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Pseudo : passiongirondins

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Revue de Presse/Web sur les Girondins, 2006-2007

le 09 Déc. 06 à 09h37

bordelais_84 a écrit:
et il devrait rester au moins jusqu'à la fin de la saison. et pourquoi pas + si on se requalifie en ldc :!:

... et si on fait un recrutement pour montrer à ces joueurs que l'on a de l'ambition pour la LDC !!!!!!
 
 

Pseudo : jeromefcgb

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le 09 Déc. 06 à 09h38

passiongirondins a écrit:
bordelais_84 a écrit:
et il devrait rester au moins jusqu'à la fin de la saison. et pourquoi pas + si on se requalifie en ldc :!:

... et si on fait un recrutement pour montrer à ces joueurs que l'on a de l'ambition pour la LDC !!!!!!





exactement !!! moi je pense qu'on peut le garder mavuba si on y retourne l'an prochain et en achetant un joueur d'expérience pour chaque ligne! j'en suis persuadé!
 
 

Pseudo : critiques

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le 09 Déc. 06 à 10h55

arkred'>Sud Ouest


BORDEAUX - RENNES. -- Quatre jours après son match brillant à Eindhoven, l'ancien grand espoir du foot français devrait retrouver pour la quatrième fois de la saison une place de titulaire en milieu gauche



Dalmat revient de loin : Jean-Denis Renard




LIGUE 1 (17e JOURNEE)
Nombreux sont ceux qui ont ricané à la signature de son contrat, le 14 août dernier. Ils voisinaient avec ceux que ça ne faisait pas rire. Et puis on en comptait quelques-uns pour y croire. Ces derniers sont en passe de gagner leur pari. Stéphane Dalmat à Bordeaux, ça marche. Ca peut marcher du moins, si l'on se fie à la belle prestation du milieu gauche sur le terrain du Philips Stadion d'Eindhoven, mardi soir, ponctué par un but étourdissant : un lob magnifique en conclusion d'une action individuelle à la 25e minute, des idées dans le jeu, des prises de risques incessantes et un adversaire direct, Jan Kromkamp, qui a sûrement eu du mal à trouver le sommeil.
« Il a fait un très bon match », appréciait Ricardo le lendemain. « La cheville de Wendel est encore douloureuse et gonflée. Stéphane jouera sûrement contre Rennes. Pour sa reprise mardi contre le PSV, il a un peu baissé de pied en deuxième mi-temps. J'espère qu'il tiendra », glissait le manageur brésilien.
Ces espoirs raisonnables tranchent avec le doute qui prédominait à l'arrivée de l'intéressé. Sa réputation avait franchi avant lui le portail du Haillan. C'était celle d'un joueur doué mais instable, doté d'un caractère imprévisible qui l'avait transformé en nomade du foot continental. Celle d'un garçon qui faisait plus souvent exploser l'ambiance de son propre vestiaire que les défenses adverses.


Eau de boudin. Sa dernière expérience en Ligue 1, à Toulouse, s'était terminée en eau de boudin au printemps 2005. La saison suivante en Liga, au Racing Santander, peut prétendre à la palme du pire. Dès le mois de janvier, les dirigeants émettaient le souhait de se séparer du Français. En tout et pour tout, il a disputé treize malheureux matches de championnat avant de résilier son contrat en mai. Puis il s'en est allé travailler sa condition physique dans un club de CFA2 du côté de Tours, son pays d'origine.
Après huit clubs et quatre championnats (France, Italie, Angleterre et Espagne) fréquentés en huit ans de carrière professionnelle, Dalmat aurait pu ne jamais se remettre de ce jeu de massacre. Il aurait fait figure de vrai naufragé d'une génération dorée, celle des Luccin et Anelka, avec lesquels il a fait la pluie et le beau temps au Paris SG en 2000. L'histoire classique de l'espoir porté aux nues qui finit par mordre la poussière. « J'ai une dette envers Bordeaux. J'étais sans club et je sais ce que je dois. J'ai envie de prouver que j'ai ma place ici, que je la mérite », avoue-t-il aujourd'hui.
Pour inverser la logique de son destin, Dalmat l'a fermé et il a travaillé. Dur. On l'a vu rattraper son retard physique à grandes rasades d'entraînement. Alors que le Brésilien Wendel s'imposait comme l'heureuse surprise du mercato dans le couloir gauche, il a dû patienter jusqu'à la fin septembre pour obtenir deux titularisations de rang, contre Troyes (7e journée, 2-1) et à Valenciennes (8e journée, 0-2).
Et puis cette timide lumière s'est éteinte. Le 11 octobre, il a quitté l'entraînement en raison d'une banale douleur derrière la cuisse. Il a été porté disparu jusqu'au 22 novembre, quand il a remplacé Micoud pour les dix dernières minutes face à Galatasaray alors qu'il était « à la rue physiquement » selon ses propres dires. « Tout est parti d'une petite contracture. Quand j'essayais de m'entraîner, je n'y parvenais pas, je n'arrivais pas à accélérer. Je savais que je n'avais rien de grave, mais j'ai un peu douté. Après l'année difficile que j'avais vécue, être arrêté sur blessure est toujours embêtant », se souvient-il.


Tout neuf. Retapé par le staff médical, Stéphane Dalmat est aujourd'hui un joueur tout neuf de 27 ans. Prêt à « accomplir six mois complets en jouant le plus souvent possible ». Son exploit à Eindhoven a rappelé à toutes les mémoires courtes que l'intéressé dispose d'une palette technique qui n'est pas à la portée du premier tripoteur de ballon venu. Comme il s'est révélé bon camarade par ailleurs, il a aujourd'hui toutes les cartes en main.
« Pour moi, Bordeaux figure, comme Lens, le club français idéal. On y respecte tout le monde. On est entre gens intelligents, on se dit les choses, il n'y a pas trace de coups tordus comme j'ai pu en connaître par le passé. La pression n'est pas énorme. Ca fait du bien de travailler dans la sérénité. Bordeaux, c'est la tranquillité », se félicite-t-il. Stéphane Dalmat se souvient qu'il est parti avec pertes et fracas à chaque fois qu'il a signé un contrat longue durée. Au Haillan, il s'est engagé pour un an. Avec l'art du contre-pied qui le caractérise, il serait bien capable de rester.
 
La critique est aisée et l'art est difficile.
 

Pseudo : critiques

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le 09 Déc. 06 à 10h57

Toujours arkred'>Sud Ouest


LE MATCH. --Micoud, Fernando et Jurietti sur le banc si les vainqueurs d'Eindhoven sont reconduits

Bordeaux archifavori:Alain Goujon


LIGUE 1 (17e JOURNEE)
Selon toute vraisemblance, Rennes n'a aucune chance de repartir de Gironde avec plus d'un point dans l'escarcelle. Les chiffres sont impitoyables. Par exemple, à quand remonte la dernière victoire à Bordeaux du Stade Rennais ? Au 10 novembre 1973, soit trente-deux ans. Il l'avait emporté 1-0. Combien de matches à l'extérieur ont déjà gagnés les troupes de Pierre Dréossi ? Aucun. Combien de points ont-elles engrangés ? Deux avec les deux nuls obtenus à Nancy et Lens sur le même score (0-0). Et combien de buts ont-elles inscrits ? Un seul en sept rencontres. Personne n'a fait aussi mal ou pire. Prétendre que Bordeaux n'est pas archifavori pour cette soirée qui s'annonce aussi fraîche qu'humide serait mentir. Même si en sport collectif et spécifiquement en football, il ne faut jurer de rien. Et comme les Girondins ne sont pas des monstres de régularité, on peut s'attendre à tout. Plutôt branchés sur le courant discontinu, ils alternent bonnes et mauvaises performances. A l'image du brillant succès obtenu à Eindhoven (3-1), mardi soir, trois jours après la consternante défaite concédée à Lens (3-0). « Je ne sais pas ce qui nous arrive quand on connaît de telles défaillances, estime Rio Mavuba. On est capables de montrer des visages très différents d'un jour à l'autre. Alors, si on ne veut pas vivre d'autres désillusions, il faut vite remédier à ça avec davantage de concentration. »


Contexte différent. Pour Ricardo, il n'existe pas qu'un seul facteur. Entre les blessures, les méformes, la fatigue, l'usure mentale, la gestion d'un calendrier surchargé n'a rien d'évident. La preuve, lors de la débâcle à Lens, il avait titularisé à une exception près (Planus) les vainqueurs de Saint-Etienne. Allez comprendre ! Cette fois, il est très tenté par l'idée de respecter l'axiome qui veut que l'on ne change pas une équipe qui gagne. « Aligner la même équipe contre Rennes que celle qui s'est imposée à Eindhoven, pourquoi pas, a révélé Ricardo. Une telle décision serait raisonnable. On a tous fait le constat d'un bon match aux Pays-Bas. Même si le contexte sera différent chez nous car nous devrons faire le jeu. Mais cette équipe doit en être capable. Oui, prendre les mêmes, ce serait un très bon choix. » Acceptons en l'augure.
En outre, il s'agirait d'un grande première. Jamais jusque-là, le technicien brésilien n'a pu composer le même onze de départ deux rencontres d'affilée. Bordeaux reviendrait ainsi au 4-4-2 dit classique (deux milieux défensifs axiaux et deux joueurs excentrés) abandonné depuis un revers sans gloire à Sochaux (2-1), le 21 octobre dernier. Avec les retours à la compétition de Chamakh, Dalmat, Cid et très bientôt celui de Smicer, laissé à la disposition de la CFA, Ricardo retrouve tout son effectif puisque seul Planus est indisponible. Et contrairement à ce que l'on pense, plus l'entraîneur a le choix et plus sa marge de manoeuvre est facilitée. Alors, même si Micoud, Fernando, Jurietti, Wendel risquent d'être remplaçants, Bordeaux part archifavori face à Rennes. Avec un tel banc, comment pourrait-il aussi en être autrement ?
 
La critique est aisée et l'art est difficile.
 

Pseudo : yann2pau

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le 09 Déc. 06 à 10h59

Merci Critiques!
 
 

Pseudo : passiongirondins

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le 09 Déc. 06 à 11h03

dalmat en EDF dans un an grâce à bordeaux mais c'est vrai que son match face à eindhoven est super :initiatives nombreuses dans le match, gestes techniques de haut vol, but extraordinaire, ...

continue comme ça steph et domenech te prendra
 
 

Pseudo : bordelais_84

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le 09 Déc. 06 à 11h13

passiongirondins a écrit:
dalmat en EDF dans un an grâce à bordeaux mais c'est vrai que son match face à eindhoven est super :initiatives nombreuses dans le match, gestes techniques de haut vol, but extraordinaire, ...

continue comme ça steph et domenech te prendra


faut pas rever non + lol !! il est bon mais y a une forte concurrence à son poste. Meme si domenech l'a eu en espoir, je ne pense pas qu'il retrouvera un jour l'ef !!
 
 

Pseudo : passiongirondins

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le 09 Déc. 06 à 11h14

mais si mais si

il fera l'euro 2008 et il finira meilleur joueur de l'euro

plus sérieusement s'il réédite son match d'eindhoven sur tous les matches de la saison je pense que ça pourrait le faire et je lui souhaite quand on connaît son parcours ... QUEL GACHIS !!!!
 
 

Pseudo : dugasse

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le 09 Déc. 06 à 14h20

En même temps, il faut se calmer avec Dalmat.

Il n'a encore rien montré à Bordeaux.
Le match contre le PSV a rappelé qu'il avait du talent mais il faut se souvenir qu'il est inconstant.

A lui de nous montré le contraire jusqu'à la fin du championnat.
Quelque chose me dit qu'il aura l'occasion de la faire parce que le pauvre Wendel a l'air cramé.
 
 

Pseudo : passiongirondins

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le 09 Déc. 06 à 15h37

dugasse a écrit:
En même temps, il faut se calmer avec Dalmat.

Il n'a encore rien montré à Bordeaux.
Le match contre le PSV a rappelé qu'il avait du talent mais il faut se souvenir qu'il est inconstant.

A lui de nous montré le contraire jusqu'à la fin du championnat.
Quelque chose me dit qu'il aura l'occasion de la faire parce que le pauvre Wendel a l'air cramé.

c'est de l'humour dugasse, par moment il faut savoir ne pas tout prendre au premier degré
 
 

Pseudo : critiques

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le 10 Déc. 06 à 11h26

Sud Ouest Dimanche




BORDEAUX-RENNES. -- Méconnaissables pendant soixante-neuf minutes, les Girondins ont réagi trop tard. La belle victoire acquise à Eindhoven n'a servi à rien. Bien au contraire. C'était meme un vrai piège

Bordeaux dans l'erreur: Alain Goujon


LIGUE 1 (17e JOURNEE)
Les Girondins peuvent se mordre les doigts. Non seulement ils sont passés à côté de leur sujet pendant soixante-neuf minutes,mais surtout, ils ont concédé leur deuxième défaite de la semaine en championnat. Tout ça pour avoir joué le jeu en Ligue des Champions, mardi à Eindhoven, pour un match qui comptait pour du beurre. C'est assez navrant comme constat. Comme si l'essentiel ne résidait pas dans les six points à conquérir à Lens, puis face à Rennes. Puis, ce net succès aux Pays-Bas a pipé les dés, car Ricardo et ses hommes s'en sont gargarisés au lieu d'y voir un piège grandeur nature. Et dire que les mêmes gaillards promettent désormais de remporter la coupe UEFA. On préférerait qu'ils luttent pour obtenir un siège en Champions League.
Quand ils s'y sont mis, hier soir, il était trop tard. Rennes menait 2-0 et n'avait aucune raison de céder. Alors, même si Ramé et les siens ont bien réagi lors des vingt dernières minutes, ils ne pourront pas échapper à une remise en cause générale. Car à ce train, ils vont tout perdre. Surtout face à des adversaires à leur portée. Si Lille l'emporte ce soir, ils compteront sept points de retard sur les clubs nordistes. Et si la Ligue des Champions commençait déjà à s'éloigner ?


Du grand classique. Les Girondins sont rentrés aux vestiaires sous les sifflets et les lazzis à l'issue d'une première période assez calamiteuse. Ils sont menés 1-0 sans que personne ne puisse crier à l'iniquité. Pas d'entrain, pas de rythme, peu de mobilité et de spontanéité. Pour ce retour à Chaban-Delmas, après un mardi royal mais inutile à Eindhoven, ils n'ont été que l'ombre d'eux-mêmes.
Pourtant, Ricardo a titularisé le même onze de départ. Preuve qu'une équipe bâtie pour contrer n'est pas forcément performante dès qu'elle doit prendre le jeu à son compte. Mais il est vrai qu'en face, les Rennais n'ont rien de touristes en goguette. Pour la première fois de la saison, Pierre Dreossi aligne deux pointes. Toutefois, c'est surtout l'état d'esprit de ses joueurs qui fait la différence. Bien en place dans ce 4-4-2, frais physiquement, les Bretons sont toujours les premiers dans la conquête et la récupération. Et ils dégagent une vraie volonté de jouer tous leurs coups à fond.


L'illusion d'Eindhoven. Il n'en faut pas davantage pour ouvrir la marque après seulement onze minutes de jeu. Un but un peu chanceux à la finition, avec cette volée du gauche dévissée de Marveaux, mais superbe dans sa conception. Et voilà les Bordelais en passe de rater les deux rencontres les plus importantes de la semaine, après Lens samedi dernier. Ne se sont-ils pas trompés d'objectif ? Gagner largement et avec la manière aux Pays-Bas n'avait rien de crucial pour ce match « banania ».
Sauf que Ramé et ses partenaires y ont laissé du jeu et de l'influx. Tout ce qui manque en cette soirée humide, où l'ambiance ressemble davantage à une veillée outre-tombe qu'à une liesse populaire. Ainsi en a décidé le virage sud lors du premier quart d'heure. Comme le reste du stade n'a pas bronché, imaginez le silence de cathédrale. Que se serait-il passé si Bordeaux avait marqué dans ce laps de temps ? Les Rennais, eux, en ont profité pour crucifier leurs adversaires. La suite sera très ennuyeuse avec un déchet technique monumental jusqu'aux dix dernières minutes ponctuée par deux frappes de Darcheville.
Cela fait peu, très peu. D'autant que la première intervention de Pouplin est survenue à la 26e sur un centre de Darcheville. Si les Girondins ne se font pas davantage violence, ne manifestent pas plus de détermination et de conviction, ne recouvrent pas plus de précision et de vitesse dans les enchaînements, ils sont partis pour vivre un petit cauchemar.
La reprise ne laisse rien augurer de concluant. On ne sent aucun sentiment de révolte, de réaction face à l'adversité. Comme toute l'équipe, les latéraux s'engagent avec parcimonie, le milieu remplit sa mission sans outre-passer sa fonction et les attaquants multiplient davantage les courses que les frappes. Implacable logique, le Stade Rennais double la mise peu après l'heure de jeu sur un mouvement d'école où les Bordelais se sont comportés en simple spectateur.


Attaque-défense. Le ballon parti de la gauche et revenu sur la droite pour un centre de Briand, est repris en extension par Utaka. Ramé est battu au moment même où Fernando et Micoud remplacent Mavuba et Ducasse.
Bordeaux abandonne son 4-4-2 classique pour revenir à un milieu en losange. La fraicheur de ces deux joueurs amène une dynamique incontestable. Même si leur responsabilité n'est pas engagée sur la réduction du score signée Darcheville (69e) d'un but de la tête plein de subtilité. Encore vingt minutes, l'espoir renaît sur le pré et dans les travées. Rennes gonfle alors son entrejeu en faisant sortir un attaquant.
Désormais, on assiste à une attaque-défense puisque les visiteurs ont le tort de trop reculer. Les Girondins jettent toutes leurs forces dans la bataille. La lutte est parfois homérique dans la surface et sur un tir enroulé de Fernando, Pouplin réalise une parade énorme en sortant le ballon de sa lucarne (85e). Une ultime frappe du Brésilien ne change rien. Rennes préserve son premier succès de la saison à l'extérieur et surtout sa première victoire à Bordeaux depuis 32 ans.
 
La critique est aisée et l'art est difficile.
 

Pseudo : jeromefcgb

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le 11 Déc. 06 à 10h55

le 11 décembre à 9h55: Darch, propos

Enfin un joueur qui prend ses responsabilités et ne se voile pas la face. Dans un entretien accordé à Sud Ouest, Darcheville appelle à la mobilisation et estime que la situation devient très préoccupante.

arkred'>Peut-on dire que Bordeaux a raté son match, samedi soir, contre Rennes ?

Oui. C'est difficile de pouvoir prétendre le contraire. Surtout après le très bon match réussi à Eindhoven quatre jours plus tôt. En recevant le Stade Rennais, on avait la possibilité de pouvoir recoller au peloton de tête en cas de victoire et là, c'est un joker que l'on a laissé passer. Si on ne veut pas se retrouver dans le ventre mou de la Ligue 1 à la trêve, on doit très vite se ressaisir.

A quoi peut-on attribuer cet échec : un manque d'envie ou plutôt de fraîcheur physique ?

On ne peut pas tout mettre sur le seul compte de la fatigue. On a joué mardi, on avait tout le temps pour bien récupérer et préparer ce rendez-vous dans les meilleures conditions. Malheureusement, on a mis beaucoup de temps avant de rentrer dans la partie. On semblait timoré, sans force. Et Rennes a marqué au bon moment pour nous faire douter par la suite. On sait très bien que lorsque vous manquez de fraîcheur, c'est très difficile de revenir au score. On a bien essayé à la reprise avant d'encaisser le second but. On a poussé dans les vingt dernières minutes mais les Rennais étaient vraiment en place. Ce que nous avons réussi à Eindhoven, Rennes y est parvenu à son tour. A savoir marquer vite et attendre pour mieux contrer.

Dans ce match, vous n'avez réagi que vingt minutes, n'est-ce pas trop peu ?

Bien sûr. D'autant qu'on attendait tout autre chose avec le calendrier qui nous était offert jusqu'à la trêve (NDLR : réception de Rennes et Le Mans et déplacement à Nantes). Tout laissait penser qu'on pouvait accomplir une belle série face à des adversaires largement à notre portée. Mais dans ce championnat, on s'aperçoit encore une fois qu'il n'y a aucun match facile.

Vous avez perdu les deux matches importants de la semaine, à Lens et face à Rennes, et vous avez remporté un succès inutile aux Pays-Bas. Ne vous êtes-vous pas trompés d'objectif ?

Non et je ne dirais pas non plus que c'était un succès inutile. Cette victoire en coupe d'Europe devait nous permettre au contraire d'emmagasiner beaucoup de confiance pour aborder la dernière ligne droite avec pas mal de certitudes. Je pensais sincèrement qu'on était sur le bon chemin. Samedi, on est tout bonnement retombé dans nos travers après l'embellie de nos trois succès obtenus avant le déplacement à Lens. Là-bas, on est redescendu sur terre. On a réagi à Eindhoven et on a rechuté contre Rennes. C'est frustrant car à chaque fois qu'on pense pouvoir redresser la barre, on dérape.

Depuis le début de saison, l'équipe montre deux visages. Que faut-il faire pour y remédier ?

Si j'avais la solution, je l'aurais proposé depuis longtemps. On est capable de réaliser de belles performances mais jamais sur la durée. A chaque fois, il y a un match où l'on reçoit une claque. A Lens, on a été inexistant et contre Rennes, on commence à jouer à vingt minutes de la fin. On a perdu ce qui faisait notre force la saison passée : même si on n'était pas bon, on était régulier. Là, on a trop de sautes d'humeur. Et dans ce championnat, on sait très bien que seule la régularité paie.

Bordeaux relégué désormais à sept points de Lens, le deuxième : n'est-il pas temps de tirer la sonnette d'alarme ?

Il est grand temps, surtout lorsqu'on affiche des ambitions comme les nôtres. Jusque là, on se situait à trois ou quatre points derrière et cette position d'attente nous convenait. Maintenant, se retrouver à sept longueurs, oui, il faut le reconnaître, l'heure est grave. Si on ne veut pas perdre toutes nos chances de disputer la Ligue des Champions la saison prochaine, c'est l'écart maximal autorisé.

Il vous reste trois rencontres avant la trêve, Nantes et Le Mans en championnat, Saint-Etienne en coupe de la Ligue. N'êtes-vous pas condamné à tous les gagner ?

Oui, il n'y a pas trente-six solutions. Si on veut passer de bonnes fêtes, il est nécessaire d'engranger six points en championnat et une qualification en coupe. Avant la visite de Rennes, on avait tablé sur six points sur neuf. On sait maintenant ce qu'il nous reste à faire.

Sur un plan personnel, vous avez inscrit votre 6e but. Avec tous les efforts fournis, n'auriez-vous pas mérité d'être mieux récompensé ?

J'aurais bien aimé marquer ce deuxième but qui nous aurait permis de récupérer au moins un point. Cette fois encore, j'ai tout tenté, mais cela n'a pas été suffisant. Je dois continuer à bosser, c'est le seul moyen pour être récompensé.

Vos problèmes avec les supporters sont-ils réglés ?

Depuis que je m'en suis ému (voir S-O du 30 octobre dernier), les choses se passent très bien pour moi à domicile. Ce n'est pas possible d'évoluer en confiance quand vous êtes sifflé à chaque fois que vous manquez quelque chose. Les sifflets ont cessé, alors je me sens plus libéré et cela se ressent dans mes performances.

Nantes aurait fait une proposition pour vous recruter au mercato. Qu'en est-il ?

Eh bien vous me l'apprenez ! Quand j'ai annoncé que j'envisageais de partir au mercato, c'était en raison du comportement du public à mon égard. Je donnais le maximum, je mouillais le maillot à chaque match et je n'avais aucune reconnaissance de la part des tribunes. On ne peut pas être bon à chaque match mais par rapport au don de soi, je ne pensais pas mériter un tel sort. Je sais bien que je ne suis pas à l'abri des sifflets en cas de contre-performances. Pour le moment, j'ai le sentiment que les gens ont pris conscience de la situation et j'entends bien poursuivre l'aventure jusqu'à la fin de la saison. Même si tout peut aller très vite dans le football.

Source : Sud Ouest
 
 

Pseudo : keith74

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le 11 Déc. 06 à 23h04

Jean-Claude Darcheville fut le seul Bordelais à émerger dans le naufrage de son équipe samedi contre Rennes (1-2), match qui a marqué la deuxième défaite des Girondins à domicile cette saison après Lyon (1-2), mais aussi le deuxième revers consécutif après le non-match de Lens (0-3). Retombés dans leur apathie alors que la Ligue des champions semblait leur avoir donné une bonne dynamique, les Girondins restent à une paire de victoires du podium. Meilleur buteur du club (6 buts) et attaquant le plus utilisé par Ricardo (13 titularisations), Darcheville croit le sursaut possible à condition de donner des repères aux joueurs via un système de jeu assimilé par tous. Pas évident, à l'heure où le dossier Micoud n'est pas refermé.



« Jean-Claude Darcheville, qu'est-ce qui se passe à Bordeaux, pourquoi l'équipe finit-elle toujours par décevoir quand elle semble avoir trouvé le bon tempo ?
Justement, on ne le sait pas. On n'a pas la solution, sinon on l'appliquerait pour s'en sortir. Depuis le début de la saison, à chaque fois qu'on fait un bon match, qu'on pense pouvoir s'appuyer sur quelque chose, tout se casse du jour au lendemain. Cette huitième place sanctionne notre inconstance. Le point positif est qu'on ne reste pas trop loin de la troisième place (cinq points). Maintenant, si on continue à jouer au yo-yo, on sera vraiment décrochés.

Le podium reste-t-il l'objectif, malgré la morosité ambiante ?
Oui, on ne l'a pas caché. On a l'équipe pour. A condition de trouver une certaine constance. A chaque fois qu'un match peut nous permettre de passer vraiment du bon côté, on n'arrive pas à franchir ce cap. Il manque toujours quelque chose. C'est tout le contraire de l'année dernière. Sans être trop bons, on arrivait à faire des résultats. Quand on était mauvais, on faisait match nul. Quand on était pas mal, on gagnait par une petite marge. Et quand on jouait bien, c'étaient de larges victoire. On avait un état d'esprit irréprochable. Cette année, même quand on est bons, on perd, et là c'est grave.

Entre le tout défensif de la saison dernière et la volonté de jouer plus offensivement, Bordeaux ne semble pas trouver son identité de jeu. Ce constat est-il réducteur ?
Non. J'en reviens toujours à l'année dernière. Même à l'extérieur, on savait qu'on allait jouer dans notre 4-4-2 traditionnel. Cette année, avec l'arrivée de Micoud, on essaie évidemment de jouer sur ses qualités, dans un système qui lui permet de faire jouer l'équipe. On change souvent de système, parfois avec un milieu en losange, parfois avec un seul attaquant, parfois en 4-4-2. Peut-être que notre inconstance vient de là... L'année dernière, on s'appuyait sur notre base. Il faudrait ajouter les blessés, les suspendus... C'est un tout. Aux joueurs et au staff technique de faire le point sur ces six premiers mois pour trouver le système qui nous permettra de bien finir la saison.

Comment jugez-vous votre saison sur le plan personnel ?
Je suis sur mes temps de passage. J'ai mis huit buts la saison dernière. Je veux faire mieux cette saison. J'en suis à six. D'ici la trêve, il reste deux matches, et j'aimerais assez en être déjà à huit. Et puis, ça va mieux avec le public (Darcheville s'est plaint d'être sifflé à chaque initiative ratée, constatant que le public girondin était plus patient avec les autres joueurs).

Il ne vous reste que six mois de contrat. Resterez-vous à Bordeaux à l'issue du mercato ?
C'est du 50-50. Je me sens bien à Bordeaux. J'irai au bout avec ce club. Mais je suis conscient qu'il me reste très peu de temps. Il faut que je pense à mon avenir et à celui de ma famille. Si une opportunité se présente, elle méritera réflexion.

A 31 ans, vous avez envie d'un grand club ?
Pas forcément. Je suis un garçon qui fonctionne à l'affectif et au feeling. Un dirigeant peut me séduire avec un discours, un challenge, un défi. Quand j'étais blessé, je m'étais fixé celui de revenir à mon meilleur niveau. Un défi, aujourd'hui, ce serait un club qui veut construire quelque chose, ou un grand club qui recherche un attaquant capable de faire la différence quand il rentre... ça dépendra. Il me faut quelque chose pour rester motivé.

Lyon perd ses attaquants sur blessures un à un, c'est une piste ?
Non pas du tout.

Et l'Angleterre, qui avait semblé vous tenter il y a quelques saisons ?
C'est un championnat dans lequel je peux m'épanouir. Je ne vois que l'Angleterre ou l'Espagne qui répondent à ces critères, en dehors de la L1. Partir pour partir ne m'intéresse pas.

L'equipe.fr
 
 

le 12 Déc. 06 à 14h12

j'ai lu dans france foot ce matin (il n'y a pas de scoop)

qu'on s'intéresse à Dica (fortement) tamudo pieroni
 
 

Pseudo : maverick

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le 12 Déc. 06 à 14h28

en plus tamudo a encore marqué ce week end mais bon je suis pas sur que l'espanyol nous l'a vraiment proposé sinon pour dica ouais pourqui pas car il a quand meme mis 4 buts en LDC sur 6 matchs en plus avec une equipe de niveau moyen
 
 

Pseudo : Sorayou91

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le 12 Déc. 06 à 16h51

pour continuer , j'ai vu dans france foot que Bordeaux était toujours sur Hilton....
 
 

Pseudo : critiques

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le 12 Déc. 06 à 18h50

Oui dans FF, on parle de contact avec Dica, Pieroni, Tamudo (proposé au club), Hilton, pas de trace d'un attaquant Brésilien...
Coté départ, on évoque Henrique, Planus (sans autre fondement que les bruits de l'été dernier), Mavuba (qui pour FF est un titulaire à mi-temps, faut croire qu'ils ne suivent pas les match des Girondins :lol: ) et Darcheville (qui malgré une interview où il donne l'impression de vouloir vraiment rester : conclu par un mystérieux "c'est du 50-50").
Les départs pourtant déjà évoqué dans la presse de Pérea, Chamakh et Francia ne figurent pas dans ce torchon que j'ai pourtant acheté :oops: :lol: :lol: :lol:
 
La critique est aisée et l'art est difficile.
 

Pseudo : critiques

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le 13 Déc. 06 à 11h23

Sud Ouest

GIRONDINS DE BORDEAUX. -- De retour de blessure, le jeune Marocain veut terminer la saison en trombe, et avoue ne pas vouloir partir au mercato hivernal

Chamakh a faim: Thierry Vautrat

Marouane Chamakh est heureux. Heureux d'avoir retrouvé la compétition samedi dernier face à Rennes. Certes, il ne put inverser le cours de la défaite qui s'esquissait (1-2) mais ces quinze petites minutes offertes à ses envies de jeu étaient autant de pas essentiels vers un vrai retour, après sa blessure au genou qui l'avait tenu éloigné des terrains pendant près de six semaines.
C'était le 31 octobre dernier, dans le stade d'Anfield Road à Liverpool. Un match de Ligue des champions somptueux à jouer. Et puis, au bout de cinq minutes de jeu, il y eut cette douleur lancinante au genou droit, celui qui l'avait déjà ennuyé la saison dernière. Celui qui, en mai dernier, avait été nettoyé. Verdict médical : traumatisme du cartilage, repos obligatoire. « J'avais vraiment les boules, dit-il, parce que j'étais "chaud". Ce match, on l'attendait depuis longtemps, j'avais vraiment envie de faire quelque chose. » On sait ce qu'il advint des Girondins, qui semblèrent ne jamais se remettre de sa sortie prématurée, encaissant une lourde défaite face aux Reds (3-1).

« Tout arracher ».
Pour Marouane Chamakh, novembre rima avec soins et gamberge. Avec samedis soir frustrants passés devant la télé ou dans les tribunes de Chaban-Delmas, à regarder ses copains se débattre sans lui dans les méandres d'un championnat délicat. Lui se montra aussi sérieux que possible, suivit à la lettre les consignes du corps médical. « Je sais que je suis plus susceptible que d'autres de rencontrer ce type de problème, à cause de ma morphologie », reconnaît-il. « On travaille avec les médecins et les kinés pour réduire les risques. »
Et puis, il tenait à retrouver le terrain aussi vite que possible. « Je voulais vraiment reprendre avant la trêve », explique-t-il. « Je n'aurais pas aimé attendre le mois de janvier. Là, c'est parfait, il reste trois matches à jouer, je ne suis peut-être pas encore tout à fait à 100 % mais j'ai vraiment envie de tout donner, de tout arracher pour l'équipe. » Qui a assisté à l'entraînement d'hier ne peut qu'en être convaincu. Après avoir participé à toute la séance collective, le jeune international marocain s'offrit un programme supplémentaire assez costaud avec les kinés du club. Quand il quitta le terrain pour rentrer aux vestiaires, beaucoup s'étaient déjà douchés et avaient quitté les lieux.

Marine jusqu'en juin.
De quoi penser que Chamakh veut profiter de ces derniers matches pour se montrer sous son meilleur jour, dans l'optique d'un transfert au mercato ? Lui dément formellement les bruits qui l'annoncent ici ou là et notamment à Manchester City. « Certains agents aiment bien faire circuler ces rumeurs », glisse-t-il. « C'est beaucoup de bruit pour rien. J'ai rencontré les dirigeants et j'ai discuté il y a quelque temps avec Ricardo. Je ne veux pas partir maintenant. Je tiens vraiment à faire une belle saison avec les Girondins jusqu'au mois de juin. Je veux être bon pendant toute la deuxième partie de la saison. Après, on verra. »
Il lui faudra être bon, car, avant sa blessure, son efficacité insuffisante lui avait coûté sa place en attaque au profit de Laslandes, dont le profil convenait mieux à un collectif tournant autour de Micoud. « C'est vrai que je n'avais marqué que deux buts », reconnaît-il. « Je ne me l'explique pas, c'est comme cela. Mais je peux aussi jouer avec Johan dans un système en losange. D'ailleurs, à Liverpool, j'étais dans l'équipe avec lui. Et puis, de toute façon, pour moi, il n'y a pas une grosse différence entre le 4-4-2 classique et le système en losange. Pour l'instant, on n'a pas encore trouvé le système idéal, celui qui nous convient le mieux. Le coach pratique, entre les attaquants, un roulement qui fonctionne bien. Pour moi, la première des priorités n'est pas de marquer mais de redevenir essentiel pour l'équipe. »
 
La critique est aisée et l'art est difficile.
 

Pseudo : yulito

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le 13 Déc. 06 à 18h18

Je ne demande que ça!

Il me tarde de voir le résultat.
 
 

Pseudo : bleumarine33

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le 14 Déc. 06 à 07h59

Transferts à la sud-américaine

FOOTBALL HABITUÉS À RECRUTER EN AMÉRIQUE DU SUD, LES GIRONDINS
DE BORDEAUX, COMME LES AUTRES CLUBS INTÉRESSÉS, DOIVENT COMPOSER
AVEC UNE LÉGISLATION LOCALE COMPLEXE EN MATIÈRE DE TRANSFERTS

Les premières journées du mercato, le
grand marché aux footballeurs ouvert
tout le mois de janvier, n'ont pas commenc
é que départs et arrivées fictifs
de joueurs sautent déjà d'une
oreille à l'autre. A Bordeaux, c'est la
venue d'un grand-attaquant-brésilien
qui excite pour l'instant les forums
des sites Internet. Mais ces spéculateurs
savent-ils seulement ce qu'il en
coûte à un club européen de se confronter
à la législation sud-américaine
en matière de transferts ? Souvent
pointée du doigt à cause de sa complexit
é, parfois de son opacité, cette
dernière relève en fait d'un système
de multipropriété de joueurs où deux
types de droits se côtoient - les droits
sportifs et les droits économiques
- là où la législation européenne ne
reconnaît que le volet sportif, spécifié
dans un contrat de travail traditionnel.
Concrètement, le footballeur élevé
dans une écurie d'Amérique du sud
appartient non seulement à son club
mais aussi à une ou plusieurs sociétés
privées qui en possèdent des parts.
"Les Sud-Américains ont introduit la
notion de "droit fédératif", complètement
déconnecté du droit de travail,
qui s'apparente en fait à des droits sur
la personne", explique Jean-Patrick
Boucheron, juriste au Centre de droit
et d'économie du sport (CDES) de
Limoges. Au moment de la négociation
sur un éventuel transfert, chacun
de ces acteurs a son mot à dire
et le montant demandé au potentiel
acheteur est souvent gonflé par le
paiement de plusieurs intermédiaires.
Pour démêler cet entrelacs, les
Girondins ont longtemps pu se reposer
sur l'expérience de Charles Camporro,
leur directeur sportif rompu au football
latin, et dont le répertoire de
contacts sur place, notamment au
Brésil, a fait les beaux (Pauleta, Savio)
et mauvais (Deivid, Miranda) jours des
Marine et Blanc ces douze dernières
années. Depuis son départ en février
dernier et son remplacement par
Michel Pavon dans la cellule de recrutement,
le club bordelais n'a pas totalement
renoncé à sa filière préférée,
recrutant ainsi le Brésilien Wendel,
une vieille connaissance de Ricardo.
Pourtant, cet été, les dirigeants girondins
ne cachaient pas leur embarras
au moment de buter sur la venue
de son compatriote Renato, le milieu
de terrain de Flamengo. "Nous avons
beau pratiquer ce système de multipropri
été depuis un certain temps,
nous avons toujours du mal à nous y
retrouver", avouait alors Jean-Louis
Triaud, président d'un club qui compte
aujourd'hui trois Brésiliens, deux
Argentins et un Colombien. "C'est un
système qui n'est pas choquant intellectuellement,
juste compliqué parce
qu'un accord est toujours plus difficile
à trouver à plusieurs qu'à deux",
lance pour sa part Alain Deveseleer,
directeur général du club, qui dément
toute réorientation de la politique de
recrutement. "Vous croyez vraiment
qu'avec un entraîneur comme Ricardo
Bordeaux n'a pas gardé des antennes
en Amérique du sud ? Là où ça
devient vraiment complexe pour nous,
c'est quand un autre club contacte
directement la société propriétaire du
joueur." Le droit sud-américain peut
même faire pire. Car une fois le joueur
acheté, le club n'en a pas forcément
fini avec les réglements. Il est en effet
fréquent que ledit joueur ait cédé ses
droits d'image à une société tierce à
laquelle il est lié par un contrat qui
atteint volontiers une durée de dix ans.
"On est alors aux marges de la légalit
é", avoue Jean-Patrick Boucheron.
Ici, le but de l'opération est d'exploiter
l'image d'un joueur susceptible de
passer des contrats fructueux avec
des équipementiers ou des sponsors.
Malgré toutes ces embûches, la jeune
recrue brésilienne ou argentine est
celle qui assure encore un rapport
qualité/prix optimal pour les clubs les
moins aisés. Et les plus folles rumeurs
chez leurs supporters.
Guillaume Balout Bordeaux7
 
 
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