
Sauvegarde...
Sud Ouest
Par Thierry Vautrat
Ça fait un bien fou !
Enfin ! Les Girondins ont signé samedi soir leur première victoire à domicile. Qui leur permet de sortir de la zone rouge et de remonter en 14e position. À confirmer dimanche face à Nancy
Les Girondins ont redonné un peu de joie au public de Chaban-Delmas par un bon résultat... en attendant la manière.
Il aura fallu attendre la 15e journée et le 8e match à domicile, pour que les Girondins parviennent enfin à se faire respecter sur leur pelouse ! C'était donc prévu pour la venue de Caen hier soir, vaincu 2-0 à Chaban-Delmas, au bout d'une partie crispante, marquée par quelques coups d'éclat mais trop lourde du souvenir des déceptions précédentes pour être vraiment enthousiasmante. Peut-être que la réunion de leurs supporters, au cours de l'après-midi place de la Victoire, cet endroit où l'on fêtait autrefois les conquêtes euphoriques, avait exorcisé leurs vieux démons !
Ils accueillirent ce succès avec un bonheur immense, un profond soulagement, parce que ces trois points chèrement acquis les libéraient des tensions angoissantes d'une semaine chargée de pression. Ce fut comme si les Bordelais sortaient des ténèbres, après une longue épreuve et retrouvaient, en même temps que le plaisir de gagner, des perspectives plus réjouissantes. Ils savourèrent intensément leur bonheur de l'instant, ce retour à la 14e place, acquis grâce à la chute de presque tous ceux qui leur étaient passés devant lors de la précédente journée.
Pas le temps de respirer
Ce matin, iIs caressent doucement l'espoir de laisser derrière eux les sombres pensées bourguignonnes. « Mais nous n'avons pas le temps de respirer », lâcha Francis Gillot après la partie. « Dans notre situation, ce n'est pas possible. Je pense déjà à Nancy. Si nous avions le bonheur de gagner, nous pourrions alors remonter au milieu du tableau ».
Bordeaux a donc conquis sa troisième victoire de la saison, après celle de Valenciennes et Ajaccio. D'une façon étonnante, cette équipe, que Gillot avait modifiée, en titularisant pour la première fois Saivet et Bellion, à la place de Ben Khalfallah et Diabaté, n'a pourtant pas livré son meilleur match , loin s'en fallait. On avait vu beaucoup mieux dans l'expression offensive, lors de la venue de Montpellier ou Paris.
Comment d'ailleurs, ces jeunes gens auraient-ils pu jouer libérés, alors qu'ils gardaient en mémoire leurs mésaventures récentes et le coup de poignard que leur avait infligé Caen la saison dernière ? Comment auraient-ils pu se jeter à l'abordage, quand ils savaient les conséquences dramatiques du moindre contre adverse ? On se disait à la pause qu'ils couraient encore vers une nouvelle désillusion mais qu'ils n'y pouvaient rien, parce qu'ils faisaient ce qu'ils pouvaient.
Gouffran l'arme fatale
Ils furent récompensés pour n'avoir rien lâché, pour avoir toujours cru en eux et essayé de jouer vers l'avant. Et puis ils disposent d'un atout maître, en la personne de Yoan Gouffran, leur buteur providentiel qui, désormais, frappe avec une régularité précieuse. Ils eurent ensuite le mérite de ne pas craquer, de parvenir à conserver leur avantage, dès lors qu'ils eurent ouvert le score, contrairement à leur mauvaise habitude.
Parce que tout le monde fit preuve des qualités d'abnégation et de solidarité, que d'ordinaire, ils oublient un peu vite. Enfin, ils surent marquer un deuxième but, presqu'un luxe dans leurs difficultés de l'automne et en auraient même signé un troisième en fin de match par Sertic, si Modeste, auteur de la passe décisive, ne s'était bêtement trouvé hors jeu.
Bien sûr, les Girondins devront retrouver une qualité de jeu un peu plus convaincante, s'ils veulent poursuivre leur route plus sereinement dans ce championnat de Ligue 1. Mais dans leur situation, personne ne songerait à faire la fine bouche sur la manière d'un soir. Il fallait gagner et cela suffisait à leur bonheur, au bonheur de toute une ville, plongée en pleine déprime depuis une semaine.
Par Thierry Vautrat
Ça fait un bien fou !
Enfin ! Les Girondins ont signé samedi soir leur première victoire à domicile. Qui leur permet de sortir de la zone rouge et de remonter en 14e position. À confirmer dimanche face à Nancy
Les Girondins ont redonné un peu de joie au public de Chaban-Delmas par un bon résultat... en attendant la manière.
Il aura fallu attendre la 15e journée et le 8e match à domicile, pour que les Girondins parviennent enfin à se faire respecter sur leur pelouse ! C'était donc prévu pour la venue de Caen hier soir, vaincu 2-0 à Chaban-Delmas, au bout d'une partie crispante, marquée par quelques coups d'éclat mais trop lourde du souvenir des déceptions précédentes pour être vraiment enthousiasmante. Peut-être que la réunion de leurs supporters, au cours de l'après-midi place de la Victoire, cet endroit où l'on fêtait autrefois les conquêtes euphoriques, avait exorcisé leurs vieux démons !
Ils accueillirent ce succès avec un bonheur immense, un profond soulagement, parce que ces trois points chèrement acquis les libéraient des tensions angoissantes d'une semaine chargée de pression. Ce fut comme si les Bordelais sortaient des ténèbres, après une longue épreuve et retrouvaient, en même temps que le plaisir de gagner, des perspectives plus réjouissantes. Ils savourèrent intensément leur bonheur de l'instant, ce retour à la 14e place, acquis grâce à la chute de presque tous ceux qui leur étaient passés devant lors de la précédente journée.
Pas le temps de respirer
Ce matin, iIs caressent doucement l'espoir de laisser derrière eux les sombres pensées bourguignonnes. « Mais nous n'avons pas le temps de respirer », lâcha Francis Gillot après la partie. « Dans notre situation, ce n'est pas possible. Je pense déjà à Nancy. Si nous avions le bonheur de gagner, nous pourrions alors remonter au milieu du tableau ».
Bordeaux a donc conquis sa troisième victoire de la saison, après celle de Valenciennes et Ajaccio. D'une façon étonnante, cette équipe, que Gillot avait modifiée, en titularisant pour la première fois Saivet et Bellion, à la place de Ben Khalfallah et Diabaté, n'a pourtant pas livré son meilleur match , loin s'en fallait. On avait vu beaucoup mieux dans l'expression offensive, lors de la venue de Montpellier ou Paris.
Comment d'ailleurs, ces jeunes gens auraient-ils pu jouer libérés, alors qu'ils gardaient en mémoire leurs mésaventures récentes et le coup de poignard que leur avait infligé Caen la saison dernière ? Comment auraient-ils pu se jeter à l'abordage, quand ils savaient les conséquences dramatiques du moindre contre adverse ? On se disait à la pause qu'ils couraient encore vers une nouvelle désillusion mais qu'ils n'y pouvaient rien, parce qu'ils faisaient ce qu'ils pouvaient.
Gouffran l'arme fatale
Ils furent récompensés pour n'avoir rien lâché, pour avoir toujours cru en eux et essayé de jouer vers l'avant. Et puis ils disposent d'un atout maître, en la personne de Yoan Gouffran, leur buteur providentiel qui, désormais, frappe avec une régularité précieuse. Ils eurent ensuite le mérite de ne pas craquer, de parvenir à conserver leur avantage, dès lors qu'ils eurent ouvert le score, contrairement à leur mauvaise habitude.
Parce que tout le monde fit preuve des qualités d'abnégation et de solidarité, que d'ordinaire, ils oublient un peu vite. Enfin, ils surent marquer un deuxième but, presqu'un luxe dans leurs difficultés de l'automne et en auraient même signé un troisième en fin de match par Sertic, si Modeste, auteur de la passe décisive, ne s'était bêtement trouvé hors jeu.
Bien sûr, les Girondins devront retrouver une qualité de jeu un peu plus convaincante, s'ils veulent poursuivre leur route plus sereinement dans ce championnat de Ligue 1. Mais dans leur situation, personne ne songerait à faire la fine bouche sur la manière d'un soir. Il fallait gagner et cela suffisait à leur bonheur, au bonheur de toute une ville, plongée en pleine déprime depuis une semaine.
La critique est aisée et l'art est difficile.
Sauvegarde...
sud ouest
06h00
Par frédéric laharie
Défenseur dans l'âme, dur au mal, le Brésilien Carlos Henrique a puisé les ressources pour surmonter de nombreuses blessures dans une foi profonde. Portrait.
L'objectif de Carlos Henrique est de remporter le maximum de duels. photo afp
C'est son rituel à lui, sa façon d'entrer dans la confrontation à venir. Chaque veille de match, Carlos Henrique repart du Haillan avec un dvd des meilleurs moments des attaquants adverse, concocté par Cyrille Duhal le spécialiste vidéo des Girondins. « Entre le dernier entraînement et le match, j'aime bien regarder leurs appels dans la surface, comment les milieux de terrain leur donnent le ballon, etc ».
Ainsi est Carlos Henrique. Etonnant comme ce garçon poli, d'une grande douceur à la ville peut se transformer sur le terrain en ce « défenseur dans l'âme, méchant, sur qui on peut compter » selon son entraîneur Francis Gillot.
Il serait rugbyman, on l'imagine 2e ligne, l'homme des basses œuvres au plus obscur des regroupements, à gratter les ballons pour les envolées des trois-quarts en pleine lumière. « Je suis là pour détruire, pas pour faire des passements de jambes. Des gars comme moi, il en faut dans toutes les équipes, même les plus grandes, pour aider les plus techniques à exprimer leurs qualités ».
Sa vision du football est celle d'un combat. « Prends l'exemple d'OM-PSG : les Parisiens sont meilleurs techniquement mais ce sont les Marseillais qui avaient la grinta. Et ils ont gagné (3-0) ».
Son match à lui est un rapport de force, une guerre psychologique à mener fac e à l'attaquant, façon Obélix détruisant les Romains à coups de massue. « Quand j'entre sur le terrain, mon objectif est de gagner un maximum de duels ». Il sait que c'est presque gagné quand « l'attaquant change de côté après les deux ou trois premiers ballons parce qu'il a compris qu'avec moi, ça ne sera pas facile ».
Pour lui, le football est le résumé de la vie. Rien n'est facile, tout se mérite, il l'a très tôt appris dans le quartier Boa Vista de Sao Gonçalo, cette ville du sud-est du Brésil où il a grandi à la dure. « C'était chaud. Quand j'ai commencé à jouer, j'étais le plus petit. J'ai vite compris qu'il fallait se battre pour ne pas se laisser marcher dessus ».
Neuf mois de calvaire
Il puise cette force dans une foi profonde. « Je suis chrétien depuis tout jeune. A chaque moment difficile de ma vie, je me tourne vers la Bible, je lis un passage au hasard ». A domicile avec son épouse et sa mère venue passer quelques mois en France, ou à l'église évangélique, il y a puisé des raisons de ne pas sombrer quand il a de son propre aveu, « touché le fond » la saison dernière.
Un calvaire de neuf mois. Une douleur aux adducteurs, d'abord insidieuse, en jouant au tennis avec les amis en vacances au Brésil, devenue double déchirure. Cinq rechutes jusqu'à ne plus pouvoir marcher et le sentiment affreux qu'il ne prati- quera plus son métier, sa passion.
Tombé souvent, ils s'est finalement toujours relevé. « Quand j'avais mal, je n'ai pas baissé la tête, je me suis accroché pour passer ce mauvais moment, je remerciais Dieu tous les matins de pouvoir me lever ».
Depuis son retour, il reste ce colosse aux articulations d'argile. Une entorse au genou et une lésion à la cuisse lui ont rappelé, cette saison, que son corps ne le laisserait jamais en paix. Et que son histoire serait celle d'un éternel recommencement.
Avec Francis Gillot, il sait que « celui qui se bat à l'entraînement dans la semaine va jouer le week-end ». Ça lui va bien. Et, même si de l'avis de son entraîneur « il manque encore de rythme », on peut être certain qu'il opposera toute sa volonté de gagner cet après-midi contre Nancy, « pour sortir le club de cette situation difficile le plus vite possible ».
C'est sa mission du moment. Puis, sous contrat jusqu'en juin 2013, la question de son avenir aux Girondins se posera l'été prochain. Il l'attend paisiblement. « Je sais d'où je viens et où je suis. J'adore Bordeaux et la France, je pense d'abord à enchaîner les matchs et je laisse Dieu décider de mon avenir… »
06h00
Par frédéric laharie
Henrique est en mission
Défenseur dans l'âme, dur au mal, le Brésilien Carlos Henrique a puisé les ressources pour surmonter de nombreuses blessures dans une foi profonde. Portrait.
L'objectif de Carlos Henrique est de remporter le maximum de duels. photo afp
C'est son rituel à lui, sa façon d'entrer dans la confrontation à venir. Chaque veille de match, Carlos Henrique repart du Haillan avec un dvd des meilleurs moments des attaquants adverse, concocté par Cyrille Duhal le spécialiste vidéo des Girondins. « Entre le dernier entraînement et le match, j'aime bien regarder leurs appels dans la surface, comment les milieux de terrain leur donnent le ballon, etc ».
Ainsi est Carlos Henrique. Etonnant comme ce garçon poli, d'une grande douceur à la ville peut se transformer sur le terrain en ce « défenseur dans l'âme, méchant, sur qui on peut compter » selon son entraîneur Francis Gillot.
Il serait rugbyman, on l'imagine 2e ligne, l'homme des basses œuvres au plus obscur des regroupements, à gratter les ballons pour les envolées des trois-quarts en pleine lumière. « Je suis là pour détruire, pas pour faire des passements de jambes. Des gars comme moi, il en faut dans toutes les équipes, même les plus grandes, pour aider les plus techniques à exprimer leurs qualités ».
Sa vision du football est celle d'un combat. « Prends l'exemple d'OM-PSG : les Parisiens sont meilleurs techniquement mais ce sont les Marseillais qui avaient la grinta. Et ils ont gagné (3-0) ».
Son match à lui est un rapport de force, une guerre psychologique à mener fac e à l'attaquant, façon Obélix détruisant les Romains à coups de massue. « Quand j'entre sur le terrain, mon objectif est de gagner un maximum de duels ». Il sait que c'est presque gagné quand « l'attaquant change de côté après les deux ou trois premiers ballons parce qu'il a compris qu'avec moi, ça ne sera pas facile ».
Pour lui, le football est le résumé de la vie. Rien n'est facile, tout se mérite, il l'a très tôt appris dans le quartier Boa Vista de Sao Gonçalo, cette ville du sud-est du Brésil où il a grandi à la dure. « C'était chaud. Quand j'ai commencé à jouer, j'étais le plus petit. J'ai vite compris qu'il fallait se battre pour ne pas se laisser marcher dessus ».
Neuf mois de calvaire
Il puise cette force dans une foi profonde. « Je suis chrétien depuis tout jeune. A chaque moment difficile de ma vie, je me tourne vers la Bible, je lis un passage au hasard ». A domicile avec son épouse et sa mère venue passer quelques mois en France, ou à l'église évangélique, il y a puisé des raisons de ne pas sombrer quand il a de son propre aveu, « touché le fond » la saison dernière.
Un calvaire de neuf mois. Une douleur aux adducteurs, d'abord insidieuse, en jouant au tennis avec les amis en vacances au Brésil, devenue double déchirure. Cinq rechutes jusqu'à ne plus pouvoir marcher et le sentiment affreux qu'il ne prati- quera plus son métier, sa passion.
Tombé souvent, ils s'est finalement toujours relevé. « Quand j'avais mal, je n'ai pas baissé la tête, je me suis accroché pour passer ce mauvais moment, je remerciais Dieu tous les matins de pouvoir me lever ».
Depuis son retour, il reste ce colosse aux articulations d'argile. Une entorse au genou et une lésion à la cuisse lui ont rappelé, cette saison, que son corps ne le laisserait jamais en paix. Et que son histoire serait celle d'un éternel recommencement.
Avec Francis Gillot, il sait que « celui qui se bat à l'entraînement dans la semaine va jouer le week-end ». Ça lui va bien. Et, même si de l'avis de son entraîneur « il manque encore de rythme », on peut être certain qu'il opposera toute sa volonté de gagner cet après-midi contre Nancy, « pour sortir le club de cette situation difficile le plus vite possible ».
C'est sa mission du moment. Puis, sous contrat jusqu'en juin 2013, la question de son avenir aux Girondins se posera l'été prochain. Il l'attend paisiblement. « Je sais d'où je viens et où je suis. J'adore Bordeaux et la France, je pense d'abord à enchaîner les matchs et je laisse Dieu décider de mon avenir… »
La critique est aisée et l'art est difficile.
Sauvegarde...
Voici une interview déroutante de Ciani, accrochez vous à votre siège 
Sud Ouest
06h00 |
Par frédéric laharie
Il a symbolisé les problèmes défensifs de son équipe en début de saison, et a l'impression d'en être le bouc émissaire. Relégué sur le banc de touche, Michaël Ciani se confie pour « Sud Ouest ».
Depuis sa dernière titularisation, le 22 octobre contre Brest (1-1), et une entrée en jeu qui a coïncidé avec la défaite chez le promu dijonnais (0-2), Michaël Ciani vit la difficile position du footballeur assis (sur le banc de touche) chaque week-end.
Une situation nouvelle pour lui qui avait été titularisé 76 fois lors de ses deux premières saisons aux Girondins (6 buts), et qu'il vit évidemment difficilement, partagé entre la fierté de vouloir retrouver son meilleur niveau à Bordeaux, et la tentation de se relancer par un départ au mercato de janvier. Muet depuis plusieurs semaines, il a accepté de l'évoquer pour « Sud Ouest ».
Nominé pour le ballon de plomb
Michaël Ciani, comme son coéquipier Matthieu Chalmé ainsi que ses ex-coéquipiers Alou Diarra et Moussa Maazou, fait parti de la liste des 10 joueurs nominés au titre du ballon de plomb 2011. Un titre attribué depuis neuf ans par le site Les Cahiers du Football et qui désigne chaque année le pire joueur de Ligue 1.
« Sud Ouest ». Comment vivez-vous le fait de ne plus être titulaire ?
Michaël Ciani. Ce n'est jamais plaisant de ne pas jouer, surtout quand on n'y est pas habitué. Mais on prend son mal en patience, on regarde l'équipe faire de bonnes prestations. On se réjouit au moins de ça.
La semaine d'entraînement est-elle différente quand on est sur le banc le week-end ?
Psychologiquement, oui. Même si on s'entraîne toujours de la même manière, il y a forcément une partie des joueurs qui est plus concernée que l'autre. Surtout quand l'équipe tourne bien, n'a pas perdu depuis trois matches sans prendre de but. C'est bien pour le groupe mais elle ne change pas.
On n'accepte jamais d'être remplaçant…
On a toujours envie d'être sur le terrain. Un gars, sur le banc, qui n'a pas envie de jouer, doit arrêter le football. J'ai souvent été titulaire à Bordeaux, j'ai encore envie de l'être. Là, je suis un peu dégoûté mais j'ai envie de montrer au coach que je suis encore là. Et ça passe par le travail.
Avez-vous compris votre mise à l'écart ?
Ça commence quand je suis suspendu à Ajaccio. Ils gagnent (2-0) et je me retrouve sur le banc contre Paris (1-1). C'est le choix du coach, on n'a pas à être d'accord ou pas. Derrière, sur le banc à Dijon (0-2) où je rentre et on prend deux buts. Puis encore enlevé de l'équipe (contre Caen, Nancy et à Marseille, NDLR)…
Pour parler clairement, avez-vous eu l'impression d'être le bouc émissaire de la défaite à Dijon ?
Oui, exactement. J'ai joué de malchance : je suis suspendu au moment où ils gagnent et on prend deux buts au moment où je rentre. J'ai ma responsabilité mais je crois que c'est aussi celle de tout un groupe, un collectif. Après, ce qui conforte les choix du coach et le bien de l'équipe, c'est qu'ils ne prennent pas de but, et c'est une bonne chose ! Mais je subis forcément les résultats du groupe.
Quand Francis Gillot a dit que « cela serait difficile pour Michaël Ciani pour la suite de la saison » (1), comment l'avez-vous pris ?
Il ne m'aide pas en disant des choses comme ça. C'est difficile à entendre, parce qu'on doit au moins avoir l'espoir de se battre pour quelque chose. (Silence) Mais bon, j'ai vécu des choses beaucoup plus difficiles dans ma vie… Je ne vais pas m'arrêter de jouer parce que le coach a dit que ce serait difficile pour moi.
Vous vous êtes expliqués ?
Non. Ce n'est pas à moi d'aller le voir. Je ne suis jamais allé frapper à la porte de son bureau. Je suis là, je travaille.
D'un autre côté, malgré des jugements parfois un peu durs, avec Francis Gillot, tout le monde peut retrouver sa chance, non ?
C'est vrai. Je suis aussi conscient qu'il dit ça parce qu'il connaît mes qualités et qu'il sait que je suis capable de rebondir. Je suis persuadé que ma chance reviendra un jour.
Par rapport à vos débuts à Bordeaux, vous semblez manquer de confiance aujourd'hui. Comme si vous vous étiez laissé entraîner par les mauvais résultats de l'équipe.
Oui. C'est à l'image du groupe. On s'est beaucoup reposé sur la solidité défensive en espérant ne pas prendre de but quand on n'en mettait pas. Dans ces cas-là, on est en danger. C'était beaucoup arrivé ces derniers temps : il suffisait d'une erreur pour encaisser un but, et on n'arrivait pas à marquer. Alors, la défense est pointée du doigt, surtout les défenseurs centraux. Et comme j'ai souvent joué, en changeant tout le temps de partenaire en charnière, j'étais le plus impliqué.
Fonctionnez-vous plus que d'autres à la confiance, au regard que l'on porte sur vous ?
Aujourd'hui, oui, plus que d'habitude. Heureusement, l'équipe revient bien. Son meilleur visage, c'est la défense, quand tous se battent les uns pour les autres. Chaque individualité en profite.
Vous espérez vous nourrir de cette confiance le jour où vous reviendrez dans l'équipe ?
Forcément. Quand les attaquants et les milieux font le travail, les défenseurs ramassent les miettes. C'est tout un état d'esprit qui change. Derrière, si on sait qu'on peut marquer à tout moment, on ne réagira pas comme ces derniers temps, à baisser la tête dès qu'on encaisse un but. À mon arrivé à Bordeaux, quand on en prenait un, on savait qu'on en mettrait trois…
Yoan Gouffran est venu fêter son but contre Paris en se jetant dans vos bras devant le banc. Cela vous a touché ?
C'était bien de sa part. C'était un message de soutien, du style : "Tu n'es pas sur le terrain mais on pense à toi". Lui-même est passé par des moments difficiles à Bordeaux, je suis content pour lui (6 buts marqués NDLR).
(1) Lors du point presse de l'entraîneur bordelais, le 24 novembre, avant la réception de Caen.
Mercato : et si Michaël Ciani partait dès cet hiver en Angleterre ?
Où va Michaël Ciani ? La question du renouvellement, ou pas, de son contrat qui court jusqu'en juin 2013 se posera au plus tard à la fin de cette saison. Mais compte tenu de sa situation actuelle, le défenseur international (1 sélection) devra peut-être faire un choix pour la suite de sa carrière, à 27 ans, dès le mercato de janvier.
« Je vais faire une réponse de footballeur (sourire) : je n'en sais rien, aujourd'hui, je suis à Bordeaux et on verra la suite… Mais si mon temps de jeu est de moins en moins important, il est certain que la question se posera rapidement. Cela dépendra de ce que dira et voudra le coach ».
Cela sera lié, aussi et surtout, aux éventuelles offres que recevront les dirigeants bordelais. Des clubs anglais seraient intéressés. « Cela fait six ans qu'on le dit et pourtant, je suis toujours en France », tempère Ciani, pour qui rejoindre la Premier League serait « une opportunité intéressante, pas un rêve. Je n'y pense pas plus que cela ».
Même si pour son agent Pierre Frelot, « l'Angleterre fait toujours partie de son plan de carrière », et « avec son profil de joueur physique, athlétique, il a toutes les qualités pour y séduire des clubs », aucun contact concret n'a été noué pour l'heure, ni proposition posée sur le bureau du président bordelais Jean-Louis Triaud.
Triaud : « Pourquoi pas ? »
Car, pour qu'un départ se concrétise, l'autre condition est évidemment que son club souhaite le libérer. Économiquement, un transfert estimé à 3 ou 4 millions d'euros, soit le prix d'achat à Lorient en 2009, élargirait la marge de manœuvre des Girondins pour recruter au mercato.
Sportivement, l'arrivée annoncée d'un arrière droit (le Brésilien Mariano) permettra à Lamine Sané de revenir à son poste de prédilection, dans l'axe, et peut-être à Ciani d'obtenir un bon de sortie de Gillot qui ne le fait actuellement plus jouer. Le président Jean-Louis Triaud n'ouvre pas la porte en grand, mais ne la ferme pas non plus… « Personne n'est indésirable aux Girondins et toutes les situations peuvent être étudiées. S'il veut tenter une autre expérience, pourquoi pas ? »
La première fois qu'il a quitté la France, pour la Belgique (Charleroi), c'était pour lancer sa carrière professionnelle, à l'âge de 19 ans. Cela serait le moyen, cette fois, de la relancer, dans un autre contexte, moins pesant qu'à Bordeaux aujourd'hui. (F. L.)

Sud Ouest
06h00 |
Par frédéric laharie
« Je suis un peu dégoûté »
Il a symbolisé les problèmes défensifs de son équipe en début de saison, et a l'impression d'en être le bouc émissaire. Relégué sur le banc de touche, Michaël Ciani se confie pour « Sud Ouest ».
Depuis sa dernière titularisation, le 22 octobre contre Brest (1-1), et une entrée en jeu qui a coïncidé avec la défaite chez le promu dijonnais (0-2), Michaël Ciani vit la difficile position du footballeur assis (sur le banc de touche) chaque week-end.
Une situation nouvelle pour lui qui avait été titularisé 76 fois lors de ses deux premières saisons aux Girondins (6 buts), et qu'il vit évidemment difficilement, partagé entre la fierté de vouloir retrouver son meilleur niveau à Bordeaux, et la tentation de se relancer par un départ au mercato de janvier. Muet depuis plusieurs semaines, il a accepté de l'évoquer pour « Sud Ouest ».
Nominé pour le ballon de plomb
Michaël Ciani, comme son coéquipier Matthieu Chalmé ainsi que ses ex-coéquipiers Alou Diarra et Moussa Maazou, fait parti de la liste des 10 joueurs nominés au titre du ballon de plomb 2011. Un titre attribué depuis neuf ans par le site Les Cahiers du Football et qui désigne chaque année le pire joueur de Ligue 1.
« Sud Ouest ». Comment vivez-vous le fait de ne plus être titulaire ?
Michaël Ciani. Ce n'est jamais plaisant de ne pas jouer, surtout quand on n'y est pas habitué. Mais on prend son mal en patience, on regarde l'équipe faire de bonnes prestations. On se réjouit au moins de ça.
La semaine d'entraînement est-elle différente quand on est sur le banc le week-end ?
Psychologiquement, oui. Même si on s'entraîne toujours de la même manière, il y a forcément une partie des joueurs qui est plus concernée que l'autre. Surtout quand l'équipe tourne bien, n'a pas perdu depuis trois matches sans prendre de but. C'est bien pour le groupe mais elle ne change pas.
On n'accepte jamais d'être remplaçant…
On a toujours envie d'être sur le terrain. Un gars, sur le banc, qui n'a pas envie de jouer, doit arrêter le football. J'ai souvent été titulaire à Bordeaux, j'ai encore envie de l'être. Là, je suis un peu dégoûté mais j'ai envie de montrer au coach que je suis encore là. Et ça passe par le travail.
Avez-vous compris votre mise à l'écart ?
Ça commence quand je suis suspendu à Ajaccio. Ils gagnent (2-0) et je me retrouve sur le banc contre Paris (1-1). C'est le choix du coach, on n'a pas à être d'accord ou pas. Derrière, sur le banc à Dijon (0-2) où je rentre et on prend deux buts. Puis encore enlevé de l'équipe (contre Caen, Nancy et à Marseille, NDLR)…
Pour parler clairement, avez-vous eu l'impression d'être le bouc émissaire de la défaite à Dijon ?
Oui, exactement. J'ai joué de malchance : je suis suspendu au moment où ils gagnent et on prend deux buts au moment où je rentre. J'ai ma responsabilité mais je crois que c'est aussi celle de tout un groupe, un collectif. Après, ce qui conforte les choix du coach et le bien de l'équipe, c'est qu'ils ne prennent pas de but, et c'est une bonne chose ! Mais je subis forcément les résultats du groupe.
Quand Francis Gillot a dit que « cela serait difficile pour Michaël Ciani pour la suite de la saison » (1), comment l'avez-vous pris ?
Il ne m'aide pas en disant des choses comme ça. C'est difficile à entendre, parce qu'on doit au moins avoir l'espoir de se battre pour quelque chose. (Silence) Mais bon, j'ai vécu des choses beaucoup plus difficiles dans ma vie… Je ne vais pas m'arrêter de jouer parce que le coach a dit que ce serait difficile pour moi.
Vous vous êtes expliqués ?
Non. Ce n'est pas à moi d'aller le voir. Je ne suis jamais allé frapper à la porte de son bureau. Je suis là, je travaille.
D'un autre côté, malgré des jugements parfois un peu durs, avec Francis Gillot, tout le monde peut retrouver sa chance, non ?
C'est vrai. Je suis aussi conscient qu'il dit ça parce qu'il connaît mes qualités et qu'il sait que je suis capable de rebondir. Je suis persuadé que ma chance reviendra un jour.
Par rapport à vos débuts à Bordeaux, vous semblez manquer de confiance aujourd'hui. Comme si vous vous étiez laissé entraîner par les mauvais résultats de l'équipe.
Oui. C'est à l'image du groupe. On s'est beaucoup reposé sur la solidité défensive en espérant ne pas prendre de but quand on n'en mettait pas. Dans ces cas-là, on est en danger. C'était beaucoup arrivé ces derniers temps : il suffisait d'une erreur pour encaisser un but, et on n'arrivait pas à marquer. Alors, la défense est pointée du doigt, surtout les défenseurs centraux. Et comme j'ai souvent joué, en changeant tout le temps de partenaire en charnière, j'étais le plus impliqué.
Fonctionnez-vous plus que d'autres à la confiance, au regard que l'on porte sur vous ?
Aujourd'hui, oui, plus que d'habitude. Heureusement, l'équipe revient bien. Son meilleur visage, c'est la défense, quand tous se battent les uns pour les autres. Chaque individualité en profite.
Vous espérez vous nourrir de cette confiance le jour où vous reviendrez dans l'équipe ?
Forcément. Quand les attaquants et les milieux font le travail, les défenseurs ramassent les miettes. C'est tout un état d'esprit qui change. Derrière, si on sait qu'on peut marquer à tout moment, on ne réagira pas comme ces derniers temps, à baisser la tête dès qu'on encaisse un but. À mon arrivé à Bordeaux, quand on en prenait un, on savait qu'on en mettrait trois…
Yoan Gouffran est venu fêter son but contre Paris en se jetant dans vos bras devant le banc. Cela vous a touché ?
C'était bien de sa part. C'était un message de soutien, du style : "Tu n'es pas sur le terrain mais on pense à toi". Lui-même est passé par des moments difficiles à Bordeaux, je suis content pour lui (6 buts marqués NDLR).
(1) Lors du point presse de l'entraîneur bordelais, le 24 novembre, avant la réception de Caen.
Mercato : et si Michaël Ciani partait dès cet hiver en Angleterre ?
Où va Michaël Ciani ? La question du renouvellement, ou pas, de son contrat qui court jusqu'en juin 2013 se posera au plus tard à la fin de cette saison. Mais compte tenu de sa situation actuelle, le défenseur international (1 sélection) devra peut-être faire un choix pour la suite de sa carrière, à 27 ans, dès le mercato de janvier.
« Je vais faire une réponse de footballeur (sourire) : je n'en sais rien, aujourd'hui, je suis à Bordeaux et on verra la suite… Mais si mon temps de jeu est de moins en moins important, il est certain que la question se posera rapidement. Cela dépendra de ce que dira et voudra le coach ».
Cela sera lié, aussi et surtout, aux éventuelles offres que recevront les dirigeants bordelais. Des clubs anglais seraient intéressés. « Cela fait six ans qu'on le dit et pourtant, je suis toujours en France », tempère Ciani, pour qui rejoindre la Premier League serait « une opportunité intéressante, pas un rêve. Je n'y pense pas plus que cela ».
Même si pour son agent Pierre Frelot, « l'Angleterre fait toujours partie de son plan de carrière », et « avec son profil de joueur physique, athlétique, il a toutes les qualités pour y séduire des clubs », aucun contact concret n'a été noué pour l'heure, ni proposition posée sur le bureau du président bordelais Jean-Louis Triaud.
Triaud : « Pourquoi pas ? »
Car, pour qu'un départ se concrétise, l'autre condition est évidemment que son club souhaite le libérer. Économiquement, un transfert estimé à 3 ou 4 millions d'euros, soit le prix d'achat à Lorient en 2009, élargirait la marge de manœuvre des Girondins pour recruter au mercato.
Sportivement, l'arrivée annoncée d'un arrière droit (le Brésilien Mariano) permettra à Lamine Sané de revenir à son poste de prédilection, dans l'axe, et peut-être à Ciani d'obtenir un bon de sortie de Gillot qui ne le fait actuellement plus jouer. Le président Jean-Louis Triaud n'ouvre pas la porte en grand, mais ne la ferme pas non plus… « Personne n'est indésirable aux Girondins et toutes les situations peuvent être étudiées. S'il veut tenter une autre expérience, pourquoi pas ? »
La première fois qu'il a quitté la France, pour la Belgique (Charleroi), c'était pour lancer sa carrière professionnelle, à l'âge de 19 ans. Cela serait le moyen, cette fois, de la relancer, dans un autre contexte, moins pesant qu'à Bordeaux aujourd'hui. (F. L.)
La critique est aisée et l'art est difficile.
Sauvegarde...
En quoi faut s'accrocher ? Elle n'est pas plus choquante que tout ce qu'il a dit jusqu'à présent le Ciani. Je la trouve même soft cette itw, n'importe quel joueur aurait dit la même chose je pense, et il ne fait que répondre aux questions posées par le journaliste.
Sauvegarde...
Une autre interview...celle-là vient d'un footballeur, un défenseur, un vrai, un joueur qui aime ce club, vraiment...et qui pourtant risque de partir, et comme dirait Ciani : ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers 
06h00 | Mis à jour 07h45
Par frédéric laharie
Girondins :
Le défenseur bordelais a reçu une offre de Fluminense pour un départ dès le mercato de janvier. Très intéressé par un retour au pays, le Brésilien espère obtenir l'accord de son club.
Le Brésilien espère obtenir l'accord des Girondins pour partir (photo Fabien Cottereau )
Francis Gillot a bien prévenu hier : la reprise, après la trêve, c'est le 30 décembre pour tout le monde, Brésiliens compris qui avaient le droit à un délai avec Laurent Blanc.
Concernant Carlos Henrique, cela pourrait être un voyage sans retour. Le défenseur central des Girondins (28 ans, 1,88m, 78 kg, 7 buts en 118 matchs avec Bordeaux) nous a confirmé dans la soirée avoir reçu une offre pour un contrat de trois ans de la part du club de Fluminense, 3e du dernier championnat brésilien et qualifié pour la Copa Libertadores en février, où Bordeaux vient de recruter l'arrière droit Mariano. Il y retrouverait Abel Braga, l'ancien joueur de Paris et entraîneur de Marseille qui l'avait lancé dans la carrière à Flamengo (2003-2005), déjà à Rio.
Très intéressé par cette « belle offre », Henrique espère maintenant que les négociations prochainement engagées par son agent auprès du président bordelais Jean-Louis Triaud aboutiront.
S'il en a « vaguement entendu parler », celui-ci « en parlera avec l'entraîneur si l'offre arrive ». Tout dépendra donc de la hauteur de la proposition brésilienne pour l'année et demie de contrat restant à Henrique et de la stratégie de Gillot pour la défense, qui pourrait également perdre Michaël Ciani le mois prochain.
« Sud Ouest ». Avez été contacté par Fluminense ?
Carlos Henrique. Mon agent m'a effectivement prévenu qu'ils me proposent un contrat de trois ans. Il va maintenant appeler le président de Bordeaux pour lui en parler et essayer de trouver un accord.
Avez-vous envie de partir ?
Bien sûr, ça m'intéresse. Fluminense, pour moi, c'est le meilleur effectif du Brésil. Rio, c'est chez moi, ma ville, cela me permettrait de vivre à côté de mes parents. Je n'oublie pas qu'Abel Braga m'a donné ma chance le premier.
Et puis, je le reconnais, c'est une très belle proposition, qui m'a un peu surpris et qui peut me permettre d'assurer mon avenir à 28 ans.
Pensez-vous que Bordeaux vous laissera partir ?
C'est au président Triaud, quelqu'un que j'aime beaucoup, de décider. L'année dernière, j'ai eu une offre de prêt en France, il n'a pas voulu me laisser partir. Il me reste un an et demi de contrat, les Girondins connaissent quelques difficultés financières, c'est peut-être le moment pour le club de faire un peu d'argent.
Cela ne risque-t-il pas de vous perturber lors des deux derniers matchs avant la trêve (contre Sochaux dimanche et à Rennes mercredi) ?
Non. Je le savais avant le déplacement à Marseille et on a vu que cela ne m'avait pas perturbé. J'ai assez d'expérience pour faire la différence entre ce qui se passe sur le terrain et en dehors. Je reste très concentré sur ces deux derniers matchs pour aider les Girondins à sortir de cette mauvaise période.
Si Bordeaux bloque votre transfert, allez-vous négocier une prolongation de contrat ?
Je n'ai jamais rien demandé depuis que je suis à Bordeaux, sauf l'autorisation d'aller me soigner avec mon kiné au Brésil l'année dernière (alors qu'il était arrêté par une double déchirure aux adducteurs, NDLR).
Si le président estime que Bordeaux a toujours besoin de moi, cela ne me posera aucun problème de rester. J'adore les Girondins, l'un des plus gros clubs français, je me sens très bien en France où ma famille s'est parfaitement adaptée.

06h00 | Mis à jour 07h45
Par frédéric laharie
Girondins :
Henrique tenté par Fluminense
Le défenseur bordelais a reçu une offre de Fluminense pour un départ dès le mercato de janvier. Très intéressé par un retour au pays, le Brésilien espère obtenir l'accord de son club.
Le Brésilien espère obtenir l'accord des Girondins pour partir (photo Fabien Cottereau )
Francis Gillot a bien prévenu hier : la reprise, après la trêve, c'est le 30 décembre pour tout le monde, Brésiliens compris qui avaient le droit à un délai avec Laurent Blanc.
Concernant Carlos Henrique, cela pourrait être un voyage sans retour. Le défenseur central des Girondins (28 ans, 1,88m, 78 kg, 7 buts en 118 matchs avec Bordeaux) nous a confirmé dans la soirée avoir reçu une offre pour un contrat de trois ans de la part du club de Fluminense, 3e du dernier championnat brésilien et qualifié pour la Copa Libertadores en février, où Bordeaux vient de recruter l'arrière droit Mariano. Il y retrouverait Abel Braga, l'ancien joueur de Paris et entraîneur de Marseille qui l'avait lancé dans la carrière à Flamengo (2003-2005), déjà à Rio.
Très intéressé par cette « belle offre », Henrique espère maintenant que les négociations prochainement engagées par son agent auprès du président bordelais Jean-Louis Triaud aboutiront.
S'il en a « vaguement entendu parler », celui-ci « en parlera avec l'entraîneur si l'offre arrive ». Tout dépendra donc de la hauteur de la proposition brésilienne pour l'année et demie de contrat restant à Henrique et de la stratégie de Gillot pour la défense, qui pourrait également perdre Michaël Ciani le mois prochain.
« Sud Ouest ». Avez été contacté par Fluminense ?
Carlos Henrique. Mon agent m'a effectivement prévenu qu'ils me proposent un contrat de trois ans. Il va maintenant appeler le président de Bordeaux pour lui en parler et essayer de trouver un accord.
Avez-vous envie de partir ?
Bien sûr, ça m'intéresse. Fluminense, pour moi, c'est le meilleur effectif du Brésil. Rio, c'est chez moi, ma ville, cela me permettrait de vivre à côté de mes parents. Je n'oublie pas qu'Abel Braga m'a donné ma chance le premier.
Et puis, je le reconnais, c'est une très belle proposition, qui m'a un peu surpris et qui peut me permettre d'assurer mon avenir à 28 ans.
Pensez-vous que Bordeaux vous laissera partir ?
C'est au président Triaud, quelqu'un que j'aime beaucoup, de décider. L'année dernière, j'ai eu une offre de prêt en France, il n'a pas voulu me laisser partir. Il me reste un an et demi de contrat, les Girondins connaissent quelques difficultés financières, c'est peut-être le moment pour le club de faire un peu d'argent.
Cela ne risque-t-il pas de vous perturber lors des deux derniers matchs avant la trêve (contre Sochaux dimanche et à Rennes mercredi) ?
Non. Je le savais avant le déplacement à Marseille et on a vu que cela ne m'avait pas perturbé. J'ai assez d'expérience pour faire la différence entre ce qui se passe sur le terrain et en dehors. Je reste très concentré sur ces deux derniers matchs pour aider les Girondins à sortir de cette mauvaise période.
Si Bordeaux bloque votre transfert, allez-vous négocier une prolongation de contrat ?
Je n'ai jamais rien demandé depuis que je suis à Bordeaux, sauf l'autorisation d'aller me soigner avec mon kiné au Brésil l'année dernière (alors qu'il était arrêté par une double déchirure aux adducteurs, NDLR).
Si le président estime que Bordeaux a toujours besoin de moi, cela ne me posera aucun problème de rester. J'adore les Girondins, l'un des plus gros clubs français, je me sens très bien en France où ma famille s'est parfaitement adaptée.
La critique est aisée et l'art est difficile.
Sauvegarde...
et on fait comment dans l éventualité de son départ pendant la CAN???
pas de sané ni ciani et d henrique....il reste que planus pour la charnière !!!
mariano-planus-?-trémoulinas
donc à mon avis pour henrique je crois qu il va rester surtout qu avec 1an et demi de contrat on gagnerait pas grand chose en transfert alors que ciani on peut espérer 3 ou 4 millions....et niveau état d esprit henrique est quand même irréprochable surtout qu après il laissera sa place à sané sans rien dire....
pas de sané ni ciani et d henrique....il reste que planus pour la charnière !!!
mariano-planus-?-trémoulinas
donc à mon avis pour henrique je crois qu il va rester surtout qu avec 1an et demi de contrat on gagnerait pas grand chose en transfert alors que ciani on peut espérer 3 ou 4 millions....et niveau état d esprit henrique est quand même irréprochable surtout qu après il laissera sa place à sané sans rien dire....
Sauvegarde...
www.lequipe.fr...
Il n'est jamais trop tard pour bien faire, non?
www.sudouest.fr...
www.sudouest.fr...
www.sudouest.fr...
C'est tout pour aujourd'hui.....et c'est déjà pas si mal !
Il n'est jamais trop tard pour bien faire, non?
www.sudouest.fr...
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www.sudouest.fr...
C'est tout pour aujourd'hui.....et c'est déjà pas si mal !
Sauvegarde...
breizhou a écrit:
www.lequipe.fr...
Il n'est jamais trop tard pour bien faire, non?
www.sudouest.fr...
www.sudouest.fr...
www.sudouest.fr...
C'est tout pour aujourd'hui.....et c'est déjà pas si mal !
Pourrais-tu la prochaine fois, mette les articles plutôt que des liens ?
Merci d'avance.
La critique est aisée et l'art est difficile.
Sauvegarde...
www.webgirondins.com...
Le Bilan de JLT mi-saison: "les joueurs manque de sens tactique et son trop omnibulé par leurs performances personnels a en oublié leurs partenaires"
Edité le 23/12/2011 à 11:41
Le Bilan de JLT mi-saison: "les joueurs manque de sens tactique et son trop omnibulé par leurs performances personnels a en oublié leurs partenaires"
Edité le 23/12/2011 à 11:41
Sauvegarde...
Ainsi est Carlos Henrique. Etonnant comme ce garçon poli, d'une grande douceur à la ville peut se transformer sur le terrain en ce « défenseur dans l'âme, méchant, sur qui on peut compter » selon son entraîneur Francis Gillot.
. « Je suis là pour détruire, pas pour faire des passements de jambes.DES GARS COMME MOI, IL EN FAUT DANS TOUTES LES EQUIPES......POUR AIDER LES PLUS TECHNIQUES A EXPRIMER LEURS QUALITES .
Sa vision du football est celle d'un combat. « Prends l'exemple d'OM-PSG : les Parisiens sont meilleurs techniquement mais ce sont les Marseillais qui avaient la grinta. Et ils ont gagné (3-0) ».
Son match à lui est un rapport de force, une guerre psychologique à mener fac e à l'attaquant, façon Obélix détruisant les Romains à coups de massue. « Quand j'entre sur le terrain, mon objectif est de gagner un maximum de duels ». Il sait que c'est presque gagné quand « l'attaquant change de côté après les deux ou trois premiers ballons parce qu'il a compris qu'avec moi, ça ne sera pas facile ».
j'aime bien cet article dont j'ai choisi un extrait, moi l'attaquant technicien il a très longtemps, pour dire que je suis sur la même longueur d'onde qu'Enrique sur une équipe de foot : tout part de derrière.
Certains peuvent appeler ces joueurs "des bouchers", il reste qu'ils sont indispensables.....
Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes et à l'an prochain, si Dieu (ou la Providence) le veut.
. « Je suis là pour détruire, pas pour faire des passements de jambes.DES GARS COMME MOI, IL EN FAUT DANS TOUTES LES EQUIPES......POUR AIDER LES PLUS TECHNIQUES A EXPRIMER LEURS QUALITES .
Sa vision du football est celle d'un combat. « Prends l'exemple d'OM-PSG : les Parisiens sont meilleurs techniquement mais ce sont les Marseillais qui avaient la grinta. Et ils ont gagné (3-0) ».
Son match à lui est un rapport de force, une guerre psychologique à mener fac e à l'attaquant, façon Obélix détruisant les Romains à coups de massue. « Quand j'entre sur le terrain, mon objectif est de gagner un maximum de duels ». Il sait que c'est presque gagné quand « l'attaquant change de côté après les deux ou trois premiers ballons parce qu'il a compris qu'avec moi, ça ne sera pas facile ».
j'aime bien cet article dont j'ai choisi un extrait, moi l'attaquant technicien il a très longtemps, pour dire que je suis sur la même longueur d'onde qu'Enrique sur une équipe de foot : tout part de derrière.
Certains peuvent appeler ces joueurs "des bouchers", il reste qu'ils sont indispensables.....
Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes et à l'an prochain, si Dieu (ou la Providence) le veut.
Sauvegarde...
Bonnes fêtes à toi aussi et rendez vous pour la finale de la coupe de France 
Edité le 24/12/2011 à 12:01

Edité le 24/12/2011 à 12:01
Sauvegarde...
Dieter Muller a écrit:
c'est en effet une interview d'un joueur de foot comme un autre…
OUI, l'interview d'un type qui a un égo sur dimensionné, incapable de se remettre en question par les actes et pas par les paroles.
Non parce que les méa-culpa incessants de BEN K et CIANI ça commence à bien faire !!!
Depuis son altercation avec TIGANA l'an dernier ce type n'a toujours pas compris qu'il est devenu mauvais.
Affligeant !!!
Sauvegarde...
L'arrivée d'investisseur étranger à Paris et à Monaco inquiètent le président des Girondins de Bordeaux Jean Louis Triaud.
"D’ici quelques-années, c’est un objectif que 17 clubs français vont devoir rayer de leurs projets, parce que entre Paris, et peut-être Monaco demain, si tout se fait comme prévu, il restera éventuellement une place de troisième à se disputer.", a-t-il confié. "Par conséquent, La C1, à l’avenir, ça va devenir problématique. Nous, on a survécu pendant trois ans sans...".
Faut trouver, un milliardaire qui aime le vin et le foot.
"D’ici quelques-années, c’est un objectif que 17 clubs français vont devoir rayer de leurs projets, parce que entre Paris, et peut-être Monaco demain, si tout se fait comme prévu, il restera éventuellement une place de troisième à se disputer.", a-t-il confié. "Par conséquent, La C1, à l’avenir, ça va devenir problématique. Nous, on a survécu pendant trois ans sans...".
Faut trouver, un milliardaire qui aime le vin et le foot.
©Copyright Girondins de Bordeaux 2012






























