arrivée de Stéphane Martin à la présidence exécutive du club les a donc surpris, forcément.
En place depuis plus de vingt ans, Triaud, figure paternelle, était apprécié du groupe. La rupture, brute, fut donc surtout affective.« Il nous a toujours couvés, parfois peut-être un peu trop, reconnaît le gardien de but Cédric Carrasso, le plus ancien joueur de l'effectif et pas le moins ému. Mais aujourd'hui, on a envie de lui dire merci car il nous a apporté beaucoup de choses, on a vécu de beaux moments ensemble.»
" Stéphane Martin prend la suite en douceur JOCELYN GOURVENNEC,,

Son entraîneur, Jocelyn Gourvennec, avait été mis dans la confidence depuis plusieurs jours. Un secret qu'il a visiblement bien gardé, puisque même les membres les plus proches de son staff n'ont appris la nouvelle que lors de la réunion. « M. Triaud sera moins présent au quotidien, mais il sera encore là, a tempéré le technicien, qui a été consulté pour le timing de l'annonce. Stéphane Martin prend la suite en douceur.» Gourvennec n'a pas non plus négligé l'évènement: «Le duo président-entraîneur est fondamental : le président représente le club et l'entraîneur incarne son projet sportif. Donc forcément, c'est important. Ça se passait très bien avec Triaud. Avec Martin, il faudra aussi que ça se passe bien. Mais il est à l'écoute, je n'ai aucune inquiétude. » L'entraîneur a eu des échanges avec son nouveau président avant l'officialisation de la nomination. Martin, qui fait le déplacement à Monaco aujourd'hui, pourrait en profiter pour s'adresser aux joueurs. Il s'est déjà présenté à eux en compagnie de Triaud, qui l'accompagne pour ce voyage en Principauté. La plupart des joueurs, jusqu'à jeudi, ne le connaissaient pas du tout. «Il est vraiment arrivé sans faire de bruit», explique l'ancien attaquant Jussiê, qui a quitté le club le 30 juin dernier, quelques semaines après l'arrivée de Martin.
L'homme de quarante-six ans était un administrateur discret, rarement présent au Haillan. Mais lui, pour le coup, connaît certainement l'effectif par coeur. Décrit par sa famille comme un « fanatique » des Girondins, il a commencé à aller au Parc Lescure dès l'âge de sept ans, avec son grand-père. « Il a toujours été passionné, témoigne Jérôme Dumora, son cousin, négociant en vins. On est partis ensemble de Bordeaux à dix-huit ans pour faire nos études à Paris. Mais il a toujours gardé le lien avec le club, il continuait à y aller régulièrement.» Ses obligations professionnelles n'ont jamais brisé ce lien. Le 11 janvier, il a spécialement fait l'aller-retour depuis Madrid, où il était encore en début de semaine cadre au sein de la banque Santander, pour assister à la victoire de Bordeaux en quarts de finale de la Coupe de la Ligue face à Guingamp (3-2).
" C'est quelqu'un de très carré, gestionnaire et organisé JÉRÔME DUMORA, COUSIN DE STÉPHANE MARTIN,,

Le timing de ce changement de président, à dix journées de la fin , peut interpeller. Mais le moment n'a pas non plus été choisi au hasard par les décideurs bordelais. Il s'agissait de ne pas parachuter Martin à l'intersaison, en plein mercato, une période durant laquelle il pourra manoeuvrer avec trois mois de fonctions exécutives en background. Il s'est d'ailleurs déjà mis au travail, en évoquant les prolongations de contrat à envisager. « C'est quelqu'un de très carré, gestionnaire et organisé. Il a toujours fait des plans pour sa vie, appuie Dumora. Il a eu des postes avec beaucoup de pression donc il a toutes les compétences pour réussir là-bas. Et la passion, aussi. » Devant la presse, le nouveau président a évoqué comme meilleur souvenir de supporter le match contre l'OM, l'année du titre de 1999 (4-1) : « Il y avait 4-0 après trente minutes de jeu... » Et lorsque Triaud, taquin, a essayé de le coller sur les buteurs, il a énuméré : « Wiltord (2 fois), Micoud et Laslandes?» Son mandat devrait lui réserver des problèmes plus compliqués.

13 Stéphane Martin est le 13e président de l'histoire des Girondins de Bordeaux. Celui qui sera resté en poste le plus longtemps est Jean-Louis Triaud, son prédécesseur (vingt et un ans, entre 1996 et 2017).

Edité le 11/03/2017 à 07:48
 
 

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le 11 Mars 17 à 12h49

Un autre article dans l'E. de ce matin: un portrait de Contento:

LIGUE 1

Indéchiffrable
PIERRE-ÉTIENNE MINONZIO (AVEC A. ME.)


L'ANCIEN LATÉRAL DU BAYERN, TRÈS IRRÉGULIER DEPUIS SON ARRIVÉE À BORDEAUX, EN 2014, RESSEMBLE À UNE ÉNIGME. SUR LE TERRAIN COMME EN DEHORS.

BORDEAUX - En septembre 2015, l'entraîneur de Bordeaux, Willy Sagnol, avait été interrogé pour savoir si, à ses yeux, Diego Contento, constituait une énigme. La réponse avait fusé, lapidaire : « C'est le moins que l'on puisse dire. » Sagnol constatait avec incompréhension l'irrégularité de l'arrière gauche allemand, qu'il avait fait venir un an plus tôt du Bayern Munich. Désormais, les Girondins sont entraînés par Jocelyn Gourvennec, mais le flou entourant « Cento » (le surnom de Contento) n'est pas dissipé. Cette saison, après avoir alterné le moyen et le catastrophique (sa prestation contre Monaco [0-4] en décembre lui avait valu d'être sorti à la mitemps), il a été proche d'un départ en Angleterre en janvier, avant de rebondir, à la surprise générale : le latéral de vingtsix ans vient d'enchaîner trois prestations très solides, ce qui ne lui était sans doute jamais arrivé depuis son arrivée à Bordeaux. C'est donc avec l'espoir de percer ce mystère sportif que nous sommes allés à sa rencontre, avant-hier, au Haillan. Mais, une fois face à lui, nous avons été confrontés à la même problématique linguistique que Gourvennec, lorsque celui-ci, fin janvier, avait sollicité son joueur pour un entretien individuel. « J'avais dit à Diego qu'on pouvait parler en anglais, s'il le souhaitait, raconte l'entraîneur. En allemand, cela aurait été plus difficile pour moi... (Sourires). Finalement, on l'a fait en français, car il s'exprime très bien dans notre langue. » Mais, pour répondre à nos questions, Contento a privilégié celle de Rummenigge : « J'ai toujours peur d'être mal compris par les journalistes français... C'est pour ça que je ne vais jamais en conférence de presse. »
Au fil de la discussion, l'homme se révèle bientôt aussi énigmatique que le joueur. Car chaque aspect de son parcours et de sa personnalité renvoient à une dualité. Par exemple, lui qui avait été sélectionné chez les moins de 20 ans allemands reconnaît ne pas plus rêver du maillot de la Nationalmannschaft que de celui de l'Italie, puisque ses parents sont napolitains (ce qui explique d'ailleurs ses deux premiers prénoms : Diego Armando). Si Contento avait un jour à choisir entre les deux sélections, il serait ainsi confronté à un sérieux dilemme : « Je ne sais pas quelle décision je prendrais... Je crois que je demanderais conseil à ma femme (elle-même allemande d'origine italienne) et à mes parents. » De même, il vénère par atavisme le Napoli, au point d'avoir surnommé son chien, un retriever, « Pocho », en hommage aux années passées par Ezequiel Lavezzi dans le sud de l'Italie. Mais son club de coeur reste évidemment le Bayern, où il a joué... dixneuf années (de cinq à vingt-trois ans) et où il ne s'est jamais vraiment imposé en équipe première. Ce qui ne l'a pas empêché de participer à quelques rencontres de haute volée, comme la finale de la Ligue des champions 2012 (perdue face à Chelsea, 1-1, 3-4 aux t.a.b.) et de glaner une belle collection de trophées, dont trois titres de champion d'Allemagne et la Ligue des champions 2013. Même s'il était relégué en tribune lors dela finale à Wembley contre Dortmund (2-1), «Cento » a fait dessiner sur son épaule droite une représentation de lui-même en train de tenir la coupe aux grandes oreilles. Ce tatouage, assumé par le latéral (« J'aime bien l'idée que mon corps raconte mon histoire »), lui a valu d'être critiqué sur les réseaux sociaux par les fans des Girondins, qui y voient une forme de fatuité.
Pourtant, les joueurs interrogés qui l'ont croisé à Bordeaux mettent en avant son humilité. « Il ne se prend pas la tête, rien dans son comportement ne montre qu'il vient du Bayern », lâche le Caennais Frédéric Guilbert. « C'est le premier à rire de son statut, poursuit Julien Faubert, aujourd'hui à Turku (Finlande). Par exemple, avant un exercice à l'entraînement, on lui disait : "Diego, tu n'as pas besoin de le faire, tu as gagné la C1." Et lui faisait semblant de dire : "Ouais, vous avez raison, ce n'est pas pour moi ça." Il ne se prend pas au sérieux. »
"Il a fallu que Diego fasse le deuil du Bayern. Quand vous êtes formé dans un très grand club, et que vous vous retrouvez dans un club d'un autre niveau, il faut accepter le décalage...,, JOCELYN GOURVENNEC

Reste que son passé bavarois a longtemps semblé freiner son épanouissement. Car, lors de ses débuts chez les Girondins, chacune de ses contre-performances était analysée à l'aune de son palmarès... « À son arrivée à Bordeaux, il a dû modifier son jeu, rappelle Patrick Guillou, l'ancien adjoint de Sagnol. Parce que quand vous jouez dans l'équipe qui domine la Bundesliga et que vous avez 70 % de possession, vous courez moins derrière le ballon qu'à Bordeaux, où vous affrontez parfois des équipes plus fortes que la vôtre. Et au Bayern, il n'était pas forcément habitué à gérer des situations de un contre un...» En Bavière justement, Contento a laissé un souvenir mitigé. Il se retrouve souvent nommé lorsque les médiaux locaux recensent les pires joueurs de l'histoire récente du club, ce qui n'empêche pas Uli Hoeness, le président du conseil de surveillance, de vanter ses mérites : « Lorsque Diego a eu sa chance, il n'a jamais déçu. Lors de la finale de Ligue des champions 2012, il avait profité de la suspension d'Alaba pour être titularisé et il avait livré un gros match, malgré la pression. »
Le genre de souvenirs dont ne veut pas entendre parler Gourvennec.Le Breton avance que les bonnes prestations récentes de Contento pourraient s'expliquer par sa capacité à ne plus ressasser le passé : « D'une certaine manière, il a fallu que Diego fasse le deuil du Bayern. Quand vous êtes formé dans un très grand club, et que vous vous retrouvez dans un club d'un autre niveau, il faut accepter le décalage... Aujourd'hui, Diego démontre qu'il a dépassé cette période. » À écouter l'intéressé, on n'en est pas aussi certain : il suffit de prononcer le mot « Bayern » pour que ses yeux brillent. « J'y ai conservé des contacts, notamment avec (Franck) Ribéry, (David) Alaba et le kiné, confie-t-il. Ce club signifie beaucoup pour moi : c'est là-bas que j'ai grandi, que je me suis fait des amis, que j'ai vécu les meilleurs moments de ma carrière... Forcément quand j'y repense, je suis un peu nostalgique. » Il va même jusqu'à associer le Bayern à un terme allemand très fort, « Heimat », qui désigne le lieu où l'on a grandi, mais aussi les sentiments que celui-ci évoque. Bref un mot presque indéfinissable, bien à l'image de Diego Contento...

EN BREF

26 ANS. 1,77 m ; 74 kg. Club : Bordeaux. Défenseur.
2013 : au printemps,le Bayern gagne la Bundesliga, la Coupe d'Allemagne et la C 1 (contre Dortmund, 2-1). Remplaçant, il prend part à huit matches (cinq de Championnat, deux de Coupe et une de C 1).

3 TROIS JOUEURS ALLEMANDS ÉVOLUENT en L1 : Diego Contento et les Parisiens Kevin Trapp et Julian Draxler. Aux Girondins depuis l'été 2014, le latéral gauche est arrivé le premier, devant Trapp (été 2015) et Draxler (janvier).
 
 

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le 18 Mars 17 à 07h35

Dans L'Equipe ce matin:

LIGUE 1 30E JOURNÉE BORDEAUX 20 H MONTPELLIER

Un compte à régler
ÉMERY TAISNE


CORRIGÉS PAR MONTPELLIER (0-4) À L'ALLER, LES GIRONDINS VEULENT PRENDRE LEUR REVANCHE CE SOIR ET CONFIRMER LEURS PROGRÈS DEPUIS LE DÉBUT DE L'ANNÉE.

En Championnat, deux équipes ne se croisant que deux fois, à intervalle de plusieurs mois, la notion de revanche reste souvent relative entre elles, quel que soit le score de l'aller. Mais dans le cas des Bordelais, il y aura tout de même un peu de ça ce soir pour la venue de Montpellier au Matmut Atlantique. Le souvenir de la claque reçue dans l'Hérault (0-4) le 17 décembre 2016 a resurgi dans la préparation du match. Il était d'autant moins facilement oubliable que, depuis cet affront, Bordeaux ne s'est incliné que deux fois en Ligue 1 : contre le Paris-SG (0-3) et Monaco (1-2), deux équipes qui ne jouent pas vraiment dans la même cour que lui. « C'était un match très spécial, se remémore Jocelyn Gourvennec. On avait réalisé une grosse entame, on avait eu deux grosses occases mais on n'avait pas marqué et on s'était pris deux buts coup sur coup. L'équipe s'était complètement déréglée. Il faudra s'en souvenir. »
Marquée aussi par l'expulsion de Jérémy Ménez juste avant la pause, cette défaite avait acté, dans des proportions insoupçonnées, la baisse de tension des Girondins. Pas grand monde ne les imaginait se relever d'un mois de décembre épouvantable (trois défaites, un nul) et, pourtant, à l'aube du sprint final, ils sont bien là, en course pour une qualification européenne. « Comme quoi, on n'était pas largués », reprend Gourvennec. «C'était une période assez compliquée mais aujourd'hui, on est mieux, appuie Gaëtan Laborde. Il faut se servir de ça pour faire un gros match et pourquoi pas leur mettre la même chose que ce qu'ils nous ont mis à l'aller. On a de l'orgueil, on a été piqués. Ça nous tient à coeur de remettre les choses dans l'ordre. » Seule voix dissonante, celle de Nicolas Pallois. Le défenseur a spontanément affirmé que ce revers remontait à six mois ­ et non à trois ­ mais son erreur traduisait bien le fond de sa pensée : « On n'a pas à se racheter, c'est du passé. »

L'adversaire a changé

L'hyperactivité du club héraultais sur le marché des transferts cet hiver et le remplacement de Frédéric Hantz par Jean-Louis Gasset tendent à confirmer cette idée. Le MHSC ne ressemble plus tout à fait à l'équipe qui avait balayé les Bordelais. La menace, elle, reste clairement identifiée : Gourvennec a évoqué l'efficacité de Steve Mounié, un joueur qu'il suivait déjà l'an dernier lorsqu'il était prêté à Nîmes (Ligue 2), mais aussi Ryad Boudebouz et la qualité de ses coups de pied arrêtés. « Ce sera un match ouvert, juge le technicien girondin. Il faudra être à un haut niveau pour retrouver le goût de la victoire. » Depuis deux matches, les Girondins en sont sevrés mais c'est aussi dû à la qualité de leurs adversaires : Lyon (1-1) et Monaco (1-2). Contre une formation montpelliéraine qui apparaît davantage à leur mesure, Carrasso et ses coéquipiers misent sur la solidité entrevue en Principauté mais aussi sur davantage de justesse dans leur jeu d'attaque pour reprendre leur marche en avant. « La machine est déjà en route, on est sur un bon rythme », pense Pallois. Il ne faudrait pas qu'elle s'enraye brusquement. Après Montpellier et la trêve internationale, Bordeaux ira à Nice. Une autre paire de manches.

MONTPELLIER À LA RELANCE

À l'arrêt à la Mosson, Jean-Louis Gasset espère bien rebondir dans une ville où il avait décroché le titre au côté de Laurent Blanc, en 2009. « Peut-être qu'on s'est vu un peu trop beaux, soupire l'entraîneur. Bordeaux est une équipe en forme, un endroit difficile où aller chercher des points. Mais on va essayer d'y parvenir. » Privé de Lasne (problème musculaire à une cuisse), Ninga (genou), Jourdren (genou), Sylla et Passi, tous deux suspendus, le MHSC pourrait faire jouer Jonathan Ikoné au sein d'une équipe qui pourrait subir deux ou trois ajustements. « Défensivement, poursuit Gasset, on a travaillé deux systèmes. Mais c'est surtout un équilibre que l'on doit parvenir à trouver. Sans changer notre philosophie, qui est de jouer. »
 
 

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le 19 Mars 17 à 09h46

Dans "L'Equipe" de ce dimanche matin :

LIGUE 1 30E JOURNÉE BORDEAUX 5-1 MONTPELLIER

En Europe, toute !
ÉMERY TAISNE


LES GIRONDINS ONT LIVRÉ UN RÉCITAL OFFENSIF ET RÉAFFIRMÉ LEURS AMBITIONS SUR LE TERRAIN. À DÉFAUT DE LE FAIRE À HAUTE VOIX.

BORDEAUX ­ Le classement n'est toujours pas leur préoccupation première mais les Bordelais finiront bien par avancer à découvert s'ils conservent leur rythme effréné. Lorsqu'ils n'affrontent pas Monaco ou le PSG, les deux seules équipes à les avoir battus en 2017, les joueurs de Jocelyn Gourvennec laissent peu de miettes à leurs adversaires. Ils ont fait de la venue de Montpellier au Matmut Atlantique, hier, un festin offensif qui a confirmé ce que tout le monde peut observer depuis le début de l'année : il faudra compter avec eux dans la course à l'Europe. Au-delà du classement, où les Girondins ne sont devancés par l'OM (5e) qu'à la différence de buts (+5 contre +6), il faut se référer à ce qu'ils montrent chaque week-end sur les terrains : une solidité défensive qui ne se dément pas mais surtout un potentiel offensif énorme, qui n'est plus seulement incarné par la triplette Kamano-Laborde-Malcom. Hier soir, l'entraîneur bordelais avait préféré Rolan à l'ancien Clermontois. Résultat ? L'Uruguayen a inscrit les premier et quatrième buts de son équipe avant de sortir sous une ovation méritée (80e).

Triaud, un fumigène à la main

«On a retrouvé de la cohérence pour bien défendre ensemble tout en se montrant efficace, a salué Gourvennec. Le score peut paraître sévère mais on a su s'appuyer sur nos points forts. Offensivement, on pèse.» Signe de la nouvelle envergure prise par les Bordelais, Jean Louis Gasset avait bouleversé son système avec une défense à cinq en phase défensive et Jérôme Roussillon dans le rôle de l'essuieglace dans le couloir gauche. L 'idée de départ était de bloquer Malcom et Kamano dans les couloirs mais ses joueurs ont fait trop de cadeaux pour exister : une faute de marquage d'Hilton devant Rolan (1-0, 25e), une passe mal assurée de Sessegnon convertie par Sankharé (2-0, 29e) et une main d'Hilton sanctionnée d'un penalty transformé par Vada (32e). À la pause, Bordeaux menait déjà 3-0. Rideau.
En dépit d'un penalty transformé par Boudebouz dès la reprise (47e), le match était plié mais les Bordelais ont pris un malin plaisir à humilier une équipe qui les avait battus 4-0 lors du match aller. Rolan, encore lui, a sanctionné la passivité de la défense montpelliéraine (4-1, 76e) avant que Malcom ne parachève l'oeuvre girondine (90e +2). «On a eu le mérite d'exploiter les oublis de notre adversaire», a encore souligné Gourvennec pendant qu'à quelques mètres de lui, François Kamano se satisfaisait des conséquences de ce succès à la différence de buts. En écoutant l'entraîneur bordelais insister sur les progrès que devaient encore accomplir les Girondins, notamment dans la gestion de leur match, on s'est dit naïvement que ce Bordeaux-là pouvait même titiller l'Olympique Lyonnais (4 points devant avec deux matches en moins). Mais le technicien s'est simplement réjoui «de s'être repositionné» en vue des prochains mois, qui s'annoncent forcément «excitants».
Il a été davantage enclin à parler de l'hommage rendu par les supporters à Jean-Louis Triaud. Avec un regret malgré tout : «On aurait bien aimé lui dédier cette victoire dès Monaco (1-2) mais on n'en a pas été capables. » À voir l'ancien président bordelais au milieu du public, un fumigène à la main, il ne leur en a pas tenu rigueur.


11 Bordeaux n?est resté muet qu?une seule fois lors de ses onze derniers matches de Ligue 1. C?était le 10 février contre le Paris-SG (0-3). Opta

MONTPELLIER S'EST SABORDÉ

Les Montpelliérains n'avaient plus connu une telle claque depuis leur déplacement à Marseille (1-5), le 27 janvier, un soir où Frédéric Hantz passait ses dernières heures sur le banc du MHSC. La sensation a été douloureuse, notamment pour Jean-Louis Gasset, qui n'avait encore jamais vu ses joueurs passer à ce point à côté de leur sujet. Même lorsqu'ils apparaissaient friables défensivement, comme face à Nantes (2-3) le week-end dernier, les Héraultais avaient au moins le bon goût de sauver les apparences.
Pas hier soir, même si l'entraîneur montpelliérain a tout de même évoqué « l'orgueil » de ses troupes, revenues de 0-3 à 1-3 dès la reprise, alors que le match semblait déjà plié. « Le problème, c'est qu'on n'est jamais vraiment rentrés dedans », a-t-il déploré. L'ancien adjoint de Laurent Blanc au PSG a pesté contre le but refusé à Skhiri pour une position de hors-jeu inexistante (36e). Mais il est tout de même resté lucide au moment de commenter les « cadeaux » offerts par ses joueurs sur chaque but bordelais : « Perdre en donnant le match, ça m'ennuie. » Il espère que « la honte » ressentie hier soir entraînera une réaction face à Toulouse au retour de la trêve internationale. E. T.

TOP

Rolan 8/10 Préféré à Laborde, fatigué, l'Uruguayen a donné raison à son entraîneur. Servi dans la profondeur par Contento, il a ouvert le score après avoir lobé Pionnier sur son contrôle (25e). Bien placé, il a également été à la conclusion d'un joli mouvement collectif initié par Plasil sur le quatrième but bordelais (4-1, 76e).

FLOP

Hilton 2/10 Sa responsabilité est immense dans l'incroyable trou d'air connu par le MHSC. Pris de vitesse par Rolan sur l'ouverture du score (25e), il repousse le ballon sur Sankharé sur le deuxième but (29e) avant de provoquer, de la main, le penalty transformé par Vada (3-0, 32e). Dépassé, comme les autres, ensuite.
 
 

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le 02 Avr. 17 à 09h11

DansL'Equipe ce matin:

LIGUE 1 31E JOURNÉE NICE 21 H BORDEAUX

CARRASSO UN HOMME PRESSÉ
ÉMERY TAISNE


À TRENTE-CINQ ANS, LE GARDIEN DES GIRONDINS, EN FIN DE CONTRAT EN JUIN, SE SENT D'ATTAQUE POUR POURSUIVRE ENCORE QUELQUES SAISONS COMME TITULAIRE. IL RESTE SUSPENDU À LA DÉCISION DE SES DIRIGEANTS QUI, EUX, TEMPORISENT.

L'hommage que lui ont réservé les supporters bordelais en marge de la venue de Montpellier (5-1), le 18 mars, avait des airs d'au revoir (1). Au club depuis 2009-2010, Cédric Carrasso conservera sa place dans le but bordelais jusqu'à la fin de la saison. Et après? En fin de contrat, le gardien de trente-cinq ans n'a pas l'assurance de poursuivre l'aventure en Gironde. Les discussions autour de sa prolongation ont été mises en stand-by par ses dirigeants. Il n'est pas le seul dans ce cas mais, le concernant, la tendance serait plutôt à un départ, comme le démontre l'intérêt des Girondins pour le Rennais Benoît Costil, libre lui aussi au mois de juin. «On a la chance d'avoir une fin de saison intéressante, tempère le nouveau président du club, Stéphane Martin. Nos résultats auront une influence sur ce que l'on fera au mercato. En attendant, on ne veut polluer la tête de personne.»
Au regard de son expérience, l'entraîneur du FCGB Jocelyn Gourvennec pense son gardien « capable de gérer » la situation. Vraiment ? La question de son avenir est suffisamment sensible pour l'avoir conduit à pondre un communiqué en réponse à... un compte Twitter de supporters. Dans une démarche peu courante, Carrasso a démenti la rumeur selon laquelle il aurait proposé à sa direction d'occuper un rôle de doublure l'an prochain. «Je pense montrer depuis mon retour que je suis opérationnel et prêt encore à garder les cages des Girondins pendant quelques années, a-t-il insisté. Durant les dernières discussions que j'ai eues avec mes dirigeants, j'ai exposé un projet sur plusieurs années encore, dont l'année prochaine en tant que titulaire.» «Il a répondu à des ragots», reprend Martin, pas plus surpris que ça par l'initiative de son gardien. « Ce sont des outils (les réseaux sociaux) qui sont d'actualité, complète le directeur technique du club, Ulrich Ramé. Maintenant, est-ce que ça peut le perturber? Ça relève de la psychologie, c'est l'inconvénient pour les joueurs en fin de contrat.»

"Ça a été une saison compliquée pour lui mais il reste compétitif" STÉPHANE MARTIN, LE PRÉSIDENT DES GIRONDINS

En attendant d'être fixé, Carrasso peut au moins se satisfaire d'une chose : Gourvennec non plus ne l'imagine pas dans un rôle d'encadrant auprès d'un gardien plus jeune, type Jérôme Prior (21 ans) ou Paul Bernardoni (19 ans). «Il a encore envie de jouer au plus haut niveau, souligne le technicien. Cédric, c'est Cédric. Il a trente-cinq ans, une carrière derrière lui mais il faut aussi considérer qu'il reste performant. Il a toujours répondu présent. » En début de saison, ce n'était pourtant pas gagné. Carrasso revenait tout juste d'une rupture des ligaments croisés du genou gauche, Prior lui était passé devant et l'habituel numéro 1 n'avait retrouvé sa place que lors de la 3e journée. «La hiérarchie était déjà très claire, se défend Gourvennec. Il reprenait après six mois d'arrêt, il fallait qu'il retrouve ses moyens.» À l'époque, sa situation contractuelle lui pesait déjà. Il avait fait part de son malaise dans une interview accordée à France Football (2).
Dans la réflexion de ses dirigeants, son âge mais aussi sa condition physique apparaissent comme des critères déterminants alors que le gardien a également été absent entre novembre et février en raison d'une entorse du genou gauche. «Il a eu de la malchance, ça a été une saison compliquée pour lui mais il reste compétitif, souligne Martin. Tout ça entrera en ligne de compte.» «Qu'il soit impatient, c'est normal, conclut Gourvennec. Mais il faut accepter que le club prenne le temps de la réflexion. Que ce soit pour les joueurs comme pour le staff, l'intérêt collectif doit primer.»

(1) Une banderole «Carrasso, gardien des valeurs du FCGB, Girondin à tout jamais» a été déployée dans le virage sud. (2) «Je n'ai plus de nouvelles de qui que ce soit au club. (...) Après sept ans, je m'attendais à un autre comportement.»

22 Bordeaux a désormais marqué plus de buts dans la deuxième moitié de saison (22 buts en 11 matches) que lors de la première (20 en 19 matches). Opta
 
 

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le 03 Avr. 17 à 10h54

Dans L'Equipe ce lundi:

LIGUE 1 31E JOURNÉE NICE 2-1 BORDEAUX

C'EST PRESQUE FAIT
RÉGIS TESTELIN

HEUREUX VAINQUEUR DES GIRONDINS APRÈS AVOIR ÉTÉ UNE NOUVELLE FOIS MENÉ AU SCORE, LE GYM A PRIS PROVISOIREMENT SEIZE POINTS D'AVANCE SUR LE QUATRIÈME, LYON. SA PLACE SUR LE PODIUM SEMBLE ASSURÉE. POURQUOI NE PAS FAIRE MIEUX?

NICE ­ Dans quel état les Niçois vont finir la saison? Hier, ils ont ramé jusqu'au bout, et quasiment durant toute la seconde période, pour défendre leur petit but d'avance, acquis en première période grâce à Mario Balotelli, auteur d'un vrai match d'équipier, et de Valentin Eysseric, probablement dans la meilleure période de sa carrière.
Ce fut interminable, ils ont fini exténués, et les Bordelais, d'une incroyable inefficacité, leur ont donné un précieux coup de main pour obtenir leur dix-neuvième victoire de la saison, la treizième avec un but d'écart. Lucien Favre a l'habitude de dire que tout est compliqué et ce qui s'est passé hier lui a encore donné raison. Il y a eu toutes ces occasions vendangées par les attaquants girondins, avec une palme pour François Kamano, qui a raté la cible à un mètre du but vide (56e) et tout ce qui s'est présenté devant lui. Mais il n'a pas été le seul, Diego Rolan et Adam Ounas n'ont pas fait mieux. Avec un soupçon de réalisme et d'adresse supplémentaires, Bordeaux aurait rapporté au moins un point que sa prestation dans le jeu méritait amplement. Et puni les Niçois d'une seconde période où ils n'ont fait que subir et reculer, bousculés dans la largeur, chahutés par les montées de Sabaly et mis en difficulté par leurs propres errements défensifs.
Car s'il est un match où Nice a mal défendu, c'est bien celui-là. Et cela a commencé rapidement, avec cette erreur de relance de Dante, oubliant de dégager un ballon dans sa surface devant Laborde. La suite fut un festival de l'avant-centre bordelais, auteur de deux grands ponts sur Le Marchand puis Dante, avant d'ouvrir la marque d'une frappe entre les jambes de Cardinale (9e). Être mené au score est une mauvaise habitude prise en 2017 par le Gym. Cela lui est arrivé cinq fois au cours des sept derniers matches, celui d'hier compris. Mais sa grande force est d'avoir su s'en remettre à chaque fois, à Rennes (2-2), à Nantes (1-1), contre Montpellier (2-1) et Caen (2-2), et donc hier face à une équipe bordelaise qui lui a abandonné le ballon dès lors qu'elle a été devant au score. Mais Nice serait-il revenu dans ce match sans un cadeau de M. Bastien, lequel lui offrit un penalty pour une faute insignifiante de Toulalan sur Souquet ? Sur l`action, l'arrière droit niçois venait de rater son contrôle dans la surface et avait quasiment perdu le ballon et le contact a été léger. Avec force et précision, Mario Balotelli transforma le penalty, son onzième but en L1 (1-1, 16e). Dans la foulée, et probablement dans sa meilleure période, Nice marqua le deuxième but. L'équipe de Favre avait retrouvé la possession, ses enchaînements étaient propres, son pressing efficace, ses combinaisons au milieu sentaient bon le début de saison et Koziello et Seri menaient la danse.
Nice a ensuite piqué du nez

Mais c'est d'une mauvaise passe en retrait de Vada, mal ajustée pour Sabaly, parti trop tôt vers l'avant, que Nice inscrivit le deuxième but : récupération de Balotelli, passe en retrait pour Eysseric, dont la frappe magnifique trouva le petit filet de Carrasso (2-1, 27e). À la demi-heure de jeu, le Gym avait repris l'avantage et le contrôle du jeu avec73% de possession de balle. Une heure plus tard, dans le temps additionnel, elle était revenue à 50-50. C'est dire combien Nice a ensuite piqué du nez. La fatigue, le réflexe sécuritaire, la montée en puissance des Bordelais, également, auteurs d'une énorme seconde période qu'ils auraient dû remporte cent fois. «On ne fait plus rien», hurlait Favre depuis son banc. Rien d'autre que de la résistance. Cela fait quelques semaines que cela dure mais, cette fois, la récompense est concrète. Avec provisoirement seize points d'avance sur Lyon, quatrième, le Gym a quasiment assuré sa place sur le podium.
Si le Gym ne remportait que trois de ses sept derniers matches, il serait à l'abri d'un carton plein de l'OL, qui en gagnerait huit. Il faudrait un incroyable concours de circonstances pour ne pas finir troisième et c'est comme si c'était fait. Les Niçois vont donc pouvoir continuer à regarder devant, en toute sérénité, relâchés comme jamais. Monaco et Paris ont un match de moins mais ils sont tout près, et sous pression, quand la saison du Gym est déjà réussie. Tellement réussie. `

TOPS

Eysseric 7/10
L'homme de la phase retour de l'OGCN continue sur sa lancée. Servi par Balotelli, il contrôle du gauche et arme du droit une frappe splendide (2-1, 27e). Juste dans sa vision, tonique sur les appuis, il a souvent fait les bons choix et dynamisé l'attaque azuréenne. Parfois gourmand mais, à ce niveau, Favre lui pardonnera.
Laborde 7/10
Il profite d'une bourde de Dante à la suite d'un jeu en triangle côté gauche, puis inflige un premier grand pont à Le Marchand et un second au Brésilien, avant de conclure entre les jambes de Cardinale (1-0, 9e). Épuisant pour la charnière centrale adverse, qui a été parfois proche de craquer.

FLOPS

Le Marchand 3/10
En souffrance, comme toute la défense niçoise, il prend un courant d'air sur le but de Laborde (9e). Il est tout proche de marquer contre son camp sur un centre de Malcom (34e), et une nouvelle étourderie manque de profiter à Kamano (66e). Dante n'a pas été beaucoup plus fiable, mais les relances du Brésilien s'avèrent meilleures.
Kamano 3/10
L'ailier bordelais gâche une munition à un mètre de la ligne niçoise après un cafouillage aérien de Cardinale sur corner et une reprise de Jovanovic (56e). Inefficace sur ses (nombreuses) tentatives : coup franc à la 55e minute, frappe écrasée à la 63e, reprise galvaudée à la 66e... M. Gr.


Bordeaux, occasion(s) ratée(s)
ANTHONY CLÉMENT

LES GIRONDINS POUVAIENT S'EMPARER DE LA CINQUIÈME PLACE, MAIS ILS ONT TROP GÂCHÉ APRÈS LA PAUSE POUR Y PARVENIR.

NICE ­ Si les Bordelais regardent bien les matches de leurs rivaux marseillais et stéphanois, ils savent qu'il n'y a pas besoin de tutoyer les cimes de ce jeu pour prétendre à la cinquième place, dont ils pouvaient à nouveau s'emparer hier. L'occasion était belle, puisque les Verts n'ont pas pu jouer sur le terrain de Monaco, pris par la finale de la Coupe de la Ligue (1-4, samedi), tandis que les Olympiens ont encore déçu samedi contre Dijon (1-1). À l'issue de cette triste prestation, Rudi Garcia avait senti venir le danger. « On voulait mettre la pression sur nos concurrents directs, et ils doivent bien rigoler », avait lancé l'entraîneur phocéen,qui s'est toujours réveillé ce matin en cinquième position, avec un point d'avance sur les Girondins et trois unités de plus que Saint-Étienne. Les Bordelais ont été infiniment plus séduisants que l'OM, mais ils ont été victimes d'un paradoxe : après avoir ouvert le score grâce à un chef-d'oeuvre de Laborde alors qu'ils étaient privés du ballon la plupart du temps, ils n'ont pas réussi à marquer une seconde fois tandis qu'ils maîtrisaient enfin le jeu.

JOCELYN GOURVENNEC, ENTRAÎNEUR DE BORDEAUX" Ce n'est pas une contre performance,,

Ils n'ont pourtant pas manqué d'occasions, et c'est justement ce qui aiguisait les regrets de Jocelyn Gourvennec. « On est très déçus de perdre, on ne le mérite pas car on était revenus dans le match mais on a été maladroits, analysait l'entraîneur girondin, qui ne trouvait pas de raison de s'inquiéter pour la cinquième place. On est positionnés alors qu'on nous voyait distancés à Noël. On est au niveau sur ce que je vois de la seconde période. » La soirée a validé les progrès des Bordelais, qui n'ont toutefois pas dépassé leurs limites. Ils ont encore été battus par une équipe du podium, mais ils ont seulement été vaincus par les trois premiers en 2017, et ils ne les affronteront plus. « Contre Nice, on a vraiment réussi à prendre l'ascendant, ça veut dire qu'on est sur le bon chemin, appréciait Gourvennec, qui a opté en vain pour un système à deux attaquants au cours du dernier quart d'heure. Ce n'est pas une contre-performance de venir perdre à Nice. » Mais c'est vraiment frustrant quand on était si proche du nul.
 
 

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le 09 Avr. 17 à 08h46

Le match d'hier vu par L'Equipe:

BORDEAUX 3-0 METZ 32E JOURNÉE LIGUE 1

Bordeaux plus que jamais candidat

ANTOINE MAUMON DE LONGEVIALLE

LES GIRONDINS OCCUPENT PROVISOIREMENT LA CINQUIÈME PLACE, SYNONYME D'EUROPE. SES CONCURRENTS VONT DEVOIR S'ACCROCHER.

BORDEAUX - Jocelyn Gourvennec n'aura pas eu à se fâcher très Longtemps. Déçu du comportement de son équipe face à Angers, mercredi en Coupe de France (1 -2), L'entraîneur borde Lais avait haussé Le ton après avoirvu son équipe proLonger à deux défaites La mauvaise passe traversée par ses joueurs, après Le revers face à Nice (1-2), trois jours pLus tôt. La réaction a été immédiate, et c'est Metz qui en a fait Les frais. CeLa aurait sûrement pu être n'importe queLLe équipe située au-des sous de La troisième pLace, à en juger par L'année 2017 des Girondins, seu-Lement dé faits en Ligue 1 par Le Paris-SG (0-3), Monaco (1-2) et Nice.
Quand Gourvennec aLigne son onze type, Bordeaux est désormais une machine à gagner. IL L'est devenu au fiL des mois, Le temps de composer sa Ligne offensive de Kamano, Laborde et MaLcom, ou de repLacer TouLaLan en pivot devant La défense. Ou ceLui de voir Contento en chaîner Les bonnes prestations et confirmer être un joueur vraiment insaisis-sabLe. Le temps aussi de retrouver un Carrasso hier à son meiLLeur niveau, capabLe d'écarter Le danger (61e, 65e) durant Les rares temps faibLes de son équipe. Ou d'écarter Ménez, incompatibLe dans L'équiLibre coLLectif souhaité par Gourvennec et réduit à un rôLe de rempLaçant. Hier, ceLui-Là n'est même pas en-tré enjeu.

Vada bien plus fringant qu'à Nice

Après La rencontre, Le technicien a retrouvé à La bouche des mots qu'iL aime empLoyer dans Les conférences de presse suivant ses victoires : « pétillant », « mordant », « intensité ». Son trio d'attaque était tout ceLa en même temps. Vada égaLement, indispensabLe au dynamisme de L'ensembLe, auteur d'une passe décisive pour MaLcom (14e) et d'un doubLé sur un penaLty (50e) etune attaque rapide (52e). « Je n'étais pas satisfait de son match à Nice, expLiquait Gourvennec en fin de soirée. Quand on asa qualité technique, on ne peut pas perdre les ballons comme celui qu'il avait perdu. » En manquant une passe, L'Argentin avait encLenché maLgré Lui L'action du second but niçois. « Je vais être franc, je n'ai pas bien dormi cette semaine à cause de cela, s'excusait encore Vada. Le coach m a donné une seconde chance. » Après des prestations comme ceLLe d'hier, on parierait qu'iL Lui en donnera d'autres.
En jouant ainsi, même Le caLendrier qui attend Bordeaux sembLe un peu moins difficiLe. Les Girondins devront se dépLacer quatre fois Lors des six dernières journées, mais c'est eux qui occupent ce matin La cinquième pLace qui Leur permettrait de rempLir Leur objectif de retrouver L'Europe.
Avant Le dépLacement de L'OM à TouLouse, et Le match de Saint-Étienne face à Nantes cet après-midi, Les joueurs de Gourvennec ont remis La pression sur Leurs concurrents directs, qu'iLs affronteront Lors des 36e et 37e journées, et iLs se sont aussi reLancés en ce qui concerne La différence de buts (+ 7). « On sait la dernière ligne droite qui nous attend, commente L'entraîneur. C 'était important de redémarrer. C'est serré de partout. Tout en haut, tout en bas, et derrière les trois, quatre premiers. On se focalise sur nous. On avance. » À un rythme d'épouvantaiL pour La cinquième pLace.

1/13 Bordeaux n'est resté muet qu'une seule fois lors de ses treize derniers matches en L1. C'était le 10 février dernier, contre le Paris-SG (0-3).Opta

TOPS

Vada 8/10
Poumon de l'entrejeu bordelais, l'Argentin a aussi été décisif sur les trois buts. Il a bien dosé sa passe pour Malcom (1-0), transformé le penalty (2-0) et gardé le même sang-froid pour inscrire un doublé (3-0), son premier en Ligue 1.
Malcom 7/10
Le Brésilien confirme à chaque sortie qu'il a l'une des plus belles techniques en mouvement du Championnat. Il marque un but, amène le penalty et aurait pu aggraver le score quand il a trouvé la barre (90e+3).
C. Carrasso 7/10
Une fois que Bordeaux a creusé l'écart, le gardien s'est chargé de maintenir les Lorrains à distance. Il l'a notamment fait sur un coup franc d'Assou Ekotto(61e), une occasion de Mollet(65e) et un duel gagné face à Nguette (78e). Bien sorti face à Diabaté en début de match (9e) et très propre dans le jeu aérien.

FLOPS

Assou Ekotto 2/10
Sur l'ouverture du score bordelaise, il anticipe mal et se montre bien trop passif. C'est encore lui qui provoque le penalty, même si la faute semblait à l'extérieur de la surface. Une sale soirée ponctuée par une expulsion pour un coup de coude sur Ounas (90e +5).
F.Diagne 3/10
Il n'a pas toujours su gérer les attaquants bordelais, et notamment les mouvements de Laborde. On retiendra surtout son ballon perdu de la 52e minute, sur le troisième but, quand il se fait prendre par le pressing de Kamano puis Laborde.
C. Diabaté 4/10
Pour son retour à Bordeaux, l'attaquant n'a guère été en réussite. Peu servi par ses partenaires, il a rarement été heureux dans ses remises. Son ouverture pour Nguette était bien sentie (78e), mais on lui reprochera son occasion manquée de la 9e minute, où il a manqué de vitesse. A. M. L.
 
 

Pseudo : critiques

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le 09 Avr. 17 à 17h55

Merci Pierrot
Edité le 09/04/2017 à 18:02
 
La critique est aisée et l'art est difficile.
 

Pseudo : pierrotgrognon16

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le 16 Avr. 17 à 10h23

Dans l'Equipe de ce dimanche matin:

NANTES 15 H BORDEAUX 33E JOURNÉE LIGUE 1

La KLM fait planer Bordeaux
ANTOINE MAUMON DE LONGEVIALLE

AVEC FRANÇOIS KAMANO, GAËTAN LABORDE ET MALCOM DEVANT, LES GIRONDINS ONT TROUVÉ UN TRIO AUSSI EFFICACE QUE COMPLÉMENTAIRE.

S'il avait fallu imaginer un trio offensif à Bordeaux en début de saison, on aurait plus facilement parié sur une association Jérémy Ménez, Diego Rolan et Adam Ounas. Après plusieurs mois à varier les combinaisons, c'est finalement avec François Kamano (20 ans), Gaëtan Laborde (22 ans) et Malcom (20 ans) que Jocelyn Gourvennec a stabilisé sa ligne d'attaque. Avec des résultats à la clé .

UNE VARIÉTÉ QUI FAIT LEUR FORCE

Kamano à gauche, Laborde au centre et Malcom à droite : le placement des trois varie peu au cours des matches. Chacun a un profil spécifique qui donne de la variété au jeu bordelais. « Pour caricaturer, François (Kamano) est plus un attaquant capable de jouer sur le côté, alors que Malcom est plutôt un milieu capable de jouer sur le côté, explique Gourvennec. Malcom est un peu plus passeur, il est plus habile pour revenir à l'intérieur du jeu et trouver des relais. »
Kamano recherche davantage les un contre un. Le Guinéen profite souvent des espaces libérés par Laborde, altruiste et très disponible. « François est capable d'éliminer, de prendre de vitesse, il a une grande puissance et il est adroit, complète Laborde. Il est obnubilé par le but, c'est important d'avoir des joueurs comme ça. Malcom est un peu plus dans la combinaison. Moi, au centre, j'essaie de m'adapter et de les mettre dans les meilleures positions possibles.

UNE CONFIANCE QUI LES REND EFFICACES

Si Malcom et Laborde ont rapidement été efficaces, Kamano a dû attendre la 11e journée (MarseilleBordeaux, 0-0) pour débuter un match en L1. « Ce sont de très jeunes joueurs, souligne leur entraîneur. Malcom et Gaëtan disputent leur première saison pleine en Ligue 1. François, c'est sa première saison à Bordeaux après deux ans à Bastia ; quand on signe à Bordeaux, on monte d'un cran. Ils débutent, donc ils progressent. »
En étant décisifs, dans la finition ou la dernière passe. Leurs chiffres face au but sont éloquents (lire ci-dessus). « Les bons résultats se sont enchaînés et on a pris de la confiance, analyse Laborde. On se connaît aussi de mieux en mieux. Nos courses sont plus pertinentes. S'il y en a un qui se retrouve en un contre un, je sais quand je dois venir combiner ou quand je dois le laisser seul. »

UNE ABNÉGATION QUI SERT LE COLLECTIF

En incarnant un premier rideau plus hermétique que lorsque Ménez ou Ounas sont titularisés, c'est aussi dans le travail défensif que la « KLM » a changé le visage de Bordeaux. « Ils sont de mieux en mieux dans le jeu sans ballon, rappelle Gourvennec. Ils sont capables de faire beaucoup d'efforts à haute intensité, et tout le temps. Il n'y pas de temps morts. » En particulier pour Laborde. « Il est capable de faire des appels sans recevoir le ballon pour que les autres brillent, souligne l'entraîneur. Il parcourt quasiment douze kilomètres par match. C'est énorme pour un attaquant. » Et c'est toute l'équipe qui en profite. `

LES SUPPORTERS GIRONDINS SERONT LÀ

Initialement interdits de déplacement à la Beaujoire par la préfecture de LoireAtlantique, les fans des Girondins assisteront bien au « derby de l'Atlantique ». Après avoir donné rendez-vous devant le stade en signe de protestation, ces derniers s'étaient finalement vu autoriser jeudi leur déplacement à Nantes « pour 250 supporters bordelais encadrés par le club ». A. M. L.
1,5 C'est la moyenne de points pris par match par les Nantais et les Bordelais, au cours des vingt dernières journées. Les deux équipes ont récolté 30 points chacune (8 victoires, 6 nuls, 6 défaites).

BORDEAUX : ÉLOIGNER LA CONCURRENCE

En cas de victoire, les Girondins conforteraient leur cinquième place, qualificative pour la Ligue Europa, d'autant que Marseille ­ sixième à un point ­ et SaintÉtienne ­ septième à trois points et comptant un match en moins ­ s'affrontent au Vélodrome en fin de journée.
 
 
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