
Sauvegarde...
Revue de Presse/Web sur les Girondins, 2006-2007
Triaud: "Que la Ligue assume"
Le 19/06/2007 16h08
Accompagné de Frédéric de Saint-Sernin, son homologue rennais, Jean-Louis Triaud a confirmé mardi la volonté des deux clubs de continuer le combat dans l'affaire Nantes-Toulouse. Le président bordelais, s'il est conscient que le classement final de la L1 2006-07 ne sera probablement pas remis en cause, espère que l'action menée avec De Saint-Sernin servira à pousser la LFP à revoir ses règlements. Triaud a également fait le point sur les transferts et le cas Faubert pour lequel il n'envisage pas une seule seconde un départ.

Le président bordelais demande à la LFP de réparer les préjudices.
Espérez-vous encore que les trois points soient retirés à Toulouse ?
A priori non. Je ne connais pas les procédures exactes et nous ne disposons pas de tous les éléments. Je pense que l'on sera obligé de demander quelque part l'annulation du résultat final du championnat pour être entendu. C'est peut-être la voie obligatoire pour cela. Mais ce n'est pas forcément ce que l'on souhaite. Dans les faits, je ne vois pas comment il est possible de modifier le classement.
Quelle décision de justice vous satisferait le plus ?
S'il y a eu préjudice subi, il faut que la Ligue assume ce préjudice et indemnise les clubs lésés. Au-delà du résultat championnat, il y a des incidences financières trop grosses pour que cela passe inaperçu.
Voyez-vous une issue positive à ce dossier ?
Pour la suite, je ne sais pas exactement ce qui va se produire. Pour l'instant, la Ligue est sans réaction mais à la limite ce n'est pas très grave. Pour l'avenir, j'espère qu'on réfléchira à deux fois pour que cela ne se reproduise pas. Il faut trouver d'autres moyens pour gérer cette situation. Si on y parvient, notre action n'aura pas été inutile
La reprise des clubs de Ligue 1 sonne pour certains en fin de semaine. Vous n'avez plus de temps à perdre...
Vous savez, aller vite dans le domaine du droit, ce n'est pas très conseillé. On avait des délais par rapport à la date du match Nantes-Toulouse, et Rennes a lancé des procédures. Mais nous avons besoin de tous les éléments et notamment les attendus de la dernière réunion de la Commission d'appel de la Fédération française.
Pouvez-vous chiffrer le préjudice subi ?
Pour Bordeaux, ce n'est pas difficile, c'est la différence entre la 5e et la 6e place. Pour Rennes, c'est plus délicat puisqu'il y avait le tour préliminaire de la Ligue des Champions à la clé. C'est épouvantable pour Rennes. Sportivement, ils ont gagné le droit d'y participer et administrativement, ils sont quatrièmes. J'avoue que j'admire le flegme et le calme de Frédéric St-Sernin. Pour ma part, je serais largement plus énervé.
Spéciale dédicace à Faubert
Un mot sur le marché des transferts que l'on peut qualifier de très calme. Qu'en est-il à Bordeaux ?
Il ne se passe pas grand-chose à Bordeaux non plus, comme ailleurs en dehors de Lyon. Pour nous, c'est d'autant plus justifié cette année que Laurent Blanc, et Jean-Louis Gasset, ont suivi Bordeaux mais en tant que spectateur et amateur de football mais pas comme futur entraineur. Aujourd'hui, il revoit ces matches avec un oeil différent et de ses analyses, nous tirerons la politique de recrutement. Pour être plus clair, l'enveloppe budgétaire est écornée par la signature de Cavenaghi en janvier dernier et la levée d'option de Jussiê.
Quelles sont en tout cas les pistes des profils souhaités ?
En défense centrale, nous ne sommes pas très nombreux. Henrique a été opéré et il ne sera pas de retour avant janvier, décembre au mieux. Enakarhire est reparti en Russie. La défense, c'est donc pour l'instant, la priorité de la réflexion de Laurent Blanc.
Monsoreau est-il un profit qui vous intéresse ?
Si je vous faisais la liste de tout ceux qui m'intéressent, elle serait longue. Maintenant, ces garçons sont encore sous contrat et si on les a trouvés bons, les clubs pour qui ils jouent en pensent de même. Ça ne sera pas forcément facile. Il n'y a qu'à voir comment se passe l'affaire Camara entre Saint-Etienne et le PSG. Il ne suffit pas de vouloir un joueur.
Faubert a des envies de départ. Quel est votre sentiment ?
Qu'il ait des envies de départ, oui. Il est venu de Cannes et c'est en étant joueur à Bordeaux qu'il est devenu international. Il a 4 ans de contrat chez nous, il est bien traité, il est apprécié et je pense qu'avec un entraîneur comme Laurent Blanc, patron de défense et en même temps adepte du jeu offensif, les qualités de Julien s'exprimeront pleinement. C'est le message qu'on va lui faire passer. Et puis la volonté de l'entraîneur, c'est de le conserver.
http://www.tv5.org/TV5Site/football/football-article-138071-triaud_que_la_ligue_assume.htm
Le 19/06/2007 16h08
Accompagné de Frédéric de Saint-Sernin, son homologue rennais, Jean-Louis Triaud a confirmé mardi la volonté des deux clubs de continuer le combat dans l'affaire Nantes-Toulouse. Le président bordelais, s'il est conscient que le classement final de la L1 2006-07 ne sera probablement pas remis en cause, espère que l'action menée avec De Saint-Sernin servira à pousser la LFP à revoir ses règlements. Triaud a également fait le point sur les transferts et le cas Faubert pour lequel il n'envisage pas une seule seconde un départ.

Le président bordelais demande à la LFP de réparer les préjudices.
Espérez-vous encore que les trois points soient retirés à Toulouse ?
A priori non. Je ne connais pas les procédures exactes et nous ne disposons pas de tous les éléments. Je pense que l'on sera obligé de demander quelque part l'annulation du résultat final du championnat pour être entendu. C'est peut-être la voie obligatoire pour cela. Mais ce n'est pas forcément ce que l'on souhaite. Dans les faits, je ne vois pas comment il est possible de modifier le classement.
Quelle décision de justice vous satisferait le plus ?
S'il y a eu préjudice subi, il faut que la Ligue assume ce préjudice et indemnise les clubs lésés. Au-delà du résultat championnat, il y a des incidences financières trop grosses pour que cela passe inaperçu.
Voyez-vous une issue positive à ce dossier ?
Pour la suite, je ne sais pas exactement ce qui va se produire. Pour l'instant, la Ligue est sans réaction mais à la limite ce n'est pas très grave. Pour l'avenir, j'espère qu'on réfléchira à deux fois pour que cela ne se reproduise pas. Il faut trouver d'autres moyens pour gérer cette situation. Si on y parvient, notre action n'aura pas été inutile
La reprise des clubs de Ligue 1 sonne pour certains en fin de semaine. Vous n'avez plus de temps à perdre...
Vous savez, aller vite dans le domaine du droit, ce n'est pas très conseillé. On avait des délais par rapport à la date du match Nantes-Toulouse, et Rennes a lancé des procédures. Mais nous avons besoin de tous les éléments et notamment les attendus de la dernière réunion de la Commission d'appel de la Fédération française.
Pouvez-vous chiffrer le préjudice subi ?
Pour Bordeaux, ce n'est pas difficile, c'est la différence entre la 5e et la 6e place. Pour Rennes, c'est plus délicat puisqu'il y avait le tour préliminaire de la Ligue des Champions à la clé. C'est épouvantable pour Rennes. Sportivement, ils ont gagné le droit d'y participer et administrativement, ils sont quatrièmes. J'avoue que j'admire le flegme et le calme de Frédéric St-Sernin. Pour ma part, je serais largement plus énervé.
Spéciale dédicace à Faubert
Un mot sur le marché des transferts que l'on peut qualifier de très calme. Qu'en est-il à Bordeaux ?
Il ne se passe pas grand-chose à Bordeaux non plus, comme ailleurs en dehors de Lyon. Pour nous, c'est d'autant plus justifié cette année que Laurent Blanc, et Jean-Louis Gasset, ont suivi Bordeaux mais en tant que spectateur et amateur de football mais pas comme futur entraineur. Aujourd'hui, il revoit ces matches avec un oeil différent et de ses analyses, nous tirerons la politique de recrutement. Pour être plus clair, l'enveloppe budgétaire est écornée par la signature de Cavenaghi en janvier dernier et la levée d'option de Jussiê.
Quelles sont en tout cas les pistes des profils souhaités ?
En défense centrale, nous ne sommes pas très nombreux. Henrique a été opéré et il ne sera pas de retour avant janvier, décembre au mieux. Enakarhire est reparti en Russie. La défense, c'est donc pour l'instant, la priorité de la réflexion de Laurent Blanc.
Monsoreau est-il un profit qui vous intéresse ?
Si je vous faisais la liste de tout ceux qui m'intéressent, elle serait longue. Maintenant, ces garçons sont encore sous contrat et si on les a trouvés bons, les clubs pour qui ils jouent en pensent de même. Ça ne sera pas forcément facile. Il n'y a qu'à voir comment se passe l'affaire Camara entre Saint-Etienne et le PSG. Il ne suffit pas de vouloir un joueur.
Faubert a des envies de départ. Quel est votre sentiment ?
Qu'il ait des envies de départ, oui. Il est venu de Cannes et c'est en étant joueur à Bordeaux qu'il est devenu international. Il a 4 ans de contrat chez nous, il est bien traité, il est apprécié et je pense qu'avec un entraîneur comme Laurent Blanc, patron de défense et en même temps adepte du jeu offensif, les qualités de Julien s'exprimeront pleinement. C'est le message qu'on va lui faire passer. Et puis la volonté de l'entraîneur, c'est de le conserver.
http://www.tv5.org/TV5Site/football/football-article-138071-triaud_que_la_ligue_assume.htm
Sauvegarde...
USST - Girondins, c’est officiel Nous vous l’annoncions il y a quelques semaines, l’USST et les Girondins de Bordeaux sont désormais officiellement partenaires. À l’instar du Havre AC avec la Saint-Pierroise, les Marines et Blancs devraient avoir un partenariat très actif avec les quadruples champions de la Réunion, notamment concernant les jeunes joueurs. Parallèlement à cet accord entre les deux clubs, une association des supporters du FC Girondins de Bordeaux sera officiellement créée ce soir.
http://www.clicanoo.com/article...
http://www.clicanoo.com/article...
Sauvegarde...
Peut etre que l'on verra prochainement le futur Dimitri Payet du coté de Bordeaux ...?
Sauvegarde...
« Ricardo ne m’a pas appelé »
lundi 18 juin 2007 - 12 h 35 - François DAVID
Contacté alors qu’il s’apprêtait à rejoindre la sélection brésilienne, Fernando a pris quelques minutes pour discuter de son avenir en Gironde. L’international brésilien ne ferme pas la porte à un départ.
Fernando, heureux de retrouver la sélection brésilienne ?
Chaque joueur qui se retrouve dans cette sélection magique est forcément heureux ! Oui, c’est évidemment un bonheur d’être parmi tous ces grands noms. On vit pour connaître de tels moments. Ce sera ma deuxième Copa America après celle de 2001. En plus, je vais retrouver tous mes copains : Doni (AS Rome), Maicon (Inter Milan), Juan (Bayer Leverkusen)… Dommage que Kaka ne soit pas là, mais comme il n’a pas eu de vacances depuis trois ans, je comprends qu’il ait voulu prendre un peu de repos.
La Seleçao est-elle un bol d’air après la fin de saison délicate des Girondins ?
C’est vrai qu’on n’a pas atteint nos objectifs. Pour nous qualifier pour la Ligue des champions, il suffisait de gagner l’un de nos quatre derniers matchs. Malheureusement, on n’y est pas arrivés… Personnellement, je suis très déçu car je porte une partie des responsabilités (Ndlr : le Brésilien a raté un penalty décisif face à Nantes). Mais bon, c’est la vie. Il va falloir repartir de l’avant.
Comment avez-vous réagi à l’annonce du départ de Ricardo ?
Je ne m’y attendais pas. Pour tout vous dire, personne ne s’y attendait ! Si Ricardo est parti, c’est qu’il a senti que le projet de Monaco était plus intéressant que celui de Bordeaux. On doit respecter sa décision. Personnellement, j’ai été très content de travailler avec lui. Il m’avait déjà eu avec les Espoirs brésiliens. A Bordeaux, j’ai retrouvé la même personne, droite, franche et dotée d’une très grande sincérité.
« Bordeaux a envie que je reste »
Vous a-t-il appelé quand il est parti ?
Oui. Il m’a appelé mais ça a duré deux minutes. Ricardo m’a juste dit qu’il s’en allait et qu’il avait un grand respect pour moi.
Il ne vous a pas demandé de le rejoindre ?
(Sourires) J’aime bien Monaco. Il fait beau, c’est bien pour jouer au casino…
Et pour jouer au football ?
Non, non, il n’y a rien. Ricardo ne m’a pas appelé pour que je le rejoigne. (Il rit) Il le fera peut-être, mais pas pour le moment !
Cela veut-il dire que vous allez prolonger aux Girondins, comme les dirigeants le souhaiteraient ?
On doit effectivement se rencontrer après mes vacances. On va le faire avec calme mais il faut que je sois sur place. C’est délicat de parler de ces choses-là par téléphone. Il me reste trois ans de contrat et Bordeaux voudrait que je signe un peu plus. Mais après, tout dépendra de la Copa America. Si je joue, ma valeur va augmenter et l’intérêt de Bordeaux sera peut-être de me vendre. En l’état actuel, je sais que Bordeaux a envie que je reste. Mais à l’avenir… je ne sais pas !
lundi 18 juin 2007 - 12 h 35 - François DAVID
Contacté alors qu’il s’apprêtait à rejoindre la sélection brésilienne, Fernando a pris quelques minutes pour discuter de son avenir en Gironde. L’international brésilien ne ferme pas la porte à un départ.
Fernando, heureux de retrouver la sélection brésilienne ?
Chaque joueur qui se retrouve dans cette sélection magique est forcément heureux ! Oui, c’est évidemment un bonheur d’être parmi tous ces grands noms. On vit pour connaître de tels moments. Ce sera ma deuxième Copa America après celle de 2001. En plus, je vais retrouver tous mes copains : Doni (AS Rome), Maicon (Inter Milan), Juan (Bayer Leverkusen)… Dommage que Kaka ne soit pas là, mais comme il n’a pas eu de vacances depuis trois ans, je comprends qu’il ait voulu prendre un peu de repos.
La Seleçao est-elle un bol d’air après la fin de saison délicate des Girondins ?
C’est vrai qu’on n’a pas atteint nos objectifs. Pour nous qualifier pour la Ligue des champions, il suffisait de gagner l’un de nos quatre derniers matchs. Malheureusement, on n’y est pas arrivés… Personnellement, je suis très déçu car je porte une partie des responsabilités (Ndlr : le Brésilien a raté un penalty décisif face à Nantes). Mais bon, c’est la vie. Il va falloir repartir de l’avant.
Comment avez-vous réagi à l’annonce du départ de Ricardo ?
Je ne m’y attendais pas. Pour tout vous dire, personne ne s’y attendait ! Si Ricardo est parti, c’est qu’il a senti que le projet de Monaco était plus intéressant que celui de Bordeaux. On doit respecter sa décision. Personnellement, j’ai été très content de travailler avec lui. Il m’avait déjà eu avec les Espoirs brésiliens. A Bordeaux, j’ai retrouvé la même personne, droite, franche et dotée d’une très grande sincérité.
« Bordeaux a envie que je reste »
Vous a-t-il appelé quand il est parti ?
Oui. Il m’a appelé mais ça a duré deux minutes. Ricardo m’a juste dit qu’il s’en allait et qu’il avait un grand respect pour moi.
Il ne vous a pas demandé de le rejoindre ?
(Sourires) J’aime bien Monaco. Il fait beau, c’est bien pour jouer au casino…
Et pour jouer au football ?
Non, non, il n’y a rien. Ricardo ne m’a pas appelé pour que je le rejoigne. (Il rit) Il le fera peut-être, mais pas pour le moment !
Cela veut-il dire que vous allez prolonger aux Girondins, comme les dirigeants le souhaiteraient ?
On doit effectivement se rencontrer après mes vacances. On va le faire avec calme mais il faut que je sois sur place. C’est délicat de parler de ces choses-là par téléphone. Il me reste trois ans de contrat et Bordeaux voudrait que je signe un peu plus. Mais après, tout dépendra de la Copa America. Si je joue, ma valeur va augmenter et l’intérêt de Bordeaux sera peut-être de me vendre. En l’état actuel, je sais que Bordeaux a envie que je reste. Mais à l’avenir… je ne sais pas !
Sauvegarde...
« J’assumecequej’aidit »
LAURENT BLANC, qui se sait exigeant, considère toujours le groupe des Girondins trop léger pour viser les premières places.
Parplusde30degrésàl’ombre,LaurentBlanc,lenouvelentraîneur
des Girondins, s’est hâté lentement vers la salle de presse
du Haillan, qu’il découvrait pour la circonstance, lunettes de
soleil sur lenez et le verbeacéré. L’ancienchampiondumonde,
âgé de quarante et un ans, ne s’est pas beaucoup exprimé
depuis sa prise de fonctions, le 8 juin, mais n’a pas mâché ses
mots au sujet de la lenteur du recrutement bordelais. L’ancien
défenseur de Manchester United, le dernier club où il a évolué
entantquejoueur,réclamecinq joueursdeplusàsonprésident
pour pouvoir relever les objectifs annoncés. Sinon…
BORDEAUX –
de notre envoyé spécial
« DEPUIS LE 11 MAI 2003, date
du dernier match de votre carrière,
avec Manchester United
face à Everton (à unpeu plus de
trente-sept ans), avez-vous
trouvé le temps long ?
– Pas du tout. C’estmacarrière qui a
été longue. Plus de vingt ans. Et
j’avais besoin de souffler un peu.
Parce que, pendant toutes ces
années, j’ai pratiquement tout
connu. La Division 1, la Division 2,
des hauts et des bas. Ça n’a pas été
une carrière vraiment linéaire.
– Aujourd’hui, quel effet cela
fait-il de passer du statut de
“Président” (*)à celui d’entraîneur
?
– Rien de particulier. C’est un choix
que j’ai fait. Personne ne me l’a
imposé. J’ai eu plusieurs fois l’occasion
de plongermais ça ne s’était pas
fait pour des raisons diverses.
Notamment mon fameux manque
d’expérience, qu’on me balançait
régulièrement à la figure. Mais ici,
avec les Girondins, il n’en a jamais
été question.Maintenant, est-ce que
l’expérience est indispensable à la
compétence ? Je pose la question.
– Quelle est votre réponse ?
– Je ne suis pas expérimenté, c’est
vrai. J’ai des choses à apprendre
mais j’apprends très vite.
– Qu’avez-vous appris lors de
ces derniers jours passés de
l’autre côté de la barrière ?
– Que le métier d’entraîneur est
très, très, très difficile. On lui
demande de plus en plus. D’être bon
partout. D’avoir une image, de
savoir communiquer, d’avoir du charisme,
des résultats, de savoir gérer
un groupe et son staff. Mais, à la fin,
seuls comptent les résultats. Ce travail
n’est pas valorisé.
– Cela vous inquiète-t-il ?
– Non, car je le savais avant de
signer. Je ne me plains pas, c’est
comme ça. Simplement, je voulais
me prouver à moi-même que j’étais
capable de le faire.
– Et de transmettre votre goût
du beau jeu ?
– Oui. Je suis peut-être un peu
rêveur mais c’est mon objectif.
– Le groupe adhère-t-il à vos
idées ?
– C’est encore un peu tôt pour le
dire. Le principal, quand on possède
un groupe de vingt ou vingtcinq
joueurs, c’est que ça marine
bien mais, surtout, que ça ne
déborde pas.
– Vous qui avez longtemps
surnagé dans la marmite, vous
savez certainement comment
les joueurs vont réagir…
– Oui, bien sûr, mais il y a toujours
des moments de tension dans une
saison, des petits conflits qu’il faut
savoir anticiper.
– Comment allez-vous procéder
?
– En me basant sur certains principes.
Tout d’abord, la discipline.
C’est peut-être un mot dur à
entendre mais mes principes de base
sont tous des mots durs. La discipline,
le respect, la rigueur, c’est
indispensable dans un sport collectif.
Si ton groupe possède ces trois
qualités, tu peux renverser des montagnes.
« Il n’y a aucun lézard,
aucune fracture »
– En attendant, votre groupe
aurait plutôt du mal en ce
moment à escalader une petite
colline. Êtes-vous toujours
agacé parl’absence de recrutement
au sein des Girondins ?
– J’ai dit certaines choses, j’assume
ce que j’ai dit. Mais bon ! cela ne va
pas plus loin. Il n’y a aucun lézard,
aucune fracture. J’ai encore eu le
président hier soir (avant-hier) au
téléphone, pendant près de deux
heures, et je lui ai confirmé que je
voulais avancer. C’est légitime,
non ? Inculquer les valeurs dont j’ai
parlé tout à l’heure à un groupe de
trente joueurs ne se fait pas du jour
au lendemain. Quand je vois que,
depuis la reprise, je ne possède
qu’un tiers de mon groupe…
– Vous avez peur ?
– Non, je n’ai pas peur mais oui, je
suis impatient. Car je suis exigeant et
ambitieux, je vous l’accorde. Écoutez,
si je suis exigeant avec moimême,
si je suis exigeant avec mon
groupe, je suis désolé mais je crois
que j’ai le droit de l’être avec mes
dirigeants. Et je ne suis pas grossier
en disant cela. Le 4 août, on va tous
monter ensemble dans l’avion.Onva
essayer de naviguer, même si on sait
qu’il va y avoir des turbulences. Mais
ce fameux 4 août, jour de la reprise
du Championnat, les portes seront
fermées et le commandant…
– Le commandant ?
– C’est l’entraîneur, donc moi, et il
sera dans l’avion.
– Que voulez-vous dire ?
– Je veux dire que mes dirigeants
vont être exigeants. Tant mieux, je le
souhaite, d’ailleurs. Je l’accepte
même, mais il faut me donner les
moyens de nos ambitions communes.
Écoutez : en début de saison,
on m’a demandé de faire une analyse
technique du groupe. Je l’ai faite
et mon analyse a été... Comment
dire ? Partagée par tous. Depuis, il
s’est passé plein de choses.
– Il vous manque toujours cinq
joueurs ?
– Eh oui ! J’ai dit à l’époque que ce
groupe avait des qualités et que si on
voulait l’améliorer quantitativement,
il faudrait engager trois nouveaux
joueurs. Depuis, j’en ai perdu
deux, Faubert et Mavuba.
– Vous ne pouviez vraiment
pas les retenir ?
– Je vais vous dire un truc : parfois,
on tient des discours, certains y sont
réceptifs et d’autres non. Je mets à
part Rio (Mavuba), qui voulait déjà
partir la saison dernière.
– Avez-vous vraiment tout
tenté ?
– À votre avis ?
– Donc, il vous manque cinq
joueurs. Lesquels et à quels
postes ?
– Je l’ai déjà dit. Mais bon ! je vais le
répéter, sans citer de noms : un
défenseur axial, un milieu défensif et
un attaquant. Je n’en dirai pas plus
car sinon, je vais être submergé de
coups de téléphone de managers.
« Il ne faut
pas annoncer
n’importe quoi »
– Dans ces conditions, la Ligue
des champions est-elle toujours
votre objectif ?
– Non, attendez, les dirigeants ont
annoncé que Bordeaux visait les cinq
premières places et si possible une
des trois premières. Mais bon ! je le
répète, si on veut relever ce challenge,
il faut s’en donner les moyens.
– Si vous ne les avezpas, serezvous
capable de taper du poing
sur la table et de dire stop ?
– (Sourire.) À votre avis ? Vous
n’avez qu’à mettre un point d’interrogation
en guise de réponse.
– Votre première saison va
être passée à la loupe…
– Vous croyez que je ne le sais pas ?
C’est pour cela qu’il faut être réaliste.
L’ambition, c’est bien mais, à
un moment donné, il ne faut pas
annoncer n’importe quoi.
– Vous parlez, bien sûr, de
votre président…
– Il a fait cette annonce, oui, mais je
tiens quand même à le remercier car,
sans lui, je ne serais peut-être jamais
devenu entraîneur.
– Vous devez le savoir mais à
Bordeaux, depuis dix ans, la
grosse majorité des transactions
s’effectue au...
– ... au dernier moment. Oui, c’est
ce qu’on m’a dit. Il doit y avoir une
raison. Mais, de toute façon, ce n’est
pas la meilleure solution, ni sportivement
ni financièrement, de préparer
un groupe dans les meilleures conditions.
– Jusqu’à quand attendrezvous
vos recrues ?
– La semaine prochaine, le 23 juillet,
nous partons en stage dans le
Morbihan et je crois que ce sera une
date limite. Si j’ai l’effectif pour jouer
les cinq premières places, je serai le
plus heureux des entraîneurs.
– Si vous ne le possédez pas ?
– Nous n’en sommes pas encore là.
Je fais confiance à mes dirigeants
pour constituer un groupe capable
de relever les objectifs annoncés.
– Le 4 août, donc, avec vos
nouveaux joueurs, vous allez
recevoir Lens et un certain Guy
Roux que vous avez bien connu
à Auxerre…
– Oui, et j’y vois un petit clin d’oeil
de l’histoire. Le plus expérimenté des
entraîneurs contre le moins expérimenté.
(Sourire.) Vous voyez : cette
fameuse expérience, on y revient
toujours. »
JEAN-PHILIPPE COINTOT
L'Equipe
LAURENT BLANC, qui se sait exigeant, considère toujours le groupe des Girondins trop léger pour viser les premières places.
Parplusde30degrésàl’ombre,LaurentBlanc,lenouvelentraîneur
des Girondins, s’est hâté lentement vers la salle de presse
du Haillan, qu’il découvrait pour la circonstance, lunettes de
soleil sur lenez et le verbeacéré. L’ancienchampiondumonde,
âgé de quarante et un ans, ne s’est pas beaucoup exprimé
depuis sa prise de fonctions, le 8 juin, mais n’a pas mâché ses
mots au sujet de la lenteur du recrutement bordelais. L’ancien
défenseur de Manchester United, le dernier club où il a évolué
entantquejoueur,réclamecinq joueursdeplusàsonprésident
pour pouvoir relever les objectifs annoncés. Sinon…
BORDEAUX –
de notre envoyé spécial
« DEPUIS LE 11 MAI 2003, date
du dernier match de votre carrière,
avec Manchester United
face à Everton (à unpeu plus de
trente-sept ans), avez-vous
trouvé le temps long ?
– Pas du tout. C’estmacarrière qui a
été longue. Plus de vingt ans. Et
j’avais besoin de souffler un peu.
Parce que, pendant toutes ces
années, j’ai pratiquement tout
connu. La Division 1, la Division 2,
des hauts et des bas. Ça n’a pas été
une carrière vraiment linéaire.
– Aujourd’hui, quel effet cela
fait-il de passer du statut de
“Président” (*)à celui d’entraîneur
?
– Rien de particulier. C’est un choix
que j’ai fait. Personne ne me l’a
imposé. J’ai eu plusieurs fois l’occasion
de plongermais ça ne s’était pas
fait pour des raisons diverses.
Notamment mon fameux manque
d’expérience, qu’on me balançait
régulièrement à la figure. Mais ici,
avec les Girondins, il n’en a jamais
été question.Maintenant, est-ce que
l’expérience est indispensable à la
compétence ? Je pose la question.
– Quelle est votre réponse ?
– Je ne suis pas expérimenté, c’est
vrai. J’ai des choses à apprendre
mais j’apprends très vite.
– Qu’avez-vous appris lors de
ces derniers jours passés de
l’autre côté de la barrière ?
– Que le métier d’entraîneur est
très, très, très difficile. On lui
demande de plus en plus. D’être bon
partout. D’avoir une image, de
savoir communiquer, d’avoir du charisme,
des résultats, de savoir gérer
un groupe et son staff. Mais, à la fin,
seuls comptent les résultats. Ce travail
n’est pas valorisé.
– Cela vous inquiète-t-il ?
– Non, car je le savais avant de
signer. Je ne me plains pas, c’est
comme ça. Simplement, je voulais
me prouver à moi-même que j’étais
capable de le faire.
– Et de transmettre votre goût
du beau jeu ?
– Oui. Je suis peut-être un peu
rêveur mais c’est mon objectif.
– Le groupe adhère-t-il à vos
idées ?
– C’est encore un peu tôt pour le
dire. Le principal, quand on possède
un groupe de vingt ou vingtcinq
joueurs, c’est que ça marine
bien mais, surtout, que ça ne
déborde pas.
– Vous qui avez longtemps
surnagé dans la marmite, vous
savez certainement comment
les joueurs vont réagir…
– Oui, bien sûr, mais il y a toujours
des moments de tension dans une
saison, des petits conflits qu’il faut
savoir anticiper.
– Comment allez-vous procéder
?
– En me basant sur certains principes.
Tout d’abord, la discipline.
C’est peut-être un mot dur à
entendre mais mes principes de base
sont tous des mots durs. La discipline,
le respect, la rigueur, c’est
indispensable dans un sport collectif.
Si ton groupe possède ces trois
qualités, tu peux renverser des montagnes.
« Il n’y a aucun lézard,
aucune fracture »
– En attendant, votre groupe
aurait plutôt du mal en ce
moment à escalader une petite
colline. Êtes-vous toujours
agacé parl’absence de recrutement
au sein des Girondins ?
– J’ai dit certaines choses, j’assume
ce que j’ai dit. Mais bon ! cela ne va
pas plus loin. Il n’y a aucun lézard,
aucune fracture. J’ai encore eu le
président hier soir (avant-hier) au
téléphone, pendant près de deux
heures, et je lui ai confirmé que je
voulais avancer. C’est légitime,
non ? Inculquer les valeurs dont j’ai
parlé tout à l’heure à un groupe de
trente joueurs ne se fait pas du jour
au lendemain. Quand je vois que,
depuis la reprise, je ne possède
qu’un tiers de mon groupe…
– Vous avez peur ?
– Non, je n’ai pas peur mais oui, je
suis impatient. Car je suis exigeant et
ambitieux, je vous l’accorde. Écoutez,
si je suis exigeant avec moimême,
si je suis exigeant avec mon
groupe, je suis désolé mais je crois
que j’ai le droit de l’être avec mes
dirigeants. Et je ne suis pas grossier
en disant cela. Le 4 août, on va tous
monter ensemble dans l’avion.Onva
essayer de naviguer, même si on sait
qu’il va y avoir des turbulences. Mais
ce fameux 4 août, jour de la reprise
du Championnat, les portes seront
fermées et le commandant…
– Le commandant ?
– C’est l’entraîneur, donc moi, et il
sera dans l’avion.
– Que voulez-vous dire ?
– Je veux dire que mes dirigeants
vont être exigeants. Tant mieux, je le
souhaite, d’ailleurs. Je l’accepte
même, mais il faut me donner les
moyens de nos ambitions communes.
Écoutez : en début de saison,
on m’a demandé de faire une analyse
technique du groupe. Je l’ai faite
et mon analyse a été... Comment
dire ? Partagée par tous. Depuis, il
s’est passé plein de choses.
– Il vous manque toujours cinq
joueurs ?
– Eh oui ! J’ai dit à l’époque que ce
groupe avait des qualités et que si on
voulait l’améliorer quantitativement,
il faudrait engager trois nouveaux
joueurs. Depuis, j’en ai perdu
deux, Faubert et Mavuba.
– Vous ne pouviez vraiment
pas les retenir ?
– Je vais vous dire un truc : parfois,
on tient des discours, certains y sont
réceptifs et d’autres non. Je mets à
part Rio (Mavuba), qui voulait déjà
partir la saison dernière.
– Avez-vous vraiment tout
tenté ?
– À votre avis ?
– Donc, il vous manque cinq
joueurs. Lesquels et à quels
postes ?
– Je l’ai déjà dit. Mais bon ! je vais le
répéter, sans citer de noms : un
défenseur axial, un milieu défensif et
un attaquant. Je n’en dirai pas plus
car sinon, je vais être submergé de
coups de téléphone de managers.
« Il ne faut
pas annoncer
n’importe quoi »
– Dans ces conditions, la Ligue
des champions est-elle toujours
votre objectif ?
– Non, attendez, les dirigeants ont
annoncé que Bordeaux visait les cinq
premières places et si possible une
des trois premières. Mais bon ! je le
répète, si on veut relever ce challenge,
il faut s’en donner les moyens.
– Si vous ne les avezpas, serezvous
capable de taper du poing
sur la table et de dire stop ?
– (Sourire.) À votre avis ? Vous
n’avez qu’à mettre un point d’interrogation
en guise de réponse.
– Votre première saison va
être passée à la loupe…
– Vous croyez que je ne le sais pas ?
C’est pour cela qu’il faut être réaliste.
L’ambition, c’est bien mais, à
un moment donné, il ne faut pas
annoncer n’importe quoi.
– Vous parlez, bien sûr, de
votre président…
– Il a fait cette annonce, oui, mais je
tiens quand même à le remercier car,
sans lui, je ne serais peut-être jamais
devenu entraîneur.
– Vous devez le savoir mais à
Bordeaux, depuis dix ans, la
grosse majorité des transactions
s’effectue au...
– ... au dernier moment. Oui, c’est
ce qu’on m’a dit. Il doit y avoir une
raison. Mais, de toute façon, ce n’est
pas la meilleure solution, ni sportivement
ni financièrement, de préparer
un groupe dans les meilleures conditions.
– Jusqu’à quand attendrezvous
vos recrues ?
– La semaine prochaine, le 23 juillet,
nous partons en stage dans le
Morbihan et je crois que ce sera une
date limite. Si j’ai l’effectif pour jouer
les cinq premières places, je serai le
plus heureux des entraîneurs.
– Si vous ne le possédez pas ?
– Nous n’en sommes pas encore là.
Je fais confiance à mes dirigeants
pour constituer un groupe capable
de relever les objectifs annoncés.
– Le 4 août, donc, avec vos
nouveaux joueurs, vous allez
recevoir Lens et un certain Guy
Roux que vous avez bien connu
à Auxerre…
– Oui, et j’y vois un petit clin d’oeil
de l’histoire. Le plus expérimenté des
entraîneurs contre le moins expérimenté.
(Sourire.) Vous voyez : cette
fameuse expérience, on y revient
toujours. »
JEAN-PHILIPPE COINTOT
L'Equipe
Sauvegarde...
:lol: :lol: :lol:
LAURENT BLANC c'est bien lui qu'il nous fallai lol
ehh oui Mr triau et M6
vous avez voulu fair un cou mediatique avec LOLO ...et maintenant il se ser de cette mediatisation pour vous mettre la pression MERCI Laurent blanc
Qui pensé qu'il oseré pas l'ouvrir ?
Donc si je comprend bien, il espere toutes les recrues pour le 23 juillet.
les signatures devraient pu tardé
LAURENT BLANC c'est bien lui qu'il nous fallai lol
ehh oui Mr triau et M6
vous avez voulu fair un cou mediatique avec LOLO ...et maintenant il se ser de cette mediatisation pour vous mettre la pression MERCI Laurent blanc
Qui pensé qu'il oseré pas l'ouvrir ?
Donc si je comprend bien, il espere toutes les recrues pour le 23 juillet.
les signatures devraient pu tardé
Sauvegarde...
EUROSPORT : MAIS OU VA BORDEAUX
Laurent Blanc est loin de se satisfaire du recrutement de Bordeaux. Au point que ses relations avec Jean-Louis Triaud semblent déjà tendues. Mais les rappels à l'ordre de son président n'y changent rien : il réclame au moins trois joueurs. Pas idéal pour préparer une saison. Ambiance.
Pour sa première saison sur un banc, Laurent Blanc s'attendait sans doute à vivre une préparation plus sereine. Car, en seulement quelques semaines depuis son arrivée à Bordeaux, les relations semblent déjà tendues entre l'entraîneur et son président. "Pour le moment, on travaille pour un groupe réduit au tiers. Je suis agacé. Oui, ça m'agace et je reste poli. En outre, nous avons perdu Faubert et Mavuba, et, à moins que je ne me trompe, personne n'est venu remplacer Mavuba à ce jour", s'était-il emporté jeudi, visiblement agacé par les lenteurs bordelaises sur le marché des transferts. Une remarque qui lui a valu une reprise de volée de la part de Jean-Louis Triaud. "Je pense que lorsque Laurent aura dix années d'expérience du mercato derrière lui il sera un peu moins ultime dans son raisonnement (...) Le jour où l'entraîneur aura cent pour cent de satisfaction, peut-être que les poules auront des dents" , lui avait-il répondu.
Pour le président bordelais, cette sortie de route est à mettre sur le compte de l'enthousiasme du nouvel entraîneur. Et on ne peut pas lui donner entièrement tort. Personne ne contestera que Laurent Blanc est arrivé en Gironde avec beaucoup d'ambitions et un désir de bien faire. Trop bien faire peut-être. Mais il a été cruellement ramené à la réalité. Alors qu'il souhaitait attirer Jean-Alain Boumsong, Alou Diarra, Zoumana Camara ou Mickael Silvestre, il a bien dû se rendre à l'évidence. Boumsong a préféré rester deux ans de plus à la Juventus. Quant à Diarra, Jean-Michel Aulas a rit au nez de son homologue en refusant de payer une partie du salaire de son international dans le cadre d'un prêt.
"Il ne faut pas annoncer n'importe quoi"
Mais, alors que seul Mathieu Chalmé a posé ses valises au Haillan, le "Président" n'en démord pas. Samedi, il a enfoncé un peu le clou dans L'Equipe et réclame d'urgence des renforts : "un défenseur axial, un milieu défensif et un attaquant" . "J'assume ce que j'ai dit. Mais bon, cela ne va pas plus loin ! Il n'y a aucun lézard, aucune fracture", assure-t-il. Mais, à bien lire entre les lignes, un conflit se dessine déjà entre les deux hommes. "Je n'ai pas peur mais je suis impatient. Car je suis exigeant et ambitieux, je vous l'accorde. Si je suis exigeant avec moi-même, si je suis exigeant avec mon groupe, je le droit de l'être avec mes dirigeants", explique-t-il.
Car il sait bien que c'est à lui qu'on demandera des comptes lorsque le championnat commencera. "Les dirigeants ont annoncé que Bordeaux visait les cinq premières places et si possible une des trois premières. Mais il faut me donner les moyens de nos ambitions communes", rappelle-t-il. Des déclarations qui n'ont visiblement pas été du goût de l'entraîneur : "L'ambition, c'est bien mais, à un moment donné, il ne faut pas annoncer n'importe quoi". Blanc attend donc un effort, et vite. "Ce n'est pas la meilleure solution, ni sportivement, ni financièrement, de préparer un groupe dans les meilleures conditions", prévient-il au sujet du retard déjà pris. Et il a fixé la date limite au 23 juillet pour le départ des Girondins en stage dans le Morbihan. Il reste donc une semaine à Jean-Louis Triaud pour rassurer son entraîneur.
Laurent Blanc est loin de se satisfaire du recrutement de Bordeaux. Au point que ses relations avec Jean-Louis Triaud semblent déjà tendues. Mais les rappels à l'ordre de son président n'y changent rien : il réclame au moins trois joueurs. Pas idéal pour préparer une saison. Ambiance.
Pour sa première saison sur un banc, Laurent Blanc s'attendait sans doute à vivre une préparation plus sereine. Car, en seulement quelques semaines depuis son arrivée à Bordeaux, les relations semblent déjà tendues entre l'entraîneur et son président. "Pour le moment, on travaille pour un groupe réduit au tiers. Je suis agacé. Oui, ça m'agace et je reste poli. En outre, nous avons perdu Faubert et Mavuba, et, à moins que je ne me trompe, personne n'est venu remplacer Mavuba à ce jour", s'était-il emporté jeudi, visiblement agacé par les lenteurs bordelaises sur le marché des transferts. Une remarque qui lui a valu une reprise de volée de la part de Jean-Louis Triaud. "Je pense que lorsque Laurent aura dix années d'expérience du mercato derrière lui il sera un peu moins ultime dans son raisonnement (...) Le jour où l'entraîneur aura cent pour cent de satisfaction, peut-être que les poules auront des dents" , lui avait-il répondu.
Pour le président bordelais, cette sortie de route est à mettre sur le compte de l'enthousiasme du nouvel entraîneur. Et on ne peut pas lui donner entièrement tort. Personne ne contestera que Laurent Blanc est arrivé en Gironde avec beaucoup d'ambitions et un désir de bien faire. Trop bien faire peut-être. Mais il a été cruellement ramené à la réalité. Alors qu'il souhaitait attirer Jean-Alain Boumsong, Alou Diarra, Zoumana Camara ou Mickael Silvestre, il a bien dû se rendre à l'évidence. Boumsong a préféré rester deux ans de plus à la Juventus. Quant à Diarra, Jean-Michel Aulas a rit au nez de son homologue en refusant de payer une partie du salaire de son international dans le cadre d'un prêt.
"Il ne faut pas annoncer n'importe quoi"
Mais, alors que seul Mathieu Chalmé a posé ses valises au Haillan, le "Président" n'en démord pas. Samedi, il a enfoncé un peu le clou dans L'Equipe et réclame d'urgence des renforts : "un défenseur axial, un milieu défensif et un attaquant" . "J'assume ce que j'ai dit. Mais bon, cela ne va pas plus loin ! Il n'y a aucun lézard, aucune fracture", assure-t-il. Mais, à bien lire entre les lignes, un conflit se dessine déjà entre les deux hommes. "Je n'ai pas peur mais je suis impatient. Car je suis exigeant et ambitieux, je vous l'accorde. Si je suis exigeant avec moi-même, si je suis exigeant avec mon groupe, je le droit de l'être avec mes dirigeants", explique-t-il.
Car il sait bien que c'est à lui qu'on demandera des comptes lorsque le championnat commencera. "Les dirigeants ont annoncé que Bordeaux visait les cinq premières places et si possible une des trois premières. Mais il faut me donner les moyens de nos ambitions communes", rappelle-t-il. Des déclarations qui n'ont visiblement pas été du goût de l'entraîneur : "L'ambition, c'est bien mais, à un moment donné, il ne faut pas annoncer n'importe quoi". Blanc attend donc un effort, et vite. "Ce n'est pas la meilleure solution, ni sportivement, ni financièrement, de préparer un groupe dans les meilleures conditions", prévient-il au sujet du retard déjà pris. Et il a fixé la date limite au 23 juillet pour le départ des Girondins en stage dans le Morbihan. Il reste donc une semaine à Jean-Louis Triaud pour rassurer son entraîneur.
Sauvegarde...
http://www.sudouest.com/160707/sport.asp?Article=160707aP641298.xml
TRANSFERTS. --
David Bellion devrait signer aujourd'hui. Le club poursuit les discussions avec le Nancéen Diakhaté
Bellion certain, Diakhaté peut-être
:Fabien Pont
Après les hémorragies des dernières semaines, le club Marine et Blanc devrait commencer à reconstituer ses réserves. David Bellion doit s'engager officiellement aujourd'hui pour quatre ans, sous réserve de la visite médicale qu'il passera ce matin au Haillan. Voilà qui va remuscler l'attaque girondine amputée de Jean Claude Darcheville.
Attaquant au talent précoce, David Bellion a commencé en professionnel très jeune, dans le championnat anglais sous les couleurs de Manchester United. Entre 2003 et 2005, il a joué 31 matches dont sept de coupe d'Europe et inscrit sept buts.
Sous contrat avec Nice depuis janvier 2006, David Bellion a inscrit douze buts en 45 matches,
Quatre ans.
Les Girondins de Bordeaux et l'OGC Nice se seraient mis d'accord pour un montant inférieur à deux millions d'euros. Avec celle de Chalmé, cette signature ne constitue que la deuxième recrue de la saison ; Le déficit en effectif est donc loin d'être comblé ce que reconnaît volontiers Jean Louis Triaud, le président des Girondins. Le club est toujours à la recherche d'une défenseur central : « Cela fait partie de nos priorités. Nous sommes effectivement en discussion avec Papé Diakhaté mais les choses ne sont pas aussi simples. Le Dynamo Kiev est également sur les rangs et pourrait avancer des arguments très lourds. » a t-il ajouté, faisant une allusion non voilée aux arguments financiers que serait prêt à mettre sur la table le club ukrainien. Toujours côté défense centrale, le club a mis à l'essai l'international marocain Amine Rbati. Ce dernier, âgé de 26 ans, a disputé une mi-temps la semaine dernière contre Libourne Saint-Seurin. « Ce peut être une opportunité pour nous. C'est un garçon qui est libre (il jouait au qatar club l'an dernier). En tout cas c'est l'entraîneur qui décidera de le garder ou pas mais, même s'il devait signer chez nous, cela ne changerait rien à notre volonté de vouloir recruter un défenseur central. » a poursuivi Jean Louis Triaud.
TRANSFERTS. --
David Bellion devrait signer aujourd'hui. Le club poursuit les discussions avec le Nancéen Diakhaté
Bellion certain, Diakhaté peut-être
:Fabien Pont
Après les hémorragies des dernières semaines, le club Marine et Blanc devrait commencer à reconstituer ses réserves. David Bellion doit s'engager officiellement aujourd'hui pour quatre ans, sous réserve de la visite médicale qu'il passera ce matin au Haillan. Voilà qui va remuscler l'attaque girondine amputée de Jean Claude Darcheville.
Attaquant au talent précoce, David Bellion a commencé en professionnel très jeune, dans le championnat anglais sous les couleurs de Manchester United. Entre 2003 et 2005, il a joué 31 matches dont sept de coupe d'Europe et inscrit sept buts.
Sous contrat avec Nice depuis janvier 2006, David Bellion a inscrit douze buts en 45 matches,
Quatre ans.
Les Girondins de Bordeaux et l'OGC Nice se seraient mis d'accord pour un montant inférieur à deux millions d'euros. Avec celle de Chalmé, cette signature ne constitue que la deuxième recrue de la saison ; Le déficit en effectif est donc loin d'être comblé ce que reconnaît volontiers Jean Louis Triaud, le président des Girondins. Le club est toujours à la recherche d'une défenseur central : « Cela fait partie de nos priorités. Nous sommes effectivement en discussion avec Papé Diakhaté mais les choses ne sont pas aussi simples. Le Dynamo Kiev est également sur les rangs et pourrait avancer des arguments très lourds. » a t-il ajouté, faisant une allusion non voilée aux arguments financiers que serait prêt à mettre sur la table le club ukrainien. Toujours côté défense centrale, le club a mis à l'essai l'international marocain Amine Rbati. Ce dernier, âgé de 26 ans, a disputé une mi-temps la semaine dernière contre Libourne Saint-Seurin. « Ce peut être une opportunité pour nous. C'est un garçon qui est libre (il jouait au qatar club l'an dernier). En tout cas c'est l'entraîneur qui décidera de le garder ou pas mais, même s'il devait signer chez nous, cela ne changerait rien à notre volonté de vouloir recruter un défenseur central. » a poursuivi Jean Louis Triaud.
Sauvegarde...
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